Halacha pour lundi 26 Shevat 5784 5 février 2024

La Halacha est dédiée
Pour la guérison totale de Gabriel Ben Sultana (Teboul), Max Mordé'haï Ben Oraïda (Mimouni) parmi tous les malades d'Israël

Esprit d’impureté sur les aliments

Cette Halacha est dédiée à la guérison totale de mon épouse
Sylvie Mazal Esther Bat Régine ‘Haya Sim’ha (PITOUN)
parmi tous les malades d’Israël

Question : Est-il vrai qu’il faut veiller à ne jamais consommer un aliment qui a séjourné sous un lit, et en est-il de même vis-à-vis d’aliments enveloppés d’un emballage ?

Réponse : Il est enseigné dans la Guémara Péssa’him (112a) :
Des aliments ou des boissons qui ont séjourné sous un lit, même s’ils sont recouverts de métal, l’esprit d’impureté réside sur eux.
Ce qui signifie que des aliments ou des boissons qui ont séjourné sous un lit, même s’ils étaient conservés dans un objet en métal, l’esprit d’impureté réside sur eux, et il est interdit de les consommer.

Il est vrai que notre maître le RAMBAM écrit que cet interdit n’est pas lié à l’esprit d’impureté, mais à une autre raison, et il écrit également que de notre temps, l’esprit d’impureté n’existe plus, malgré tout, selon l’opinion de la majorité des décisionnaires, cet interdit est lié à l’esprit d’impureté.
Telle est la conclusion sur le plan pratique.

La raison à cet interdit relève du danger pouvant subvenir en conséquence à la consommation d’aliments sur lesquels réside un esprit d’impureté. (Et même si nous ne voyons pas réellement des gens subir des dommages en conséquence à cela, il se peut que le dommage subvienne plus tard, ou bien qu’il s’agisse d’un dommage spirituel).

La Guémara ne précise pas si cet interdit existe seulement lorsque les aliments ont séjourné sous un lit sur lequel quelqu’un dormait, ou bien si l’interdit existe aussi lorsque les aliments ont séjourné sous un lit où personne ne dormait.
En effet, le Gaon auteur du Torat ‘Haïm écrit que l’interdit n’existe que lorsque les aliments ont séjourné sous un lit sur lequel une personne dormait, car le sommeil représente 1/60ème de la mort, et lorsque l’homme dort, l’esprit d’impureté réside sur son corps.
Si des aliments se trouvaient sous son lit, l’esprit d’impureté a donc résidé également sur eux.
Selon cela, il semble qu’il n’y a lieu d’interdire que lorsqu’une personne dormait sur le lit lorsque les aliments ont séjourné sous le lit.

En réalité, même si Le’haté’hila (à priori) il y a lieu de s’imposer la rigueur et de ne jamais placer de nourritures sous un lit, malgré tout, Bédi’avad (a posteriori), lorsque des aliments ont séjourné sous un lit sur lequel personne ne dormait, notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que l’on peut autoriser l’utilisation de telles nourritures.
En particulier, s’il s’agit de nourritures crues, car dans ce cas, il y a davantage matière à autoriser. En effet, pour des aliments crus qui ont séjourné sous un lit, Il est bon de les rincer 3 fois dans de l’eau, car selon certains, ce lavage est utile à les purifier de l’esprit d’impureté qui réside sur eux.

Mais s’il s’agit de nourritures qui ont séjourné sous un lit sur lequel quelqu’un dormait, notre maître le Rav z.ts.l conclut qu’il faut s’imposer la rigueur même Bédi’avad (a posteriori), car c’est ainsi que tranchent les grands de ce monde, et parmi eux, notre maître le ‘HYDA ainsi que le Gaon de Vilna. Excepté s’il s’agit d’une situation qui engendre une importante perte d’argent, dans ce cas, il y a matière à autoriser à ne pas jeter cette nourriture, en associant l’opinion de ceux qui pensent que la rigueur ne doit être adoptée sur ce point que Lé’haté’hila (à priori), et non Bédi’avad (à postériori).
Notre maître le Rav z.ts.l écrit qu’il a constaté de lui-même que le Gaon Rabbi Chimchon Aharon POLANSKY enseignait la permission sur ce point en cas de situation de perte importante.

