Halacha pour mardi 3 Kislev 5778 21 novembre 2017

Pour l'élévation des âmes de:
Messa’ouda Bat ‘Aïsha (STEBOUN) de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Charles Chalom Ben Sultana
parmi tous les malades d'Israël Amen.

La règle des bénédictions relatives aux parfums – « Toute l’âme glorifiera Hachem »

Il est enseigné dans la Guémara Béra’hot (35a):
« Toute personne qui tire satisfaction de ce monde-ci sans réciter de bénédiction, est considéré comme ayant volé le sacré (les possessions du Beit Ha-Mikdach). »
Nous avons déjà mentionné longuement les propos de cette Guémara.
Cela signifie que lorsqu’on consomme sans réciter de bénédiction, on transgresse non seulement l’interdiction de ne pas réciter de bénédiction, mais l’interdiction est d’autant plus grave puisqu’on est considéré comme ayant volé les possessions sacrées, car l’univers entier appartient à Hachem.

Il n’y a pas de vol qualifié lorsqu’il s’agit d’une bonne odeur
Nos maîtres enseignent (dans une Baraïta citée dans la Guémara Péssah’im 26a):
« Pour le son, l’aspect et l’odeur, il n’y a pas de condamnation à titre de vol du sacré ».
C'est-à-dire: Une personne qui sentirait (illégalement) le parfum produit par la Kétoret (l’encense que l’on brulait dans le Beit Ha-Mikdach), n’est pas punie à titre de vol sur les possessions sacrées du Beit Ha-Mikdach, bien qu’elle ait transgressé un interdit, car le fait de sentir ou bien de voir ou d’entendre, ne sont pas réellement des satisfactions concrètes, au point de considérer celui qui en tire profit comme un voleur.

Nous pourrions apparemment en déduire que la personne qui tire profit d’un parfum sans réciter au préalable la bénédiction relative à ce parfum, ne serait pas considérée comme ayant volé les possessions sacrées, car l’odeur n’est pas considérée comme du vol. On ne devrait donc pas lui imposer de bénédiction pour la satisfaction du parfum.

« Toute l’âme glorifiera Hachem »
C’est pour cela que la Guémara Béra’hot (43b) doit rechercher une autre source pour justifier l’obligation de réciter la bénédiction sur le parfum. Rav dit que nous apprenons cette obligation à travers un verset des Téhilim (150):
« Toute l’âme glorifiera Hachem … » Quelle est la chose qui profite à l’âme et non au corps ? C’est l’odeur.
Cela signifie que la satisfaction produite par l’odeur n’est pas réellement physique comme la satisfaction de la nourriture, mais elle possède plutôt un aspect très fin de spiritualité, dont l’âme tire profit. C’est donc à travers ce verset des Téhilim que nous apprenons l’obligation de réciter la bénédiction sur la satisfaction d’une bonne odeur.

Comment récitons-nous la bénédiction sur une bonne odeur?
S’il s’agit d’un parfum produit par un arbre (comme les clous de girofles), on récite avant de respirer : « Barouh’ Ata A.D.O.N.A.Ï. Elo-hénou Méleh’ Ha’olam Boré ‘Atsé Béssamim ».
S’il s’agit d’un parfum produit par une plante (comme des feuilles de menthe – « Na’na’ »), on récitera : « Barouh’ Ata A.D.O.N.A.Ï. Elo-hénou Méleh’ Ha’olam Boré ‘Isbé Béssamim ».
S’il s’agit d’un parfum produit par un fruit comestible (comme un Etrog), on récitera : Barouh’ Ata A.D.O.N.A.Ï. Elo-hénou Méleh’ Ha’olam Ha-Noten Réyah’ Tov Ba-Pérot ».

Léh’atéh’ila (à priori), nous devons réciter la bénédiction correspondante à chaque espèce, « Boré ‘Atsé Béssamim », « Boré ‘Isbé Béssamim » et « Ha-Noten Réyah’ Tov Ba-Pérot ».
Mais Bédi’avad (à postériori), si l’on a récité sur une chose produisant une bonne odeur la bénédiction : « Barouh’ Ata A.D.O.N.A.Ï. Elo-hénou Méleh’ Ha’olam Boré Miné Béssamim » (« qui crée différentes espèces de parfums »), on est quitte de son devoir, car toutes les espèces produisant des parfums sont inclus dans cette bénédiction.
Il est existe des choses pour lesquelles nous avons le doute quelle bénédiction faut-il réciter, il faut donc réciter sur ces choses « Boré Miné Béssamim » (Choulh’an ‘Arouh’ chap.216), comme nous l’expliquerons avec l’aide d’Hachem.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Obstruction spirituelle du cœur

Question: Doit-on faire preuve de vigilance sur la Cacherout même vis-à-vis des enfants en bas âge? Réponse: Lorsqu’il s’agit d’un aliment interdit par la Torah, comme un mélange de viande et de lait par exemple, ou bien de la viande d’anim......

Lire la Halacha

Comment doit-on tremper l’ustensile?

Il faut veiller à ce que rien ne fasse séparation (H’atsitsa) entre l’ustensile et l’eau du Mikvé. Est considérée comme H’atsitsa (élément séparateur), toute chose qui s’interpose entre l’ustensile et l&rs......

Lire la Halacha

L’attente entre la consommation de la viande et des laitages

Question: Combien de temps faut-il attendre après avoir consommé de la viande, pour pouvoir consommer des laitages? Réponse: Il est enseigné dans la Guémara H’oulin (105a): Mar Oukva dit : « Lorsque mon père consommait de la viande, il ne con......

Lire la Halacha

Lire les Téhilim ou tout autre texte du Mikra (le TANA’H) la nuit

Question: Est-il permis de lire les Téhilim ou des versets du TANAH’ (Torah, livres des prophètes et hagiographes) la nuit, ou y a-t-il un interdit selon la Kabbala? Peut-on autoriser lorsque cette lecture est faite pour la guérison d’un malade ou pour une femme sur ......

Lire la Halacha


Consommer des laitages après avoir consommé de la viande de volaille.

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué de façon générale l’obligation d’attendre 6 heures entre une consommation de viande et une consommation de laitages, ceci en raison du fait que la viande a pour nature de rester entre les dents, et ......

Lire la Halacha

Un Koumkoum électrique et des ustensiles jetables vis-à-vis de l’immersion dans le Mikvé

Question: Un Koumkoum électrique (bouilloire électrique), ainsi que des ustensiles à usage unique (jetables) sont-ils soumis à l’obligation d’être trempés? Réponse: Les Poskim (décisionnaires) débattent au sujet du Koumkoum......

Lire la Halacha

Consommer des boissons dans des établissements ou chez un particulier qui n’a pas trempé les ustensiles

Question: Est-il permis de consommer un café chez un particulier ou dans un établissement (par exemple le café « Expresso » que l’on sert sans lait dans les Cafés chez nous à Paris) si le propriétaire ne veille pas à tremper les uste......

Lire la Halacha

L’immersion des ustensiles

Tous nouveaux ustensiles achetés d’un non juif (comme par exemple la majorité des ustensiles fabriqués en dehors d’Israël) doivent être trempés dans un Mikvé avant d’être utilisés. Nous apprenons ce Din dans la Torah (Ba......

Lire la Halacha