Halacha pour lundi 20 Adar 5782 21 février 2022

Pour la guérison totale de:
Jean-Luc Chélomo Ben Zéhira (Azoulay)
Yossef Avraham ‘Haïm Ben Frédérique Léa (Arfi)
Charles Chalom ben Sultana (Nakache)
Noa’am Avraham Chimchon ben Dalia (Ouaknin)
Ariella Téhila Bat Aviva Myriam
Parmis tous les malades d’Israël  

Pour l’élévation de l’âme de:
Mordé’haï (Ma’ha) Ben Avraham (SELLAM) z’’l
Gilbert Sassi Ben Yéhouda (Hadjadj) z’’l

Joindre les pieds pendant la ‘Amida (suite)

2 questions: 

  1. Une personne qui n’a pas la possibilité de joindre ses pieds lors de la ‘Amida en étant debout, mais qui peut les joindre en étant assise, doit-elle prier en étant assise pieds joints, ou bien est-il préférable qu’elle prie debout sans joindre ses pieds?
     
  2. Est-il permis d’ouvrir les yeux pendant la ‘Amida?

Réponses: Dans la précédente Halah’a, nous avons expliqué qu’il faut joindre les pieds l’un à côté de l’autre lors de la ‘Amida. Nous avons écrit que ce Din prend sa source dans un verset du livre de Yéh’ezkel. Nous avons également précisé que le fait de prier en position debout est une véritable obligation puisque selon la majorité des décisionnaires, une personne qui a prié en étant assise et qui a ensuite la possibilité de prier de nouveau en étant debout, cette personne est tenue de prier de nouveau, comme nous l’avons expliqué.

Nous allons à présent traiter de notre 1ère question.
En effet, si une personne a prié avec les pieds écartés l’un de l’autre, selon l’opinion de la quasi-totalité des décisionnaires, cette personne est quitte de son obligation, et ne doit pas prier de nouveau. Par contre, si cette personne a prié en étant assise, si elle a encore la possibilité par la suite de prier de nouveau (si l’heure limite de la prière n’est pas encore passée), cette personne doit de nouveau prier en étant debout (mais en formulant verbalement au préalable une condition de prière offerte comme nous l’avons expliqué).
Par conséquent, nous pouvons en déduire qu’une personne qui a le choix entre prier en étant assise et en joignant ses pieds l’un à côté de l’autre, ou bien prier en étant debout, mais avec les pieds écartés l’un de l’autre, il est préférable que cette personne prie debout avec les pieds écartés l’un de l’autre plutôt que de prier assise avec les pieds joints, car le fait de prier debout est beaucoup plus important que le fait de joindre les pieds l’un à côté de l’autre lors de la ‘Amida.

Concernant la 2ème question.
Il est expliqué dans les propos des décisionnaires que lors de la prière de la ‘Amida, nous devons diriger les yeux vers le bas. Les Anges du service Divin se moquent des personnes qui regardent vers le haut pendant leur prière, et ces gens méritent la réprimande pour un tel comportement.
Il est enseigné dans le Zohar Ha-Kadoch :
Lorsqu’on prie, il faut fermer les yeux afin de ne pas regarder la Chéh’ina (Présence Divine). Celui qui ouvre les yeux pendant la prière de la ‘Amida, ne méritera pas de contempler la Chéh’ina lorsqu’il quittera ce monde, mais verra au contraire l’Ange de la Mort venir à sa rencontre et ne méritera pas de mourir pas une mort paisible (mort provoquée par le baiser Divin).
(Le livre Sefer Ha-H’arédim de Rabbénou El’azar AZKARI zatsal - qui fut l’un des grands sages de Tsfat et contemporain de MARAN et de notre maître le ARI-ZAL– rapporte au nom du livre de Rav Hamenouna Saba qu’il s’agit en réalité du comportement Divin de « Mida Kénéguedd Mida » (« mesure pour mesure »), car la personne qui se comporte avec négligence envers la Chéh’ina au moment de la prière et regarde devant elle, lorsque cette personne quittera ce monde et désirera mourir paisiblement par le baiser Divin en contemplant la Chéh’ina, elle ne méritera pas de voir la Chéh’ina, comme le verset le dit : « J’honore ceux qui m’honorent, mais ceux qui me dédaignent seront perdus » (livre de Chémouel I 2-30).

Cependant, nous avons déjà eu l’occasion d’expliquer que lorsqu’on prie avec un Siddour (livre de prières), il est tout à fait permis de regarder le Siddour lors de la prière, en faisant simplement attention à ne pas regarder ailleurs, mais en gardant uniquement les yeux dirigés vers le Siddour dans lequel on prie. Ceci est même un très bon usage, car une prière faite à travers un Siddour favorise la Kavana (la concentration) pour la plupart des gens, et contribue également à ne pas faire d’erreur dans la prière. Telle était l’attitude quotidienne de notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l.

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