Halacha pour lundi 14 Kislev 5784 27 novembre 2023

La Halacha est dédiée au mérite et pour la protection de
tous nos chers soldats.
Qu'Hashem préserve leur sortie et leur retour en paix, qu'Il leur donne force et puissance et que tous nos ennemis tombent devant eux, qu'ils retournent dans leurs foyers dans la joie et l'allégresse sains et saufs, qu'Il veille sur tous les captifs, qu'Il les prenne en pitié et qu'aucun mal ne leur arrive,
" Les enfants rentreront chez eux ". Amen Ken Yéhi Ratson.

Pour la guérison totale de Gabriel Ben Sultana (Teboul), Max Mordé'haï Ben Oraïda (Mimouni) parmi tous les malades d'Israël

Un soldat qui prie à la synagogue ou au Kotel - Armes dans une synagogue

Question : Un soldat armé est-il autorisé à pénétrer à l’intérieur d’une synagogue avec son arme ?

Réponse : Le Or’hot ‘Haïm écrit au nom du MAHARAM de ROTENBOURG (l’un des grands décisionnaires de l’époque médiévale, le maître du ROCH) qu’il est interdit de pénétrer à l’intérieur d’une synagogue avec un « long couteau » (une épée), car la prière a pour propriété d’allonger la vie de l’homme (comme le rapporte la Guémara Béra’hot 54b), alors que la lame a pour propriété de raccourcir la vie de l’homme. MARAN cite les propos du Or’hot ‘Haïm dans le Beit Yossef (chap.17). C’est également l’avis de notre maître le RACHBETS (un autre décisionnaire de l’époque médiévale).
De même, on enseigne dans la Mé’hilta sur le verset : « Si tu me construis un autel de pierre, ne le construis pas avec des pierres taillées, car ta lame est passée sur les pierres et les a profanées. » Rabbi Chim’on Ben El’azar dit : l’autel a pour vocation d’allonger la vie de l’homme, alors que le fer raccourcit la vie de l’homme. Celui qui raccourcit n’est pas autorisé à être en contact avec celui qui allonge.

Même si tel est l’avis du MAHARAM, malgré tout, Rabbénou Pérets conteste cet avis et pense qu’il n’y a pas d’interdiction selon le Din. Mais nous tranchons la Halacha selon l’avis du MAHARAM de ROTTENBOURG sur ce point puisque c’est ainsi que tranche MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h (chap.151).
C’est pourquoi il faut interdire de pénétrer dans la synagogue avec une épée ou un long couteau. Mais ce Din n’est plus tellement répandu de nos jours, car les gens ne portent plus d’épées.

Cependant, on peut débattre à partir de là au sujet d’une arme personnelle comme un pistolet, qui - lui aussi – a pour propriété de raccourcir la vie de l’homme, et qui est également fait en fer. Il est donc logique d’interdire également de pénétrer à l’intérieur d’une synagogue avec une arme personnelle.
Or, nous avons mentionné dans le passé l’usage selon lequel on doit recouvrir les couteaux au moment du Birkat Ha-Mazon, car le couteau raccourcit la vie de l’homme alors que le Birkat Ha-Mazon rallonge la vie de l’homme, et c’est pourquoi il est préférable de couvrir les couteaux comme nous l’avons expliqué. C’est ainsi que tranche MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h (chap.180).

Le TAZ demande pourquoi le MAHARAM précise qu’il ne faut pas pénétrer à l’intérieur d’une synagogue uniquement avec un « long couteau », alors que concernant le Birkat Ha-Mazon, on ne fait pas de différence entre un long couteau et un couteau court. Le TAZ répond à sa propre remarque en disant que pour le Birkat Ha-Mazon, il est facile de couvrir les couteaux qui se trouvent sur la table, alors pourquoi ne pas le faire ? Ce qui n’est pas le cas pour la synagogue où il faut retirer complètement le couteau et lui trouver un endroit où le poser. Il arrive aussi parfois que l’on ait besoin du couteau dans la synagogue pour une nécessité quelconque, et il faudra à ce moment-là aller le chercher, ce qui représente un important dérangement. Pour cette raison, nos maîtres n’ont pas imposé une telle exigence. Alors que pour un long couteau (une épée) qui n’est d’aucune utilité dans la synagogue, nos maîtres imposent dans ce cas de ne pas l’introduire dans la synagogue.
Notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l en déduit pour notre sujet qu’un soldat qui porte une arme et qui est tenu de la garder pour des raisons de sécurité, et le fait de se séparer de son arme lorsqu’il se trouve dans la synagogue peut causer un danger quelconque, est autorisé à pénétrer dans la synagogue avec son arme, car dans une telle situation, nos maîtres ne lui imposent pas de s’abstenir de pénétrer dans la synagogue avec son arme. A fortiori, s’il recouvre son arme avec son vêtement ou autre, car de cette manière, il y a largement matière à lui autoriser de pénétrer dans la synagogue avec son arme. Notre maître le Rav z.ts.l s’étend longuement sur ce sujet et cite d’autres arguments pour autoriser.

Il en est de même pour le Kotel – le Mur Occidental – il est très souhaitable que les soldats qui y pénètrent pour prier ou autre, recouvrent leurs armes. Mais s’il y a une nécessité de laisser leurs armes visibles, comme pour des raisons de sécurité ou autre, notre maitre le Rav z.ts.l tranche (‘Hazon Ovadia-Ta’aniyot, à la fin du livre) qu’ils pourront s’appuyer sur l’opinion des décisionnaires qui autorisent.   

En conclusion : Il est bon et souhaitable qu’un soldat qui pénètre dans une synagogue pour prier, couvre son arme sous ses vêtements, afin que l’arme ne soit pas visible. S’il lui est impossible de la couvrir, par exemple lorsqu’il s’agit d’un long fusil ou autre, et qu’il a une nécessité de porter l’arme sur lui pour une raison de sécurité ou autre, il est quand même autorisé à pénétrer dans la synagogue pour prier avec son arme.
Il en est de même pour le Kotel dont la sainteté est – au moins - identique à celle d’une synagogue.

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