Halacha pour jeudi 30 Sivan 5781 10 juin 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Jacqueline Fortunée Bat Nina z''l (PITOUN, de Netanya et anciennement de Sarcelles)

Pour la guérison totale et rapide de:
Inon ‘Haï Ben Ruthy

Déduire du Ma’asser les dépenses liées aux enfants

Question: Les personnes qui ont l’usage de prélever chaque mois le « Ma’asser Késsafim » (la dîme financière), peuvent-elles déduire du Ma’asser, les frais de prise en charge de leurs enfants qui vivent encore avec eux?

Réponse: Nous avons expliqué que chacun est tenu de donner une certaine somme à la Tsédaka chaque année, et l’attitude moyenne est de donner chaque mois le 10ème de chaque revenu mensuel.

Maintenant, nous allons traiter la question au sujet des personnes qui ont l’usage de donner chaque mois le « Ma’asser Késsafim » (la dîme financière) de tous leurs revenus, sont-elles autorisées à déduire du Ma’asser, les dépenses liées à la nourriture de leurs grands enfants qui vivent encore à leur charge.  

Cette question prend sa source à travers les propos de la Guémara et des décisionnaires concernant le fait que selon le Din, l’homme n’est pas tenu de nourrir ses enfants lorsqu’ils ont plus de 6 ans, et l’obligation de les nourrir au-delà de cet âge, n’existe qu’à titre de Tsédaka, car la priorité est à celui qui est le plus proche, et puisque chacun est soumis à l’obligation de donner la Tsédaka, chacun est donc tenu de nourrir ses enfants. Mais dans le cas où la personne n’a pas de quoi les nourrir, leur subsidence n’est pas à sa charge.

C’est pourquoi il est enseigné dans la Guémara Kétouvot (50a) au sujet du verset des Téhilim « Heureux ceux qui observent le jugement, qui pratiquent la Tsédaka à chaque instant » Est-il possible de pratiquer la Tsédaka « à chaque instant »? Mais nos maîtres de la ville de Yavné commentent qu’il s’agit là de celui qui nourrit ses enfants lorsqu’ils sont petits. C'est-à-dire, celui qui nourrit ses jeunes enfants lorsqu’ils ont plus de 6 ans, même si - selon le Din – il n’est plus tenu de les nourrir, il accomplit par cela la Mitsva de Tsédaka.
C’est ainsi qu’écrit notre maître le RAMBAM (chap.10 des règles relatives aux dons aux pauvres), que celui qui subvient aux besoins de ses enfants, alors que leur subsidence ne l’incombe pas selon le Din, ce comportement fait partie de la Mitsva de Tsédaka.

C’est pourquoi le MAHARAM de ROTENBOURG tranche dans une Responsa qu’il faut également autoriser concernant le Ma’asser Késsafim, que l’on peut déduire les dépenses liées aux enfants âgés de plus de 6 ans, car on accomplit par cela la Mitsva de Tsédaka.
Il est vrai que notre maitre le H’YDA écrit des arguments qui réfutent les propos du MAHARAM de ROTENBOURG, car selon la Kabbala (sens mystique de la Torah), il y a une totale obligation de donner exclusivement le Ma’asser Késsafim (sans y inclure d’autres choses), et de plus, il est expliqué dans les propos des décisionnaires que l’on peut utiliser l’argent du Ma’asser uniquement lorsqu’il s’agit d’une Mitsva qui n’était pas réalisable autrement qu’avec l’argent du Ma’asser, mais lorsqu’il s’agit d’une chose qui était réalisable autrement, comme par exemple la subsistance des enfants, il ne faut pas utiliser l’argent du Ma’asser pour les besoin de cette chose.

Mais notre maître le Rav z.ts.l réfute les propos du H’YDA sur ce point, et conclut que l’essentiel à retenir selon la Halacha est l’opinion du MAHARAM de ROTENBOURG, selon qui, il est permis d’utiliser l’argent du Ma’asser pour les besoins de la subsistance des enfants, même si aujourd’hui, par décret du Grand Rabbinat d’Israël - ainsi que dans d’autres systèmes juridiques dans le monde - chacun est tenu de nourrir ses enfants jusqu’à l’âge de 15 ans et parfois au-delà, malgré tout, rien n’empêche de débourser cet argent du Ma’asser.

