Halacha pour mardi 24 Nissan 5781 6 avril 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mess’od ben Ra’hel Vé-Yossef
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Le Tsaddik Rabbi David ‘Hananya Ben Mazal PINTO
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

« Juge tout individu avec indulgence »

Puisque nous sommes dans la période du ‘Omer, pendant laquelle nous avons l’usage de lire les Pirké Avot (chaque Shabbat) en public – comme tel était l’usage de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l – nous allons donc à partir de cette semaine - B’’H - développer quelques notions mentionnées dans les Pirké Avot.

Yéhoshoua’ Ben Péra’hya dit: « Choisis toi un maître ; acquiert toi un compagnon d’étude ; et juge tout individu avec indulgence. »

Rabbenou Ovadia Mi Bartenoura explique:
Il s’agit ici d’une situation où les choses sont équilibrées, qu’il est possible de juger la personne aussi bien de façon positive que de façon négative, et que cette personne n’a pas de réputation particulière, ni dans un sens, ni dans un autre.
Dans ces conditions, il faut juger la personne avec indulgence, et ne pas soupçonner gratuitement que cette personne agit de façon incorrecte, puisque c’est ainsi que nos maitres - dans la Guémara Shévou’ot (30a) – commentent le verset « Tu jugeras ton prochain avec droiture », juge ton prochain avec indulgence.

Nos maitres enseignent aussi dans la Guémara Shabbat (97a):
Celui qui soupçonne des gens respectables, sera frappé dans son corps, car lorsque Moshé Rabbenou a dit à Hashem : « Ils (les Béné Israël) ne me croiront pas… », Hashem lui dit : « Place ta main dans ta poitrine. Il la plaça dans sa poitrine, puis il la ressortie, et elle était aussi blanche (par la lèpre) que la neige. »
Et ce n’est qu’ensuite que sa main redevint normale.
Ceci était une punition pour avoir soupçonné des gens respectables, car en définitif, il est dit : « Le peuple crut… ». Hashem aussi lui dit par la suite que les Béné Israël sont des croyants fils de croyants.

Il est donc explicite à travers les propos de Rabbenou Ovadia Mi Bartenoura, que lorsque la personne est réputée comme étant Yéré Shamaïm (craignant Hashem) de façon notoire, il faut juger les actes de cette personne avec indulgence, même lorsque cela semble invraisemblable.

Il est écrit au sujet de ‘Hanna (la mère du prophète Shémouel):
« ‘Hanna parlait sur son cœur… »
Nos maitres expliquent : sur les préoccupations de son cœur.
En effet, elle priait en bougeant les mains, ce qui semblait étrange aux yeux de ‘Eli Ha Cohen. C’est pourquoi, il la soupçonna d’être ivre de vin, et il lui dit:
« Jusqu’à quand vas-tu t’enivrer ! Vas cuver ton vin ! »
‘Hanna lui répondit:
« Non mon seigneur ! Je ne suis qu’une femme dans la détresse, et je n’ai bu aucun vin ni alcool ! »
En réalité, elle voulu lui dire par ces propos:
« Tu n’es pas un seigneur et l’esprit prophétique (Roua’h Hakodesh) ne réside pas sur toi, car tu m’as jugée de façon négative, et non avec indulgence. »
Le Gaon Rabbi Eliyahou de VILNA explique que ‘Eli Ha Cohen consulta les Ourim et Toumim (les 12 pierres précieuses du Pectoral que le Cohen Gadol porte sur sa poitrine) au sujet de cette femme qui se tenait à ses côtés, et la réponse qui sortit des Ourim et Toumim était composée des lettres lumineuses suivantes:
Hé ; Kaf ; Shin ; Resh.
Or, ‘Eli Ha Cohen pensa qu’il fallait comprendre la réponse dans le sens « Shikora » qui signifie « celle qui est ivre ». Ce fut une erreur de sa part car il fallait assembler les lettres de la réponse de telle sorte que l’on puisse lire « Késhéra » qui signifie « celle qui est respectable », car elle était une femme respectable. Ou bien aussi « Ké-Sarah », dans le sens « comme Sarah notre matriarche » qui était stérile et qui pria pour avoir un fils.
Mais ‘Eli Ha Cohen interpréta les lettres de la réponse de façon incorrecte, et compris « Shikora ». C’est donc pour cela que ‘Hanna lui répondit : « Tu n’es pas un seigneur et l’esprit prophétique (Roua’h Hakodesh) ne réside pas sur toi… » car pour savoir assembler les lettres de la réponse de façon correcte, celui qui consulte les Ourim et Toumim doit posséder le Roua’h HaKodesh (l’esprit prophétique).

Lorsqu’ Eli HaCohen compris son erreur, il demanda à ‘Hanna de lui pardonner, comme nous l’apprenons d’ici, dans la Guémara Bera’hot (31a):
Celui qui soupçonne son prochain, doit non seulement lui demander pardon, mais il doit aussi le bénir, comme il est dit: ‘Eli répondit et dit: « Va en paix, et le D. d’Israël exaucera le souhait que tu lui as adressé. »

A partir de là, chacun doit apprendre à s’habituer à cette bonne qualité, de juger - son prochain, comme les membres de son foyer – avec indulgence, et ne pas être constamment rigoureux et soupçonneux, mais au contraire, agréable avec les gens, en les jugeant avec indulgence, et en faisant preuve de compréhension envers ses proches et sa famille.
En agissant ainsi, on mérite que même le Ciel nous juge avec indulgence, comme nos maitres l’enseignent dans la Guémara Shabbat (127b):
Celui qui juge son prochain avec indulgence, sera lui aussi jugé par le Ciel avec indulgence.

