Le Gaon Rabbi Chalom COHEN z.ts.l
Avec l’ensemble de la maison d’Israël, nous nous affligeons sur la disparition du grand de notre génération, notre maitre le Gaon Rabbi Chalom COHEN z.ts.l.
Notre maitre est né en 5691 (1931), 10 ans après la naissance de notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l.
Son père était le Gaon et saint Rabbi Efraïm COHEN z.ts.l.
Rabbi Efraïm était un génie de la Torah et un saint homme.
Notre maitre le Rav z.ts.l disait de Rabbi Efraïm COHEN qu’il était le plus grand Kabbaliste chez les Séfaradim.
Il est de notoriété que lorsque Rabbi Efraïm était encore jeune homme (à Bagdad), notre maitre Rabbénou Yossef ‘HAÏM – auteur du Ben Ich ‘Haï – se levait devant lui afin de lui faire honneur.
Ce père Gaon et saint eut un fils qui fut Rabbi Chalom, qui - depuis son enfance – a grandi au sein de la Yéchiva de PORAT YOSSEF dans la vielle ville de Jérusalem, et qui s’est abrité à l’ombre de ses sages d’une piété supérieure.
Dans sa jeunesse, il y a plus de 70 ans, Rabbi Chalom étudiait avec son ami le Gaon Rabbi Eliyahou CHEREM z.ts.l, et voici ce que raconta Rabbi Chalom:
A cette époque, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l étudiait lui aussi à la Yéchiva de PORAT YOSSEF, et lorsqu’il devait prendre son repas de midi (en ces temps, les repas n’étaient pas pris en charge par la Yéchiva, et les jeunes étudiants devaient apporter quelque chose à manger pour se nourrir), il demandait Rabbi Chalom s’il pouvait s’assoir à côté d’eux et écouter leur étude tout en consommant son repas (qui était très modeste …). Ainsi, notre maitre le Rav z.ts.l s’asseyait près d’eux, et Rabbi Chalom et son compagnon d’étude poursuivaient leur étude.
Par moment, notre maitre le Rav z.ts.l émettait quelques remarques relatives au sujet étudié.
Rabbi Chalom s’est investi durant toute sa vie dans l’étude de la sainte Torah.
Notre maitre le Rav z.ts.l disait de lui que sa bouche était une bouche sainte.
Il dit aussi que Rabbi Chalom maintenait le monde par son étude de la Torah.
Notre maitre le Rav z.ts.l se confia un jour à son petit-fils le Gaon Rabbi Ya’akov SASSON Chlita (directeur de notre site Halacha Yomit) et lui dit:
« ‘Ha’ham Chalom est notre véritable ami. ».
En effet, durant de nombreuses années, lorsque divers conflits éclatèrent contre notre maitre le Rav z.ts.l, Rabbi Chalom s’est toujours tenu au côté de notre maitre le Rav z.ts.l, et il se sacrifiait véritablement pour le sauver de ses oppresseurs.
Notre maitre le Rav z.ts.l avait une immense reconnaissance envers Rabbi Chalom, et il l’honorait beaucoup.
Rabbi Chalom était le personnage le plus significatif au sein des membres du Conseil des Sages de la Torah du temps de notre maitre le Rav z.ts.l qui était toujours attentif à ses paroles et à son opinion. De nombreuses décisions furent prises par le Conseil des Sages de la Torah en se basant sur l’opinion de Rabbi Chalom, car son opinion pesait très lourd dans la balance.
A plusieurs occasions, notre maitre le Rav z.ts.l renonça même à sa propre opinion, devant celle de Rabbi Chalom.
Rabbi Chalom était quelqu’un de particulièrement ferme dans ses paroles.
Il poursuivit la voie des Sages de Bavel (Irak), qui ne pliaient devant personne, et il n’appréhendait aucunement d’exprimer la parole d’Hachem telle qu’elle est, dans la pureté et dans l’intégrité. Il était véritablement planté au sein des vagues de notre sainte Torah depuis son enfance, il a passé toute sa vie littéralement enfoui dans l’étude de la Torah et dans le service divin, ce qui explique le fait que beaucoup ne l’ont pas réellement connu.
Malgré toute sa fermeté, il avait un cœur clément et il avait un véritable amour envers chaque juif.
Dès lors où il reçut la sainte charge de la direction du peuple après la disparition de notre maitre le Rav z.ts.l, il accueillit le public au quotidien, avec amour et affection, en indiquant au peuple la voie à suivre, et les actes à accomplir.
Le service divin de Rabbi Chalom dépassait notre entendement.
Une extraordinaire assiduité dans l’étude de la Torah, un attachement aux voies des plus anciens sages de la Yéchiva de PORAT YOSSEF dont la stature spirituelle pouvait « atteindre le soleil ».
Il avait une crainte d’Hachem pure, une véritable peur du moindre soupçon de transgression, et une incroyable grandeur dans tous les domaines de la Torah.
Nous allons avoir un énorme manque!
Rabbi Chalom était « le grand réveilleur »!
