Halacha pour jeudi 24 Iyar 5781 6 mai 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Tsédaka pour une guérison

Question: Est-il permis d’offrir une somme d’argent à la Tsédaka, pour la guérison d’une personne, ou pour toute autre demande, ou bien il n’est pas convenable d’agir ainsi puisque l’action n’est pas réalisée « Léchem Chamaïm » (pour la seule glorification du Nom d’Hachem), mais seulement pour un besoin personnel?

Réponse: Nos maitres enseignent dans la Guémara Péssa’him (8a):
Celui qui dit: (je m’engage à donner) cette pièce de monnaie à la Tsédaka afin que mon fils vive, cet homme est un véritable Tsaddik (juste).
Cela signifie que lorsqu’un homme donne de la Tsédaka, même s’il dit explicitement que ce don est dédié à la guérison de son fils, cet homme est considéré comme un véritable juste, et son geste ne comporte aucun défaut.

Nos maitres enseignent aussi dans la Guémara Bava Batra (10b) que la Tsédaka que donnent les rois des nations n’est donnée que pour leur intérêt personnel, et non « Léchem Chamaïm » (pour la seule glorification du Nom d’Hachem), comme il est dit dans le livre de ‘Ezra, que le roi offrait de la Tsédaka pour qu’Hachem lui prodigue du bien ainsi, qu’à ses enfants. La Guémara fait remarquer: Il n’y a pourtant aucun défaut lorsqu’on offre de la Tsédaka pour un but personnel, puisque l’on a appris que celui qui donne de la Tsédaka « pour que son fils vive « est considéré comme un véritable juste. Mais la Guémara explique qu’il y a une différence entre la plupart des juifs et les rois des nations, car lorsqu’ Israël donnent de la Tsédaka, ils le font avec une pensée aussi « Léchem Chamaïm », car lorsqu’un juif offre de la Tsédaka pour que son proche guérisse, et que ce proche décède malheureusement, cet homme qui a offert cette Tsédaka ne regrette pas son geste, et accepte avec soumission le décret Divin. Ce qui n’est pas le cas des rois des nations mentionnés dans la Guémara, puisqu’ils attendent une bonté d’Hachem, et s’ils savaient qu’Hachem n’exaucerait pas leur prière dans ce monde-ci, ils regretteraient la Tsédaka qu’ils auront offerte.

Il est donc expliqué dans la Guémara qu’il n’y a aucune crainte dans le fait qu’un homme offre une somme d’argent à la Tsédaka afin que son fils guérisse, puisque de toutes les façons, cet homme a l’intention de donner cette Tsedaka même si – malheureusement – son fils ne guérit pas. Il demande seulement que le mérite de la Tsedaka intercède pour la guérison de son fils, et cela, sans le moindre lien avec son approbation à donner la somme d’argent à la Tsedaka, car cela représente une grande Mitsva.

C’est ainsi que Rachi commente ce passage de la Guémara Péssah’im:
« Nous ne disons pas que puisque cet homme donne son argent à la Tsedaka pour que son fils vive, l’action n’est donc pas considérée « Léchem Chamaïm », mais nous disons qu’il a accompli par cela la Mitsva de Tsedaka, comme lui a ordonné son Créateur de l’accomplir, en pensant également à sa propre satisfaction: la guérison de son fils. »

A partir de là, notre maitre la Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l prouve que tout acte qu’un homme réalise « Léchem Chamaïm », dans lequel se mélange également une autre pensée vers une satisfaction personnelle, nous ne disons pas que les actions de cette personne ne sont pas « Léchem Chamaïm ».
En effet, étant donné que se mélange également à sa pensée, une pensée « Léchem Chamaïm », son action est considérée « Léchem Chamaïm » et sa récompense dans le Ciel est grande.
Comme par exemple lorsqu’une personne mange pendant Chabbat en l’honneur du Saint Chabbat et pour délecter le Chabbat, dans le but d’accomplir la Mitsva ordonnée par Son Créateur, mais si cette personne pense aussi à sa propre satisfaction, cette personne est considérée comme agissant « Léchem Chamaïm ». Ainsi écrivent de nombreux autres de nos maitres les décisionnaires.

Tout ceci engendre une conséquence Halachique d’une plus grande envergure, au sujet de la Mitsva de « YIBOUM » qui est une Mitsva positive de la Torah pour celui dont le frère est mort sans laisser ni fils ni filles, et qui a laissé derrière lui une veuve qui est disposée à épouser son beau frère, afin d’établir un nom (une descendance) à son défunt mari. Le frère du défunt est lui aussi disposé à cela (comme c’est arrivé de nombreuses fois même dans les récentes générations).
Or, il est expliqué dans la Guémara Yébamot (39b) que Abba Chaoul pense que si le frère n’a pas d’intention « Léchem Chamaïm » (en épousant sa belle sœur), et ne désire épouser la femme de son défunt frère que seulement pour sa beauté ou pour sa richesse ou autre, il lui est interdit d’épouser la femme de son frère.
En effet, la Torah n’a levé l’interdit d’épouser la femme de son frère que seulement s’il pense « Léchem Chamaïm », mais s’il pense à autre chose, elle lui est formellement et sévèrement interdite.

