Halacha pour mardi 30 Shevat 5782 1 février 2022

Se rendre aux toilettes au milieu d’un repas

Question: Si quelqu’un se rend aux toilettes au milieu du repas pour y soulager ses besoins naturels, lorsqu’il revient à table doit-il de nouveau procéder à la Nétilat Yadaïm avec bénédiction (« ‘Al Nétilat Yadaïm »)?

Réponse: MARAN tranche dans le Choul’han ‘Arou’h (chap.164) au sujet d’une personne qui a touché des « parties cachées » de son corps pendant le repas, cette personne doit non seulement se laver les mains avec un Kéli (ustensile) 3 fois chaque main, mais elle doit aussi de nouveau réciter la bénédiction de « ‘Al Nétilat Yadaïm ».

L’opinion de MARAN l’auteur du Choul’han ‘Arou’h
Nous apprenons à partir de là que lorsque quelqu’un se rend aux toilettes au milieu du repas pour y soulager ses besoins naturels, il est tenu ensuite de se laver de nouveau les mains. Et s’il désire continuer à consommer du pain, il doit aussi réciter la bénédiction de « ‘Al Nétilat Yadaïm » sur cette ablution, puisqu’il s’est rendu aux toilettes pour y soulager ses besoins naturels, il s’est de nouveau rendu soumis à l’obligation de la Nétilat Yadaïm du repas.
Il doit donc se laver de nouveau les mains 3 fois avec un Kéli (ustensile), réciter la bénédiction de « ‘Al Nétilat Yadaïm », se sécher les mains, et réciter ensuite la bénédiction de « Acher Yatsar » parce qu’il a soulager ses besoins naturels.

Nous apprenons donc que selon l’opinion de MARAN l’auteur du Choul’han ‘Arouh, lorsque quelqu’un a procédé à la Nétilat Yadaïm pour prendre son repas avec du pain et qu’il a entamé ensuite son repas, s’il se rend aux toilettes au milieu du repas, il devra - en sortant des toilettes – se laver de nouveau les mains en tant que Nétilat Yadaïm en récitant de nouveau la bénédiction de « ‘Al Nétilat Yadaïm » (en plus de celle de « Acher Yatsar »), comme s’il s’apprêtait maintenant à commencer son repas.

L’opinion du MAHARCHAL
Cependant, dans son livre Yam Chel Chélomo, le Gaon MAHARCHAL (Rabbi Chélomo LOURIA) objecte l’opinion de MARAN sur ce point, et il écrit que même s’il est certain que l’on doit dans ce cas se laver les mains afin qu’elles soient propres, malgré tout, il n’y a pas là une obligation à titre de réelle Nétilat Yadaïm (vis-à-vis du repas) avec un Kéli et en lavant 3 fois chaque main.
De ce fait, selon le MAHARCHAL, il ne faut pas réciter de nouveau la bénédiction de « ‘Al Nétilat Yadaïm ».

Les propos du MAHARCHAL sont cités par de nombreux décisionnaires des derniers siècles, et tel est l’usage des Achkénazim dans cette situation.
Mais les Séfaradim se réfèrent toujours aux décisions de MARAN l’auteur du Choul’han ‘Arou’h.

Doit-on réciter la bénédiction de « ‘Al Nétilat Yadaïm » sur cette ablution?
Selon le principe connu « Safek Béra’hott Léhakel » (en cas de doute sur une bénédiction, on ne la récite pas), il semble que même pour les Séfaradim - qui ont accepté sur eux les décisions de MARAN – il ne faudrait pas réciter la bénédiction de « ‘Al Nétilat Yadaïm » sur cette ablution dans un tel cas, puisqu’il y a là un risque de bénédiction en vain. Tel est d’ailleurs l’usage de nombreux Séfaradim dans cette situation, lorsque quelqu’un se rend aux toilettes au milieu du repas, même s’il se lave les mains 3 fois avec un Kéli, malgré tout, il ne récite pas de nouveau la bénédiction de « ‘Al Nétilat Yadaïm » sur cette ablution, afin de prendre en considération et de craindre l’opinion du MAHARCHAL, et ceci en accord avec le principe de « Safek Béra’hott Léhakel » (en cas de doute sur une bénédiction, on ne la récite pas).

Mais en réalité, selon l’opinion de notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, il semble qu’il n y a pas à craindre dans ce cas à un doute sur la bénédiction, car notre maitre le Rav z.ts.l écrit à plusieurs endroits de ses ouvrages que lorsqu’on applique le principe de « Safek Béra’hott Léhakel » (en cas de doute sur une bénédiction, on ne la récite pas) contre l’opinion de MARAN l’auteur du Choul’han ‘Arou’h, ceci est valable exclusivement dans un cas où il y a divergence d’opinion sur la bénédiction elle-même. Par exemple, certains décisionnaires sont d’avis qu’il faut réciter la bénédiction, et d’autres pensent qu’il ne faut pas la réciter. Dans un tel cas, il faut craindre l’opinion des décisionnaires selon lesquels il ne faut pas la réciter, et on ne la récite pas (même si MARAN tranche qu’il faut la réciter).

Par contre, lorsque la divergence d’opinion se situe sur une Mitsva précise, et que la bénédiction n’est que conséquente à la Mitsva (comme dans notre sujet où la divergence entre MARAN et le MAHARCHAL se situe sur la Mitsva, puisqu’ils discutent sur le fait que cette ablution doit être faite en tant que réelle obligation de Nétilat Yadaïm du repas avec un Kéli et en labant 3 fois chaque main, ou s’il n’y a là qu’un devoir de propreté, et de ce fait, la bénédiction n’entre pas dans la divergence mais n’en est que conséquente), dans un tel cas, nous tranchons dans la pratique en accord total avec l’opinion de MARAN l’auteur du Choul’han ‘Arou’h selon qui il y a là une réelle obligation de Nétilat Yadaïm, et de ce fait nous devons aussi réciter la bénédiction de « ‘Al Nétilat Yadaïm » sans craindre un doute sur la bénédiction sur ce point.
C’est ainsi qu’écrit également le Halacha Béroura, qu’il ne faut pas craindre ici un doute sur la bénédiction, et il faut donc de nouveau réciter dans ce cas la bénédiction de « ‘Al Nétilat Yadaïm ».

Cependant, il faut préciser que l’on ne récitera de nouveau la bénédiction dans ce cas qu’à la condition où l’on a l’intention de consommer dans la suite du repas une quantité de pain d’au moins un Kabétsa (54 g), car le cas échéant, on se lavera de nouveau les mains (3 fois et avec un Kéli) mais sans réciter la bénédiction de « ‘Al Nétilat Yadaïm ».

En conclusion: Lorsqu’on se rend aux toilettes en milieu de repas pour y soulager ses besoins naturels, on doit ensuite se laver de nouveau les mains en tant que Nétilat Yadaïm avant de poursuivre le repas. Si l’on désire continuer à consommer du pain, on devra également réciter de nouveau la bénédiction de « ‘Al Nétilat Yadaïm ».
Les Achkénazim ne récitent pas la bénédiction dans cette situation.

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