Halacha pour dimanche 10 Kislev 5780 8 décembre 2019

Pour la guérison totale de:
Jean-Luc Chélomo Ben Zéhira (Azoulay)
Yossef Avraham ‘Haïm Ben Frédérique Léa (Arfi)
Charles Chalom ben Sultana (Nakache)
Noa’am Avraham Chimchon ben Dalia (Ouaknin)
Ariella Téhila Bat Aviva Myriam
Parmis tous les malades d’Israël  

Pour l’élévation de l’âme de:
Mordé’haï (Ma’ha) Ben Avraham (SELLAM) z’’l
Gilbert Sassi Ben Yéhouda (Hadjadj) z’’l

Sur qui reposent les frais d’entretient des parents ?

Nous avons déjà fais mention du fait que le devoir de Kiboud Av Vaem (Respect des parents) inclus aussi le fait de se soucier de nourrir ses parents selon leur volonté, en particulier lorsque les parents sont très âgés et qu’ils ne peuvent plus s’assumer eux même. Leurs fils et leurs filles doivent se soucier de les nourrir, de les vêtir ou autre. Il est de notoriété que lorsque les enfants se comportent avec honneur envers leurs parents lorsque ceux-ci sont âgés, ils mériteront par cela que leurs propres enfants se comportent de même envers eux, et ne les rejetteront pas dans leur vieillesse.

Il y a une discussion dans la Guémara Kiddouchinn (31b) au sujet des dépenses liées à l’entretien des parents. Est-ce que les fils et les filles sont tenus de prendre en charge ces dépenses avec leur propre argent pour le respect de leurs parents, ou bien ces dépenses ne les incombent pas?
La Guémara tranche que les frais liés à l’entretien des parents sont à la charge des parents et non à celle des enfants. Par conséquent, tant que les parents en ont les moyens financiers, les enfants ne sont pas tenus de dépenser leur propre argent pour les besoins des parents.
Par exemple, si le père vit seul et qu’il est arrivé à un âge avancé, s’il a besoin d’une assistance particulière et qu’il possède des économies et des moyens financiers divers mais qu’il ne désire pas les dépenser pour les frais de l’assistance, les enfants ne sont pas tenus de dépenser leur argent pour lui, car en réalité les frais lui incombent personnellement.
Par contre, si les parents n’ont pas suffisamment de moyens financiers pour se nourrir eux même, les enfants sont tenus de dépenser leur propre argent pour nourrir leurs parents. Si les enfants n’ont eux aussi pas assez de moyens financiers pour nourrir leurs parents, les enfants sont exempts de l’obligation de nourrir et d’entretenir leurs parents. Mais cependant, les enfants restent soumis à l’obligation d’honorer physiquement leurs parents, c'est-à-dire, de se déplacer pour se soucier de ce dont ils ont besoins, sans pour autant dépenser de l’argent.
Même si l’enfant doit pour cela s’absenter de son travail et perdre de l’argent, il reste malgré tout soumis à l’obligation d’honorer physiquement ses parents vis-à-vis de tout ce dont ils ont besoin. Mais s’il faut dépenser pour cela de l’argent qu’il n’a pas, l’enfant en est exempt, comme nous l’avons expliqué.

Il faut préciser que parfois, même lorsque le père possède de l’argent, les enfants doivent malgré tout se soucier de lui avec leur propre argent, et il faut analyser chaque cas correctement, car il arrive qu’un besoin psychologique quelconque oblige une personne âgée à garder son argent, et il est possible qu’elle vive malgré tout dans des conditions non-souhaitables. Dans de tels cas, il est possible que les enfants doivent se soucier de leurs parents avec leur propre argent, car tout Israël est soumis au devoir de Tsédakka, à fortiori lorsqu’il s’agit des parents, il est un devoir sacré de se soucier d’eux pour tous leurs besoins.

Il est rapporté dans une Baraïta citée dans la Guémara Kiddouchinn (31b):
Lorsque quelqu’un se retrouve dans un endroit où l’on honore son père, et qu’il désire demander une certaine chose des gens de cet endroit pour sa satisfaction personnelle ainsi que pour celle de son père, sachant pertinemment qu’on accèdera à sa demande également par égard pour lui-même et non uniquement par égard pour son père, malgré tout il ne doit pas demander par égard à lui-même mais uniquement par égard à son père, afin d’attribuer les honneurs à son père, et également pour que les gens honorent son père. Grâce à cela, l’honneur de son père en est grandi.

Les propos de cette Baraïta sont rapportés dans la Halacha par le TOUR et MARAN dans le Choulh’an Arouh’.

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