Halacha pour jeudi 2 Cheshvan 5783 27 octobre 2022

Pour la guérison totale de :
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar).

Pour l'élévation de l'âme de :
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l - 9ème Azkara depuis sa disparition

Demain (3 Mar’hechvan, donc à partir de ce soir), est la date de la Azkara de notre maître le Rav z.ts.l. Nous allons donc parler aujourd’hui à ce sujet.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l était un homme pratique.
Il ne faisait pas de discours dans le simple but de « faire un discours », mais il veillait toujours à faire émaner une mise en pratique de son discours.
C’est pourquoi, nous aussi – à travers nos propos en l’honneur de sa Azkara qui tombe ce soir et demain – nous allons dire des choses à travers lesquelles nous pourrons apprendre un élément concret pour notre service divin personnel.

Depuis son enfance, notre maître le Rav z.ts.l aimait les gens et les rapprochait de la Torah. Il investissait toutes ses forces à influencer les autres afin qu’ils aient eux aussi une vie de service divin.
Nous avons déjà raconté dans le passé que lorsqu’il était encore un jeune enfant, notre maître le Rav z.ts.l rédigeait sur de belles feuilles de papier le texte du Birkat Ha-Mazon – comme les « Birkonim » de notre époque – et il les distribuait à ses camardes qui lui promettaient de réciter le Birkat Ha-Mazon à partir de ses belles feuilles s’ils en recevaient un exemplaire.
Ainsi, même lorsqu’il grandit, il investit énormément d’efforts jusqu’à ramener les enfants et les parents (dans le chemin de la Torah) et réaliser des œuvres très élevées, au point où l’on n’a pas trouvé son pareil depuis des générations, un homme avec une si large influence sur tout le peuple d’Israël, en quantité comme en qualité, sans parler de sa grandeur unique dans tous les domaines de la Torah, car c’est grâce à sa Torah qu’il hérita de toute cette réussite si grande dans ses activités publiques.

Nous allons parler d’un point particulier (parmi d’innombrables autres qualités):
La sainteté et la pudeur de notre maître le Rav z.ts.l

Nous sortons des jours de la fête de Soukkot.
Nos maîtres enseignent que du temps où le Temple existait, on organisait « Sim’hat Beit HaChoéva » dans une grande joie.
Voici comment le RAMBAM décrit les préparatifs sur le Mont du Temple à l’approche de cette grande réjouissance:
« Comment faisaient-ils? La veille du 1er Yom Tov (de Soukkot), on préparait dans le Temple un endroit en hauteur pour les femmes, et un autre pour les hommes en bas, afin que les uns ne se mélangent pas avec les autres. On commençait les réjouissances à partir de la sortie du 1er Yom Tov, et on les poursuivait durant chaque jour de demi-fête immédiatement après l’offrande perpétuelle de l’après-midi jusque tard dans la nuit. » (RAMBAM fin des règles relatives au Loulav).

Nous constatons que dans le Temple, une grande institution était observée par le fait que l’on installait les femmes en haut et les hommes en bas, afin de ne pas provoquer un mélange hommes-femmes.
Chaque fois où l’on trouve une initiative-barrière qui empêche les hommes et les femmes de se mélanger, on trouve de la sainteté. (RACHI dans son commentaire sur Vaykra chap.19 au nom du Midrach).

Durant toute sa vie, notre maître le Rav z.ts.l était très vigilant sur la préservation de ses yeux dans la sainteté.
Il mettait aussi les autres en garde contre cela.
Durant tout le temps qu’il passa à siéger au Beit Din, ses yeux étaient toujours baissés vers le bas de manière discrète, et si une femme venait au Beit Din pour une quelconque affaire, il ne levait jamais les yeux vers elle, il manipulait le stylo qu’il avait à la main (en simulant une écriture).
De même, lorsqu’il recevait des hommes et des femmes qui venaient le consulter pour des questions à son domicile lorsqu’il habitait le quartier « Beit Israël » à Jérusalem, les femmes transmettaient leurs questions à son épouse la Rabbanit z’’l qui les transmettait à son tour à son époux, et il la renvoyait auprès des femmes afin de clarifier certains points de la question, puis il donnait une réponse de manière claire.

Tout ceci, jusqu’à ce qu’il soit nommé au Grand Rabbinat, car à partir de ce moment il recevait les femmes pour des bénédictions et des questions brèves.
Environ 2 ans avant sa disparition, notre maître le Rav z.ts.l discuta avec le chef du parti CHASS, le Rav Arieh DERY Chlita au sujet du Gaon et Tsaddik Rabbi Israël ABI’HSIRA (Baba Salé) z.ts.l qui ne recevait pas les femmes.
Notre maître le Rav z.ts.l répondit: « Si seulement je pouvais en faire autant! Mais hélas, je ne peux ignorer toutes ses dames qui réclament ma bénédiction, particulièrement les jeunes mariées le jour de leur ‘Houpa, qui viennent avant la cérémonie afin que je les bénisse, et je ne peux les ignorer. »

Le Gaon Rabbi Chim’on ‘Haï ALOUF Chlita (Rav de la communauté « Ahava VéA’hva » à New York) écrit en ses termes (propos édités dans le livre Avir Haro’im vol.3):
« Je me souviens d’un soir de Yom Kippour (en 5739 – 1978), après la fin de l’office, notre maître le Rav z.ts.l se tenait à côté du Hé’hal afin de bénir les fidèles qui passaient devant lui pour embrasser ses mains sacrées et pour recevoir sa bénédiction. Je suis resté debout à ses côtés jusqu’au dernier fidèle. A ce moment, notre maître le Rav z.ts.l commença à se diriger vers la sortie de la synagogue, et je l’accompagna.