Du temps de notre maitre le Rav z.ts.l, par la force de Rabbi Chalom ainsi que par les forces résultantes de sa force, le judaïsme Séfarade orthodoxe fut enraciné en Israël.
C’est Rabbi Chalom qui fonda le parti CHASS, afin de restituer la couronne (de la Torah) dans sa splendeur.
Maintenant que Rabbi Chaliom nous a quitté, nous pouvons exprimer les propos du verset « Je placerai la paix (Chalom) dans la terre, vous vous coucherez sans la moindre peur » (Vaykra 26-6), car dès lors où Rabbi Chalom a été enterré, nous n’avons plus personne de sa stature, capable d’éveiller une sainte peur auprès du peuple, afin de le guider dans le droit chemin.
L’âme de Rabbi Chalom s’est élevée vers le ciel, mais les anges du très haut sont sortis à sa rencontre, ainsi que les âmes des Tsaddikim, son illustre père le Gaon Rabbi Efraïm, le Gaon Rabbi ‘EZRA ATTIE, les Guéonim Rabbi Yéhouda TSADKA, notre maitre le Rav z.ts.l et Rabbi Ben Tsion ABBA CHAOUL, tous ces géants de la Torah vont prier pour nous, et « le camp rescapé vivra une grand sauvetage ».
Puisse Hachem voir notre pauvreté car nous sommes dans une grande misère, et que nous ayons le mérite de voir la Résurrection des morts, avec la venue de notre Machia’h, rapidement et de nos jours, AMEN.
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Une prière en vain
La Michna dans le traité Bérah’ott (54a) nous enseigne:
Celui qui implore sur le passé, ceci est une prière en vain.
Cela signifie que lorsqu’on prie pour un évènement qui s’est déjà produit, cette prière est appelée « prière en vain », puisqu’Hachem ne changera pas une chose passée.
Un exemple est cité par la Michna, celui dont la femme est enceinte et qui prie en demandant que sa femme accouche un garçon. Ceci est une prière en vain, car il faut demander sur le futur et remercier sur le passé. Celui qui prit pour que sa femme accouche un garçon ou une fille est une personne qui prie pour le passé, car le sexe de l’enfant est déjà décidé. Or on ne peut pas prier pour qu’un miracle ait lieu et que la réalité soit modifiée. Il est aussi enseigné dans la Michna, celui qui arrive en ville et entend des personnes crier (en détresse) et prit en demandant que ces cris ne proviennent pas des membres de sa famille, ceci est une prière en vain.
Dans la Guémara, Rav Yossef objecte sur cette Michna à partir de ce que nous raconte la Thora à propos de Léa dans le verset : « et ensuite Léa accoucha une fille et elle la nomma Dina ». Nos maitres expliquent que les termes « et ensuite » signifient toujours un évènement, ils demandent alors de quel événement s’agit-il ici à propos de la naissance de Dina?
Rav répond que la naissance de Dina vient à la suite du compte qu’a fait Léa qui s’est dit : « Sur les 12 tribus qui doivent sortir de Ya’akov, il y en a déjà 6 qui proviennent de moi (Léa) et 4 des servantes (Bilha a enfanté Dan et Naftali, et Zilpa elle a enfanté Gad et Acher) et ma sœur Rah’el n’a pas encore d’enfants. Si je porte un garçon, ma sœur sera moins qu’une servante, car elle aura moins de 2 tribus conçues par elle »
A ce même moment l’enfant qui se trouvait dans son ventre s’est transformé en fille, comme il est écrit « et elle la nomma Dina ».
À partir de cet enseignement - demande Rav Yossef – nous voyons qu’il est possible de transformer le sexe de l’enfant qui se trouve dans le ventre d’une femme au moyen de la prière. Pourquoi la Michna dit que c'est une prière en vain?
La Guémara répond à la question de Rav Yossef en expliquant que le cas de Léa est un grand miracle et cela n’est pas approprié à tous. La Guémara apporte une autre réponse pour résoudre le problème de Rav Yossef en disant que dans le cas de Léa cela s’est produit avant le 40ème jour de grossesse, car avant 40 jours l’enfant n’est pas encore assez développé pour que le sexe soit déterminé cela reste donc une prière sur le futur et non sur le passé.
C’est ce que les décisionnaires retiennent concrètement, qu’il est permis de prier durant les 40 premiers jours de grossesse pour que l’enfant soit un garçon ou une fille comme le tranche le MARAN dans le Choulh’ann ‘Arouh’ dans le chapitre 230 de Orah’ H’aïm. Mais après les 40 jours, il ne faut pas prier pour cela, mais prier pour que l’enfant soit en bonne santé et que la grossesse se passe bien.
Nos maîtres ont mis le point sur l’importance de la prière de la maman durant la grossesse qui doit prier pour que l’enfant grandisse dans la Thora et les Mitsvott et soit rempli de crainte du ciel, et que si c’est une fille alors qu’elle ressemble à nos saintes matriarches, qui ses sont illustrées par leurs bonnes actions et leur crainte du Ciel.
Dans la prochaine Halacha, nous expliquerons d’autres points de ces sujets.