Halacha pour mardi 18 Av 5781 27 juillet 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Tinok Ben Yael Sarah

Pour la guérison totale et rapide de Jean Luc Shelomo Ben Eliyahou (Azoulay) parmi tous les malades d'Israël Amen.

« Tu ne resteras pas passif devant le sang de ton prochain » - (Non-assistance à personne en danger)

Question: Il arrive que l’on diffuse à la synagogue des courriers avec demande de prier pour la guérison d’untel en précisant son nom.
Y a-t-il une obligation de prier pour un malade lorsqu’on sait qu’elle est malade?

Réponse: Il est enseigné dans le Guémara Sanhédrinn (73a):
D’où apprend-on que l’on a le devoir de secourir son prochain lorsqu’on le voit se noyer dans le fleuve, ou bien lorsqu’un animal se jette sur lui, ou bien lorsque des malfaiteurs s’en prennent à lui ? Car il est dit dans la Torah : « Tu ne resteras pas passif devant le sang de ton prochain ».

Cela signifie que lorsqu’on voit son ami dans une telle détresse qu’il pourrait en mourir, et que l’on a la possibilité de le sauver, on a le devoir de le faire. Si on ne le fait pas, on transgresse un interdit de la Torah de « ne pas rester passif devant le sang de son prochain ».

A partir de là, certains veulent démontrer qu’au même titre où l’on est tenu de secourir un malade au moyen de médicaments ou par toute autre façon de le secourir, ainsi nous sommes également tenus de prier pour sa guérison, car il est certain que la prière est utile au malade, et elle fait -elle aussi - partie des choses qui apportent la guérison et le sauvetage de la mort vers la vie.

Cependant, on doit tout de même voir une certaine nuance entre les deux sujets.
En effet, le Gaon et Richon Lé-Tsion notre maitre le Rav Its’hak YOSSEF Chlita écrit dans son ouvrage Yalkout Yossef (chap.116) qu’il est plus logique de penser que l’interdit de « ne pas rester passif devant le sang de son prochain » ne s’applique que pour des moyens de sauvetages naturels, comme lorsqu’on voit son prochain sur le point de se noyer dans le fleuve où l’on est tenu de le secourir. Ou bien lorsqu’on sait que son prochain est malade et que l’on peut lui procurer les médicaments qui l’aideront à le guérir et qu’on ne le fait pas, on transgresse dans ces cas l’interdit de « ne pas rester passif devant le sang de son prochain ».
Mais pour le fait de s’abstenir de prier pour un malade précis, il n’est pas logique de penser que l’on transgresse dans ce cas un véritable interdit de la Torah.
Il y a là tout au plus une privation de faire le bien (‘Hessed), car chacun est tenu de pratiquer le bien avec les autres. Or, prier pour quelqu’un entre de manière certaine dans le cadre de la pratique du bien, qui est le niveau le plus élevé.

Il est clairement expliqué dans le livre de Chémouel (chap.12) que lorsque quelqu’un peut prier pour son prochain et qu’il ne le fait pas, il est qualifié de fauteur.
En effet, lorsque les Béné Israël ont demandé au prophète Chémouel de prier pour eux, il leur indiqua les points précis sur lesquels ils avaient à se repentir, et il ajouta:
« Moi aussi, je m’empêcherais de fauter envers Hachem en m’abstenant de prier pour vous, et je vous indiquerais la bon et droit chemin. »
A partir de là, nos maitres apprennent dans la Guémara Béra’hott (12b) que toute personne ayant la possibilité de prier pour son prochain et ne le fait pas, est qualifié de fauteur. »

Par conséquent, il semble que lorsqu’on apprend que quelqu’un d’autre est malade, on doit prier pour lui, même de manière brève. On doit prier et demander à Hachem pour cette personne, et ainsi on accomplit le devoir de pratiquer le bien.
Nous avons constaté cette attitude de nos propres yeux auprès de notre grand maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, même lorsqu’il était complètement absorbé par son étude de la Torah, lorsqu’il lui arrivait de lever les yeux des livres et qu’il remarquait un mot avec le nom d’un malade ou d’une personne nécessitant une délivrance, il se mettait immédiatement à prier brièvement pour cette personne, et la bénissait de fond du cœur. C’est ainsi qu’il faut agir.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Le véritable sens Halachique de la fête de Tou Bichvat

Ce soir (dimanche soir), tombe la fête de TOU Bichvat La Guémara Roch Ha-Chana (2a) nous enseigne: Tou Bi-Chvat est le Roch Ha-Chana des arbres. Certains font l’erreur de croire qu’au même titre que tout l’univers est jugé le jour de Roch Ha-Chana (......

Lire la Halacha

Réciter le Birkat Ha-Mazon en se déplaçant en chemin

Question: Lorsqu’une personne consomme en marchant, est-elle autorisée à réciter le Birkat Ha-Mazon en marchant? Réponse: Dans la précédente Halah’a, nous avons expliqué que nos maîtres ont instauré de réciter le Bir......

Lire la Halacha

Des aliments contenant de la farine

Ces derniers jours, nous avons appris que lorsqu’un aliment est constitué de plusieurs aliments dont les bénédictions initiales sont différentes, il faut réciter la bénédiction correspondant à l’aliment principal du mélange. ......

Lire la Halacha

Un aliment constitué de plusieurs espèces

Question: Quelle est la bénédiction d’un poivron farci ? De même, quelle est la bénédiction d’une pâtisserie faite à base d’un peu de farine, mais dont l’essentiel est constitué de fruits et de noix? Réponse: Dan......

Lire la Halacha


La règle de l’aliment principal et l’aliment secondaire

La semaine prochaine, dimanche soir et lundi, tombe Tou Bichvat (15 Chévat), date à laquelle nous avons l’usage de multiplier les bénédictions alimentaires. C’est pourquoi, nous allons ces jours-ci étudier les règles relatives aux bén&eac......

Lire la Halacha

La règle de « ‘Ikar et Tafel » dans les bénédictions (Aliment principal et aliment accessoire)

Question: Une personne qui consomme un morceau de pain avec du poisson, doit-elle réciter la bénédiction uniquement sur le poisson, étant donné que le pain ne lui est qu’accessoire? Réponse: Dans la précédente Halacha, nous avons expli......

Lire la Halacha

Réciter le Birkat Ha-Mazon en position assise

Question: Y a-t-il une obligation de s’assoir lorsqu’on récite le Birkat Ha-Mazon, ou bien est-il permis de le réciter même en marchant? Réponse: Il est expliqué dans la Guémara Bérah’ot (51b) qu’il y a une obligation de s&rs......

Lire la Halacha

Les préparatifs en l’honneur de Chabbat – Rabbi Yossef YEDID Ha-Lévy

Il est enseigné dans la Guémara Chabbat (25b): Il est une Mitsva de se laver à l’eau chaude la veille de Chabbat. Les décisionnaires écrivent que même celui dont la Torah est la seule occupation, doit légèrement diminuer son étude......

Lire la Halacha