Il est très fréquent que les mamans posent de la nourriture sous les poussettes des enfants, et il est certain qu’il y a lieu de s’imposer la rigueur de ne pas agir ainsi Lé’haté’hila (à priori). Mais Bédi’avad (a posteriori), si des aliments ont séjourné sous le lit d’un enfant, du point de vue de la Halacha, il y a lieu d’autoriser les aliments à la consommation, car l’esprit d’impureté ne réside pas réellement sur les enfants, et par conséquent, même si l’enfant dormait sur le lit lorsque les aliments séjournaient dessous, on peut autoriser leur consommation. S’il s’agit d’aliments crus, comme des fruits ou des légumes, il est juste de les rincer 3 fois dans l’eau, comme expliqué plus haut.

En conclusion : Il ne faut absolument pas placer des aliments ou des boissons sous un lit. Si personne ne dormait sur le lit lorsque les aliments ont séjourné dessous, on peut les autoriser à la consommation Bédi’avad (a posteriori). Mais si quelqu’un dormait sur le lit, il faut interdire les aliments à la consommation même Bédi’avad, car cela représente un danger.
Cependant, s’il s’agit d’une situation de perte financière importante, on peut autoriser les aliments même dans le cas où des personnes dormaient sur lit. S’il s’agit d’aliments crus, comme des fruits ou des légumes qu’il est possible de rincer à l’eau, il est juste de les rincer 3 fois dans l’eau afin de les purifier de l’esprit d’impureté qui réside sur eux.
Si les aliments ont séjourné sous le lit ou la poussette d’un enfant en bas âge, bien qu’il est interdit de placer Lé’haté’hila (à priori) des aliments à cet endroit, malgré tout, on peut les autoriser à la consommation Bédi’avad (a posteriori).

8 Halachot Les plus populaires

Vaygach

Nous sommes aujourd’hui à la date du 10 Tévet, jour de jeûne public pour tout le peuple d’Israël. Vous pouvez consulter les règles relatives à un jour de jeûne ici, dans une Halacha antérieure consacrée au jeûne du 17 Ta......

Lire la Halacha

Vay’hi – La force d’une bonne parole

Commentaires rédigés pour Halacha Yomit par le Gaon Rabbi Zévadya COHEN Chlita, chef de tous les tribunaux rabbiniques de Tel Aviv Dans notre Paracha, Ya’akov Avinou rassemble ses enfants auprès de lui et les bénit avant de quitter ce monde, comme il est ......

Lire la Halacha

Des pains « ‘Halavi » (pétris avec du lait)

Il est expliqué dans la Guémara Péssa’him (36a) que nos maitres ont interdit de pétrir une pâte avec du lait, car il est à craindre que l’on ne porte pas attention à cela et que l’on en vienne à consommer ce pain avec de la via......

Lire la Halacha

« Rétsé » dans le Birkat Ha-Mazon du Chabbat

Dans le Birkat Ha-Mazon du Chabbat, avant la bénédiction de « Boné Yérouchalaïm » (Vétivné), il faut ajouter le passage de « Rétsé Véhah’alitsénou », comme imprimé dans les rituels de pri&......

Lire la Halacha


Michpatim

Commentaires rédigés par le Gaon Rabbi Ya’akov SASSON Chlita, directeur de notre site Halacha Yomit, et digne petit-fils de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l Il est dit dans notre Paracha : « Or, j'enverrai devant toi un ange, chargé de veiller......

Lire la Halacha

Térouma

Entre Moché et Bétsla’el Commentaires rédigés par le Gaon Rabbi Zévadia COHEN Chlita, Chef des tribunaux rabbiniques de Tel Aviv, pour Halacha Yomit Cette semaine, nous lirons dans notre Paracha la contribution matérielle des Béné I......

Lire la Halacha

S’assoir sur de la nourriture

Question : Est-il vrai qu’il est interdit de s’assoir sur une caisse contenant de la boisson ou de la nourriture ? Réponse : Il est expliqué dans le traité Béra’hot (50b) qu’il est interdit de se comporter de façon humiliante envers de la......

Lire la Halacha

Mikets - « Un homme intelligent et sage »  - Histoire au sujet de Rabbi Avraham Ibn ‘EZRA

Commentaires rédigés par le Gaon Rabbi Zévadya COHEN Chlita, chef de tous les tribunaux rabbiniques de Tel Aviv, pour Halacha Yomit Notre Paracha nous relate les rêves de Pharaon ainsi que leurs interprétations données par Yossef Ha-Tsaddik, qui eut le m&......

Lire la Halacha