Il est très fréquent de constater que le frère du défunt prétend que même s’il ne pense pas uniquement « Léchem Chamaïm » (en épousant sa belle sœur), il y a malgré tout dans sa pensée, une pensée « Léchem Chamaïm » d’accomplir la Mitsva d’Hachem d’établir un nom à son défunt frère.
Il faut donc définir si un tel acte est considéré comme étant « Léchem Chamaïm » ou pas.
A la lueur de ce qui a été dit, il semble que l’on peut prouver que dès lors où s’associe également une pensée « Léchem Chamaïm », le statut de cette personne est le même que le statut de celui qui pense totalement « Léchem Chamaïm ».
Nous indiquons donc à ce frère de réaliser la Mitsva de YIBOUM, en épousant la femme de son défunt frère, afin d’établir un nom à son défunt frère pour l’éternité, conformément à l’opinion de MARAN l’auteur du Choul’han Arou’h.

En conclusion: Il est permis à un homme d’offrir une somme d’argent à la Tsédaka afin que son proche parent guérisse, car il a également la pensée « Léchem Chamaïm », d’accomplir la Mitsva de Son Créateur.
Le Din est le même pour toute Mitsva dans laquelle on pense aussi à sa propre satisfaction. Mais la personne qui pense exclusivement « Léchem Chamaïm », accomplie la Mitsva dans le meilleur de sa qualité, puisque tous ses actes sont dirigés vers Hachem, pour Lui procurer une satisfaction.
Ce types d’actions sont les plus désirés devant Hachem.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Les 8 niveaux de la Tsédaka

Le RAMBAM écrit (chap.10 des règles relatives aux dons aux nécessiteux): Il y a 8 niveaux dans la Tsédaka, l’un supérieur à l’autre. C'est-à-dire: 8 façons de donner la Tsédaka, l’une supérieure à l&......

Lire la Halacha

Ecouter de la musique et des paroles de Torah dans une salle de bains – L’émission de notre maitre le Rav z.ts.l

Question: Est-il permis d’écouter des chansons Kodech ou bien des discours et des cours de Torah dans une salle de bains? De même, est-il permis de prononcer des paroles de Torah dans une salle de bains? Réponse: Il faut traiter la question selon deux problèmes: ......

Lire la Halacha

Nétilat Yadaïm dans la salle de bain

Question: Est-il possible de procéder à la Nétilat Yadaïm pour le repas dans une salle de bains ou dans un cabinet toilette équipé d’un lavabo? Réponse: MARAN tranche dans le Choulh’an ‘Arouh’ (chap.4): Lorsqu’on sort d......

Lire la Halacha

Mitsva de Tsédaka et du Ma’asser Késsafim

A la demande de nombreuses personnes, nous continuons à développer le sujet de la Mitsva de Tsédaka et du Ma’asser Késsafim (dîme financière), à partir des propos de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’ et des décisi......

Lire la Halacha


Nétilatt Yadaïm avec de l’eau de mer – L’eau dessalée

Question: En été, lorsqu’on se rend à la plage (séparée) et que l’on désire consommer du pain, est-il possible de procéder à la Nétilatt Yadaïm (ablution des mains avant le repas) avec un ustensile que l’on rempli ......

Lire la Halacha

Nétilatt Yadaïm - Immerger les mains dans de l’eau de mer

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué que lorsqu’on se trouve à la plage, et que l’on désire consommer du pain, on ne peut pas prendre l’eau de mer dans un ustensile pour procéder à la Nétilatt Yadaïm, car l&rsq......

Lire la Halacha

Déduire du Ma’asser les dépenses liées aux enfants

Question: Les personnes qui ont l’usage de prélever chaque mois le « Ma’asser Késsafim » (la dîme financière), peuvent-elles déduire du Ma’asser, les frais de prise en charge de leurs enfants qui vivent encore avec eux? R&e......

Lire la Halacha

Quelle est la quantité que l’on doit donner à la Tsédaka?

Concernant la quantité que l’on doit donner à la Tsédaka, nos maîtres - le RAMBAM, le TOUR et MARAN l’auteur du Choulh'an ‘Arouh’ – écrivent que lorsqu’on possède les moyens suffisants, il faut donner selon les besoins ......

Lire la Halacha