Halacha pour dimanche 4 Tammuz 5779 7 juillet 2019

Une jeune-fille dont les parents réclament son aide

Question: Une jeune-fille célibataire âgée de 27 ans qui - à la demande de ses parents - s’occupe seule de ses parents, et en particulier de son père âgé et malade, doit-elle continuer à se dévouer pour ses parents toute sa vie, ou bien peut-elle se trouver un homme et se marier pour fonder son propre foyer, et ses parents s’arrangeront d’une autre manière?

Réponse: il est rapporté dans le livre Chou’t « Torah Lichma » (chap.267):
« Question: Une fille dont le père lui a ordonné de ne pas se marier, mais elle désire se marier et avoir des enfants, est-elle tenue d’écouter son père ? »
Le Gaon auteur du Torah Lichma répondit « qu’étant donné que la fille n’est pas tenue du point de vue de la Halacha d’avoir des enfants, elle est donc autorisée à ne pas se marier, et par conséquent, elle est tenue d’accomplir l’ordre de son père de ne pas se marier, car le devoir du respect du père est une ordonnance de la Torah. »
Fin de citation du Torah Lichma.

Cela signifie que selon le Torah Lichma, puisque le devoir du respect des parents est ordonné par la Torah, alors que se marier et avoir des enfants n’est pas réellement un devoir de la Torah (pour une femme), de ce fait, une telle jeune-fille qui s’occupe de ses parents doit continuer à le faire, même si cela entraine la perte de la possibilité de fonder son propre foyer au sein d’Israël.

Cependant, les propos du Torah Lichma sont réellement très étonnants, il est enseigné dans la Guémara Sanhédrin (76a):
« Qui est qualifiable de « Racha’ ‘Aroum » (impie rusé) ? C’est celui qui laisse sa fille vieillir (sans la marier) »
Cela signifie que celui qui cause à sa fille de ne pas se marier, parce qu’elle accomplit des tâches dont il bénéficie, est qualifiable d’impie rusé.

Dans son livre Halichot ‘Olam (vol.8 page 138), notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l s’étonne particulièrement lui aussi des propos du Torah Lichma, et s’étend longuement pour les réfuter.
Parmi les arguments de notre maitre le Rav z.ts.l, l’opinion des Tossafot (Guittin 41b) selon laquelle les femmes sont elles-aussi tenues de se marier et d’avoir des enfants.
Notre maitre le Rav z.ts.l écrit que tel est l’avis de nombreux décisionnaires médiévaux.
De plus, le Gaon Maraham ELACHKAR tranche dans un responsa (chap.72) qu’il est permis de vendre un Séfer Torah si c’est nécessaire, pour marier des orphelins ou des orphelines, et qu’il n’y a pas de différence sur ce point entre les garçons et les filles.

En réalité, c’est l’opinion que reflètent d’autres grands décisionnaires, car même si l’on soutient que la femme n’est pas tenue de se marier ni d’avoir d’enfants, malgré tout, il n’y a pas de doute que l’importance de fonder un foyer au sein d’Israël, et le mérite pour la femme de fonder son propre foyer, l’emportent sur le devoir du respect de son père, qui se montre cruel envers sa fille en la laissant seule toute sa vie, elle est donc autorisée à quitter le foyer de ses parents, et son père s’arrangera d’une autre manière.

Le Séfer Ha-‘Hassidim (chap.660) rapporte un fait qui s’est produit avec un Talmid ‘Ha’ham (un érudit dans la Torah) qui perdit tous ses enfants de son vivant (qu’Hachem nous en préserve !). il resta seul au monde.
Juste avant de quitter ce monde, il dit à ses élèves:
« Je sais que je ne porte pas la moindre faute, mais j’avais une jeune sœur qui était veuve, et elle désirait se remarier. Mais elle avait honte de me demander de lui trouver un mari. J’avais la possibilité de lui trouver un parti et la marier, mais je ne voulais pas, afin que j’hérite de son argent et de ses biens. C’est pour cela que j’ai été châtié et que tous mes enfants ont disparus sans laisser d’enfants. »
Notre maitre le Rav z.ts.l ajoute que cette histoire est une véritable morale pour un tel père, qui – au lieu de s’efforcer d’accomplir le devoir de marier sa fille avec une belle dote et de beaux vêtements – ordonne à sa fille de ne pas se marier.
Sa faute sera trop lourde à porter, et un châtiment de la part d’Hachem guette cet homme, car une telle peine ne peut être pardonnée.

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