Halacha pour mercredi 23 Sivan 5779 26 juin 2019

Pour l'élévation des âmes de:
Messa’ouda Bat ‘Aïsha (STEBOUN) de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Charles Chalom Ben Sultana
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Suites des règles pour les moments où l’on doit se courber dans la ‘Amida

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué les principales règles des moments précis où l’on doit se courber dans la ‘Amida. Nous avons indiqué qu’il faut se courber au début et à la fin de la bénédiction des ancêtres, ainsi qu’au début et à la fin de la bénédiction de « Modim ».

Nous aussi expliqué de quelle façon il faut se courber.

À présent, nous allons traiter du fait de fléchir les genoux lorsqu’on se courbe dans la ‘Amida, comme le font certains. Nous allons déterminer si cet usage est obligatoire ou non.
Nous allons aussi décrire de façon précise les moments où l’on doit se courber.

MARAN écrit dans le Choulh’an ‘Arouh’ (O.H chap.113):
Lorsqu’on se courbe, il faut le faire avec rapidité et en une seule fois. Lorsqu’on se redresse, il faut le faire lentement, en redressant d’abord la tête et ensuite le corps. Fin de citation.
On constate de ses propos que lorsqu’on se courbe, il faut courber le corps et la tête en même temps, mais lorsqu’on se redresse, on redresse d’abord la tête.
Cependant, selon de nombreux décisionnaires, et notre maître le ARI Zal à leur tête, on ne doit pas se courber en une seule fois. Selon leur opinion, lorsqu’on dit le mot « Barouh’ », il faut courber d’abord le corps, et lorsqu’on dit le mot « Ata », on abaisse la tête. Toujours selon cette opinion, lorsqu’on se redresse, on redresse d’abord le corps et ensuite la tête.
Sur ce point, certains adoptent l’usage du Choulh’an ‘Arouh’, et d’autres adoptent celui du ARI Zal.

Les raisons sont assez longues à expliquer, et nous ne pourrons les détailler dans le cadre de cette rubrique.

De façon unanime, lorsqu’on prononce le Nom d’Hachem, il faut être redressé, comme il est dit : « Hachem redresse ceux qui sont courbés ».
Les Richonim (décisionnaires médiévaux) expliquent ce verset en disant qu’il s’agit d’une indication pour le fait d’être redressé lorsqu’on prononce le Nom d’Hachem, et ne pas se redresser en le prononçant.

Nous constatons à travers tout ceci qu’il n’y a pas de nécessité de fléchir les genoux lorsqu’on se courbe, et qu’il est suffisant d’abaisser la tête et le corps.
Cependant, selon l’usage Achkénaze, lorsqu’on dit le mot « Barouh’ », on fléchit les genoux, et lorsqu’on dit le mot « Ata », on se courbe jusqu’à ce que les vertèbres de la colonne vertébrale se déploient (comme nous l’avons expliqué dans la Halacha précédente).
Mais selon l’usage de la plupart des Séfaradim, on ne fléchit absolument pas les genoux, et on se contente de courber le corps en disant « Barouh’ », jusqu’au déploiement des vertèbres de la colonne vertébrale.

Lorsqu’on arrive à la bénédiction de « Modim », on se courbe en disant le mot « Modim », et on se redresse avant de prononcer le nom d’Hachem (« Modim Anah’nou Lah’ Ché-Ata Hou Hachem… »).

En conclusion: Dans les bénédictions où l’on doit se courber, il faut le faire de façon rapide en inclinant le corps et la tête (selon notre maître le ARI Zal, il faut d’abord incliner le corps et ensuite la tête en disant le mot « Ata »).
Selon l’usage Achkénaze, lorsqu’on dit le mot « Barouh’ », on fléchit les genoux, et lorsqu’on dit le mot « Ata », on incline le corps et la tête, en se redressant immédiatement avant de prononcer le Nom d’Hachem, en redressant d’abord la tête et ensuite le corps. Selon notre maître le ARI Zal, il faut redresser d’abord le corps et ensuite la tête, aussi bien pour l’usage Séfarade que pour l’usage Achkénaze.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Comment doit-on tremper l’ustensile?

Il faut veiller à ce que rien ne fasse séparation (H’atsitsa) entre l’ustensile et l’eau du Mikvé. Est considérée comme H’atsitsa (élément séparateur), toute chose qui s’interpose entre l’ustensile et l&rs......

Lire la Halacha

Lire les Téhilim ou tout autre texte du Mikra (le TANA’H) la nuit

Question: Est-il permis de lire les Téhilim ou des versets du TANAH’ (Torah, livres des prophètes et hagiographes) la nuit, ou y a-t-il un interdit selon la Kabbala? Peut-on autoriser lorsque cette lecture est faite pour la guérison d’un malade ou pour une femme sur ......

Lire la Halacha

Un Koumkoum électrique et des ustensiles jetables vis-à-vis de l’immersion dans le Mikvé

Question: Un Koumkoum électrique (bouilloire électrique), ainsi que des ustensiles à usage unique (jetables) sont-ils soumis à l’obligation d’être trempés? Réponse: Les Poskim (décisionnaires) débattent au sujet du Koumkoum......

Lire la Halacha

Consommer des boissons dans des établissements ou chez un particulier qui n’a pas trempé les ustensiles

Question: Est-il permis de consommer un café chez un particulier ou dans un établissement (par exemple le café « Expresso » que l’on sert sans lait dans les Cafés chez nous à Paris) si le propriétaire ne veille pas à tremper les uste......

Lire la Halacha


L’immersion des ustensiles

Tous nouveaux ustensiles achetés d’un non juif (comme par exemple la majorité des ustensiles fabriqués en dehors d’Israël) doivent être trempés dans un Mikvé avant d’être utilisés. Nous apprenons ce Din dans la Torah (Ba......

Lire la Halacha

Cuire et cuisiner pendant Yom Tov

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué que même si Yom Tov et Chabbat ont un statut identique vis-à-vis de l’interdiction de réaliser des travaux, et pour cette raison il est interdit de voyager en voiture pendant Yom Tov (car plusieurs interdi......

Lire la Halacha

Les ustensiles qui nécessitent d’être trempés

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué l’obligation de tremper dans un Mikvé, tout nouvel ustensile acheté chez un non juif, comme par exemple des ustensiles dont le fabriquant est un non juif. Ces ustensiles nécessitent une immersion dans le ......

Lire la Halacha

Manipuler le feu pendant Yom Tov – allumage et extinction

Nous avons expliqué que Yom Tov et Chabbat ont le même statut vis-à-vis de toutes les interdictions, excepté certains travaux liés à la préparation de la nourriture (« Oh’el Nefech ») qui sont permis pendant Yom Tov, comme l’int......

Lire la Halacha