Lorsque notre maître le Rav z.ts.l arriva à la porte de la sortie de la synagogue – qui se trouvait au 2ème étage de la Maison du Richon LéTsion (quartier « Talbya » à Jérusalem, où nous prions uniquement pour les Yamim Noraïm, car le reste de l’année, notre maître le Rav z.ts.l priait dans son Minyan personnel à son domicile), notre maître le Rav z.ts.l se tourna à la vitesse de éclair, et se dirigea rapidement de nouveau vers la synagogue. Je sortis afin de voir ce qui se passait, et j’aperçus une dame âgée accompagnée d’une autre femme, qui descendaient les escaliers de l’étage de la galerie des femmes (3ème étage). Elles arrivaient à présent à l’étage de la synagogue. Notre maître le Rav z.ts.l – qui avait distingué en un instant avec ses yeux sacrés – avait fait marche arrière. Lorsque je me suis de nouveau retourné, je le vis assis à une place quelconque de la synagogue, et il avait saisi une Guémara d’une pile de Guémarot entassées sur une table dans un coin de la synagogue (cette synagogue servait de Yéchiva durant le reste de l’année). Il me semble que c’était le traité Bava Métsi’a. Il l’ouvrit au hasard et il la consulta avec concentration durant quelques minutes, jusqu’à ce qu’il ait estimé que les femmes avaient eu le temps de quitter le bâtiment (les escaliers étaient plus nombreux que d’ordinaire car il s’agissait d’un bâtiment ancien, et les marches étaient aussi plus larges que d’ordinaire).

C’est alors que notre maître le Rav z.ts.l se tourna vers moi et me dit: « Viens, sortons! »
Pour ma part, même si j’avais assisté à toute la scène et que j’avais intégré très profondément une leçon dans le domaine des règles de la sainteté et de la pureté (et évidement, dans le domaine de l’exploitation du temps …), malgré tout, je fus très perturbé par la chose, et même presque en colère, car non seulement notre maître le Rav z.ts.l restait le dernier à partir jusqu’à que le dernier fidèle reçoive sa bénédiction, mais de plus, il doit encore être retardé par les circonstances citées et tarder à rentrer chez lui. Il n’est pas correct d’agir ainsi envers lui, et personne n’y porte attention.

C’est pourquoi, je m’adressa à notre maître le Rav z.ts.l et lui dit:
« Rabbénou! Demain, je m’adresserai aux administrateurs, afin qu’ils informent les fidèles après l’office, que les femmes qui se trouvent à l’étage de la galerie des dames ne descendent pas les escaliers jusqu’à ce que notre maître le Rav quitte le bâtiment, et entre temps, notre maître le Rav aura le temps de s’éloigner, car il n’est pas justifié qu’il subisse un tel désagrément. »

Notre maître le Rav z.ts.l me répondit immédiatement de façon catégorique:
« Ce n’est pas nécessaire! Pourquoi les retarder à cause de moi?! Est-ce qu’elles ne se dépêchent pas elles-aussi pour rentrer chez elles?! Ne parle à personne! Ceci est ma volonté et mon respect! » Fin de citation de l’anecdote.

Nous apprenons donc que même si notre maître le Rav z.ts.l faisait preuve d’une pudeur sans limite et qu’ils préservait ses yeux dans une sainteté incommensurable, malgré tout, il ne pouvait pas concevoir de déranger et de froisser d’autres hommes ou d’autres femmes.
L’homme a le devoir d’agir dans la discrétion, comme il est dit: « Marcher humblement avec ton D.ieu », gérer ses actes avec intelligence, et réaliser la volonté d’Hachem de façon authentique!

De notre époque – où le sujet de la pudeur est très affaibli dans le monde – nous nous devons de méditer et de se renforcer sur ce point, être fiers et heureux du fait d’être juifs! Il n’est pas digne de nous de nous comporter selon les manières des non-juifs qui n’ont aucune limite dans ce domaine.
Chacun doit veiller sur lui-même, et particulièrement sur les membres de son foyer, afin de se soucier à mettre les filtres exigés, pour ne pas qu’ils découvrent des choses interdites. Les femmes doivent veiller à se couvrir la tête conformément à la Halacha, et à se comporter avec pudeur, et grâce au mérite de la pudeur et de la sainteté, nous aurons le mérite qu’Hachem fasse résider sa Ché’hina (présence divine) sur nous, et nous mériterons la Rédemption finale et totale, rapidement et de nos jours, Amen.

Que le mérite de notre maître le Rav z.ts.l nous accompagne et vous accompagne, qu’Hachem exauce vos vœux pour le bien et pour Son Service, et que nous ayons le mérite de voir notre maître le Rav z.ts.l rapidement lors de la Résurrection des morts, siégeant dans la ronde qu’Hachem fera pour les Tsaddikim, Amen Ken Yéhi Ratson.

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