Cependant, si une personne avait jusqu’à présent l’usage de donner le Ma’asser, il est convenable qu’elle procède à Hatarat Nédarim (l’annulation des vœux) devant 3 personnes, sur le fait qu’elle avait jusqu’à présent l’usage de ne pas utiliser l’argent du Ma’asser pour la subsistance de ses enfants, et à partir de maintenant, elle émet explicitement la condition qu’elle destine l’argent du Ma’asser également pour ces besoins là.

En conclusion: La personne qui a l’usage de donner le Ma’asser Késsafim, est autorisée à déduire du Ma’asser, les dépenses liées à ses enfants âgés de plus de 6 ans.
Cependant, si une personne avait l’usage jusqu’à présent de donner le Ma’asser uniquement pour des autres causes, il serait bon qu’elle procède à Hatarat Nedarim (annulation des vœux) sur le fait d’avoir jusqu’à présent destiné le Ma’asser exclusivement à la Tsédaka, et dorénavant, elle pourra destiner l’argent du Ma’asser également pour les besoins de la subsistance de ses enfants.
Il est évident que tout ceci n’est valable que pour quelqu’un qui éduque véritablement ses enfants dans le chemin de la Torah, car il y a matière à dire qu’il accomplit de cette façon la Mitsva de Tsédaka, mais si ses enfants étudient dans des établissements qui ne sont pas des établissements de Torah, ou autre, il est impossible de considérer une telle dépense comme la Mitsva de Tsédaka.

Celui qui a été gratifié par Hachem et qui a la possibilité financière de destiner cet agent uniquement à la Tsédaka sans déduire les dépenses liées à ses enfants, doit maintenir une telle attitude et donner l’intégralité de son Ma’asser aux nécessiteux et aux étudiants de la Torah, ainsi qu’aux Yéchivot où l’on étudie exclusivement la Torah.

« Elle est un arbre de vie pour ceux qui la soutiennent ».

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Nérott de Chabbat et Nérott de H’anouka : ordre d’allumage

Nos maitres les Richonim (décisionnaires médiévaux) débattent afin de définir quel ordre devons-nous respecter au sujet de l’allumage des Nérott de H’anouka et des Nérott de Chabbat. Selon l’opinion du Ba’al Halah’ott ......

Lire la Halacha

L’allumage des Nerot de H’anouka

Le devoir de l’allumage Durant les 8 jours de ‘Hanouka – qui tombera à partir de dimanche soir de la semaine prochaine - il est un devoir d’allumer les Nérot de ‘Hanouka. Les Séfaradim ont l’usage d’allumer une seule ‘Hanoukiya po......

Lire la Halacha

Un invité qui rentre chez lui le samedi soir

Question: Un fils marié invité avec son épouse et ses enfants à passer le Chabbat de ‘Hanouka chez ses parents ou chez ses beaux-parents on père, où doit-il allumer le samedi soir lorsqu’il rentre chez lui? Réponse: Lorsqu’un fils......

Lire la Halacha

Lois relatives au voyageur et à l’invité pendant H’anouka, ainsi qu’aux soldats juifs de Tsahal

Question: Comment doit agir une personne qui est invitée ou qui est à l’armée pendant H’anoukka? Réponse: Ce cas mérite d’en débattre car il existe une différence sur ce point entre une personne qui voyage seule mais dont les memb......

Lire la Halacha


H’anouka chez les parents ou les beaux parents, ou à l’hôtel

Dans l’une des précédentes Halah'otes, nous avons abordé le cas de celui qui est hébergé chez un ami durant H’anouka, et qui n’a personne qui allume pour lui à son foyer, par exemple, lorsqu’il n’a pas de famille, ou que sa ......

Lire la Halacha

Conséquence du miracle de H‘anouka sur nous même

Nous avons déjà développé la définition du Miracle de ‘Hanouka, qu’Hachem a réalisé avec nos ancêtres, en les sauvant de l’assimilation des maudits grecs, et en donnant la victoire militaire aux H’achmonaïm Suite &a......

Lire la Halacha

Se laver les mains après une coupe de cheveux

Question: Y a-t-il une obligation de se laver les mains après une coupe de cheveux ou après s’être rasé la barbe? Réponse: Nos maîtres expliquent les différentes situations après lesquelles on doit se laver les mains. MARAN écrit......

Lire la Halacha

« ‘Al Ha-Nissim »

L’obligation de mentionner le passage de « ‘Al Ha-Nissim » Lors de la prière de ‘Arvit du soir de H’anouka (cette année 5782, à partir de ce soir dimanche 28 novembre), on dit le passage de « ‘Al Ha-Nissim » dans la ‘A......

Lire la Halacha