On raconte que Rabbi ‘Akiva loua un jour ses services (en tant qu’ouvrier fixe) chez un homme particulièrement Yéré Shamaïm (qui craignait Hashem), pour une durée de 3 ans.
Cet homme était très riche.

Au bout de 3 années de travail, Rabbi ‘Akiva vint – la veille de la fête - réclamer son salaire.
Il dit à son patron:
« Donne-moi mon salaire afin que je puisse rentrer chez moi et nourrir ma femme et mes enfants ».
Le patron lui répondit:
« Je n’ai pas l’argent ».
Rabbi ‘Akiva lui dit:
« Alors donne-moi une bête ou des fruits ».
Le patron répondit:
« Je n’en ai pas ».
Rabbi ‘Akiva dit:
« Alors donne-moi au moins des coussins ou des couvertures ».
Le patron lui répondit:
« Je n’en ai pas. »
Rabbi ‘Akiva plia ses affaires et rentra chez lui, déçu.
Après la fête, son patron vint lui rendre visite, accompagné de 6 ânes chargés de nourritures, de boissons, de friandises, ainsi que de l’argent correspondant au salaire de Rabbi ‘Akiva.
Après qu’ils aient mangés et bus, le patron demanda à Rabbi ‘Akiva:
« Lorsque je t’ai répondu « je n’en ai pas » sur tout ce que tu m’as réclamé, de quoi m’as-tu soupçonné ? »
Rabbi ‘Akiva lui répondit:
« Je ne t’ai pas soupçonné, mais je me suis dit que tu avais certainement dédié tous tes biens au Hékdesh (au Beit Ha-Mikdash), et que par conséquent, les biens dédiés au Hekdesh sont interdits au profit puisqu’ils ne t’appartiennent plus ».
Le patron jura en lui disant:
« Effectivement, c’est exactement ce qui c’est passé. J’ai dédié tous mes biens au Hékdesh, car mon fils Horkanoss n’a pas étudié la Torah, mais ensuite, j’ai été consulté mes amis qui m’ont délié de mon Néder (mon vœu). Maintenant, sache que de la même façon que tu m’as jugé avec indulgence, ainsi Hashem te jugera avec indulgence ».

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

L’interdit de manger et de se laver le jour de Yom Kippour

Quelques règles de Yom Kippour Tout le monde a le devoir de jeûner pour Yom Kippour, y compris les femmes enceintes ou celles qui allaitent. Toute femme qui craint que le jeûne risque de porter atteinte à sa santé, doit consulter une autorité Halachique comp......

Lire la Halacha

L’obligation de manger dans la Souccah

Puisqu’il ne nous reste pas suffisamment de temps pour étudier les règles relatives à la fête de Soukkot, nous allons dès à présent expliquer plusieurs règles nécessaires pour la fête de Soukkot qui approche.   U......

Lire la Halacha

La sortie de Yom Kippour

Augmenter le temps réel de la journée de Yom Kippour (ajouter du ‘Hol sur le Kodech) Il faut retarder la fin de la fête à la sortie de Yom Kippour, en augmentant le temps Kodesh. Cela signifie qu’il ne faut pas faire sortir cette sainte journée à......

Lire la Halacha

L’obligation de consommer un Kazaït dans la Souccah le 1er soir, ainsi que le statut de celui qui souffre de la Souccah.

Dans la précédente Halah’a, nous avons expliqué l’interdiction de consommer un repas régulier en dehors de la Soukka durant tous les jours de la fête de Soukkot. Il est important de savoir que la Mitsva de Soukka est propice à protéger l......

Lire la Halacha


La sonnerie du Chofar

Il est un commandement positif (une Mitsvat ‘Assé) ordonné par la Torah d’écouter la sonnerie du Chofar le jour de Rosh Ha-Chana, comme il est dit: « Ce sera pour vous un jour de sonnerie ». Il est interdit de parler entre les différentes sonnerie......

Lire la Halacha

La bonne conduite à adopter pendant les jours de Roch Ha-Chana – L’usage de notre maitre le Rav z.ts.l

Nous avons la tradition de consommer de la viande grasse, ainsi que des douceurs, le jour de Roch Ha-Chana, comme il est dit dans le livre de Néh’emya: « Allez manger des plats gras, et buvez des boissons aromatisées. Envoyez des cadeaux au nécessiteux, car ce jour e......

Lire la Halacha

Le « Tachlih’ » - Usage de notre maitre le Rav z.ts.l – Le statut des femmes

Le 1er jour de Roch Ha-Chana, après l’office de Minh’a, nous avons la tradition d’aller au bord de la mer ou au bord d’un fleuve, ou bien à côté d’une source d’eau vive, ou à côté d’un puits, afin de réci......

Lire la Halacha

L’allumage des Nérott de Roch Ha-Chana

La veille du 1er Yom Tov (jour de fête) de Roch Ha-Chana, comme c’est le cas pour les veilles de Chabbat, nous allumons des Nérott (veilleuses ou bougies) avant le coucher du soleil, lorsqu’il fait encore jour.  Pour la veille de Roch Ha-Chana ou de tout autre Yom Tov,......

Lire la Halacha