Halacha pour mardi 28 Av 5780 18 août 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme Marciano z’’l de Lyon)
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef z’’l
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin Elhadad de Lyon) z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna (Bensaid de Lyon) z’’l 
Richard Amram ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Betty Rivka Bat Sultana
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (Steboun) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Voyage en mer

Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué que l'une des 4 personnes qui doit réciter le Gomel est celle qui descend en mer et en remonte.
Nous allons maintenant expliquer en détail les règles relatives à ce Din.

Un voyage en « Yacht » de notre époque
Les personnes qui vont en mer sont tenues de réciter la bénédiction du Gomel. Cependant, nous devons débattre afin de définir le statut de celui qui va en pleine mer, mais dont le voyage s’est passé de manière très ordinaire, comme le font de nombreuses personnes de notre époque en voyageant à bord d’un « Yacht » ou d’un grand bateau pour se promener, puisque la probabilité d’un naufrage est quasiment nulle. Ainsi, il y aurait matière à dire que ce n’est que dans les générations passées, où le voyage en mer était supposé dangereux, que nos maitres auraient instauré une bénédiction particulière pour celui qui aurait été délivré du danger. Ce qui n’est pas le cas de notre époque où le voyage en bateau est catégoriquement sécurisé, peut-être qu’il ne faudrait pas réciter le Gomel sur un tel voyage?

Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l nous a transmis les propos de Rabbénou Avraham fils du RAMBAM dans son livre Ha-Maspik Lé-‘Ovdé Hachem (règles relatives aux bénédictions page 253) sur ce point, et il écrit que les personnes qui voyagent en bateau, bien qu'ils n'aient encourues aucun danger durant leur trajet, doivent tout de même réciter le Gomel en arrivant sur la terre ferme, et ceci en raison  du fait que tout voyage en mer représente un certain danger même s'il est moindre. C'est pour cette raison que nos maitres ont instauré que celui qui voyage en mer doit réciter le Gomel, même si aucun danger n'est apparu au cours du voyage. (Hazon Ovadia-Béra’hott page 360).

A partir de cela nous pouvons apprendre également au sujet des bateaux de notre époque, même s’il n’y a pas réellement de danger en voyageant à bord de ce type de bateaux, malgré tout, étant donné que tout voyage en mer est liée à un minimum de danger, celui qui voyage en bateau, même de notre époque, doit réciter le Gomel au retour de son voyage. Similairement, le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l écrit dans son livre Chou’t Iguérott Moché (O.H vol.2 chap.59) que même pour une « petite » bonté, nous devons exprimer notre reconnaissance envers Hachem.
Par conséquent, dès lors où l’institution originelle de nos maitres de réciter le Gomel est concernée, il faut agir ainsi même de notre époque.    
Même le Gaon Rabbi Avraham Itsh'ak Ha-Cohen Kook z.ts.l écrit dans son livre Orah' Michpatt (chap.45) que même de notre époque où les bateaux sont très grands et motorisés et où le risque est minime, malgré tout il faut réciter le Gomel, car dès lors où nos maitres ont instaurés cette bénédiction pour celui qui voyage en mer, même si la raison pour laquelle cette bénédiction a été instaurée n’est plus d’actualité, la bénédiction elle-même n’est pas annulée pour autant, comme pour tous les devoirs instaurés par nos maitres, lorsque la raison de l’instauration disparait, le devoir persiste.

En particulier du fait que le danger existe encore dans une certaine mesure dans le fait de pénétrer en mer, la raison de l’institution persiste donc encore.
De plus, ce devoir est écrit explicitement dans un verset du livre des Téhilim (chap.107).

Un voyage de courte durée
Nous devons également définir le statut de celui qui part en mer mais pour une courte durée, comme une demi-heure ou plus, doit-il réciter le Gomel, ou bien nos maitres n’ont instauré cette bénédiction que pour celui qui voyage réellement en mer pour plusieurs jours. Notre maitre le Rav z.ts.l traite de ce sujet dans son livre (ibid. page 361), et il conclut qu’Il n'y a pas de différence si le voyage en mer était de courte ou longue durée, comme ceux qui prennent une barque pour se balader en mer dans les eaux profondes pour quelques instants, ils doivent réciter le Gomel en remontant, aussi bien pour l’usage des Séfaradim que pour celui des Achkénazim.

Conclusion: Celui qui pénètre en mer, quelle que soit la durée de son voyage, même s’il n’y est resté qu’un cours moment, même si le voyage s’est déroulé à bord d’un bateau puissant et de manière totalement sécurisée et sans la moindre embuche, étant donné qu’il a pénétré dans les eaux profondes, il doit réciter le Gomel à son retour sur la terre ferme.

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