Halacha pour dimanche 5 Tevet 5781 20 décembre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Tinok Ben Yael Sarah

Pour la guérison totale et rapide de Jean Luc Shelomo Ben Eliyahou (Azoulay) parmi tous les malades d'Israël Amen.

Les bénédictions de la lecture du Chéma’ – Les hommes et les femmes

Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué que la lecture du Chéma’ du matin doit être réalisée avant que ne s’écoulent les 3 premières heures du jour, c'est-à-dire, compter 3 heures (en heures saisonnières, comme expliqué dans les précédentes Halachot) depuis l’aube, et c’est durant ces 3 heures que l’obligation de lire le Chéma’ du matin nous incombe. Cette obligation est une ordonnance de la Torah exclusivement pour les hommes, mais les femmes sont exemptes de la lecture du Chéma’ selon le Din, puisque cette obligation fait partie de la catégorie « Mistvot ‘Assé Ché-Hazémann Guérama » (devoir religieux positifs liés au temps) car il y a un temps limite à la lecture du Chéma’ et qu’il s’agit aussi d’un commandement positif, de ce fait, les femmes en sont exemptes.

Nous avons également expliqué qu’il faut être vigilant et prier la ‘Amida de Cha’harit avant que ne s’écoule la 4ème heure du jour.
Actuellement, en Israël, la fin des 4 premières heures pour prier la ‘Amida de Cha’harit se situe à environ 10h, et en France, à environ 11h10.
Si l’on n’a pas encore prié la ‘Amida de Cha’harit et que la 4ème heure s’est écoulée, on doit encore prier la ‘Amida jusqu’à l’heure de « ‘Hatsot » (moitié de la journée).
Actuellement, en Israël, l’heure de « ‘Hatsot » se situe à environ 12h (et en France, à environ 12h55).

Les bénédictions de la lecture du Chéma’
Lors de l’office de Cha’harit le matin, nous récitons 2 bénédictions avant la lecture du Chéma’ : la bénédiction de « Yoster Or » et la bénédiction de « Ahavatt ‘Olam » (pour l’usage des Achkénazim, cette dernière se nomme « Ahava Rabba »).
De même, après la lecture du Chéma’, nous récitons une seule bénédiction :
la bénédiction de « Gaal Israël » (qui débute par « Emet Véyatsiv »).
Selon l’usage des Achkénazim, les femmes récitent elles-aussi ces bénédictions, mais selon l’usage des Séfaradim, les femmes ne récitent jamais une bénédiction sur une Mitsva de laquelle elles sont exemptes. Par conséquent, elles ne récitent absolument pas les bénédictions de la lecture du Chéma’. S’il s’agit d’une femme juste et pieuse, qui tient à réciter les bénédictions, elle devra veiller à ne pas mentionner le Nom d’Hachem dans les débuts et fins de ces bénédictions, elle devra donc dire : « Barou’h Yoster Or Ouboré ‘Hoche’h … » et à la fin : « Barou’h Yotser Ha-Méorott », ainsi qu’à la fin de « Ahavatt ‘Olam : « Barou’h Ha-Bo’her Bé-‘Amo Israël Bé-Ahava », et à la fin de « Emet Véyatsiv » : « Barou’h Gaal Israël ».

La fin du temps limite pour réciter les bénédictions de la lecture du Chéma’
Au même titre qu’il existe un temps limite pour la lecture du Chéma’ et pour la ‘Amida, ainsi il y a un temps limite pour réciter les bénédictions de la lecture du Chéma’.

Il est enseigné dans une Michna du traité Béra’hott (9b) que la fin du temps limite de la lecture du Chéma’ du matin est « la fin de la 3ème heure », et « celui qui lira au-delà de cette limite n’est pas perdant ».
La Guémara demande : que signifie « il n’est pas perdant » ?! Il est évidement perdant puisque la limite de la lecture du Chéma’ est passée !
La Guémara explique : Il n’a pas perdu les bénédictions de la lecture du Chéma’.

Nous apprenons de là que même si la limite de la lecture du Chéma’ est passée, il est encore possible de réciter les bénédictions du Chéma’.
Notre maitre le ROCH explique au nom de Rabbénou Haï GAON que lorsque nos maitres enseignent qu’il est possible de réciter les bénédictions du Chéma’ même après la limite du Chéma’, cela signifie qu’il est encore possible de les réciter jusqu’à la fin de la 4ème heure, c'est-à-dire jusqu’à la fin de la limite de la ‘Amida de Cha’harit.
Mais cela ne signifie pas que l’on peut encore réciter les bénédictions de la lecture du Chéma’ durant toute la journée.
Telle est également l’opinion d’autres grands décisionnaires notables, et parmi eux Rabbénou Its’hak IBN GIAT, ainsi que l’auteur du Séfer Ha-Echkol.
C’est ainsi que tranche MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h (chap.58-6).

Nus avons donc appris que la limite du temps pour réciter les bénédictions du Chéma’ est la même que celle pour prier la ‘Amida de Cha’harit, c'est-à-dire, au plus tard 4 heures saisonnières depuis le lever du soleil, comme indiqué dans les différents calendriers.

Nous apprenons également de là combien est détestable l’usage de certaines synagogues et de certains particuliers qui prient à une heure très tardive. Il ne leur est pas suffisant de perdre l’heure limite du Chéma’ (s’ils ne l’ont pas lu à temps avant l’office) ainsi que l’heure limite de la ‘Amida, mais qui plus est, ils s’introduisent dans un interdit de réciter une bénédiction en vain (Bérah’a Lé-vatala) en récitant les bénédictions sur la lecture du Chéma’ après leur heure limite.
C’est ce qu’écrit notre maitre le ‘HYDA dans Chou’t ’Haïm Chaal (vol.2 chap.31) en ces termes :
« Combien je souffre en mon âme en constatant l’usage dans ces villes (en Europe) où des gens lisent le Chéma’ avec ses bénédiction après les 4 premières heures du jour et ne se lèvent pas à l’office avec l’assemblée, et lorsqu’ils se lèvent et lisent le Chéma’ chez eux, la 4ème heure s’est écoulée, et malgré tout, ils lisent le Chéma’ avec ses bénédictions, à l’encontre de la décision Halachique de MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h stipulant que lorsque la 4ème heure du jour s’est écoulée, on ne peut plus réciter les bénédictions de la lecture du Chéma’. »

En conclusion: Si quelqu’un a négligé et n’a pas encore prié lorsque s’est écoulée la limite pour la ‘Amida de Cha’harit, c'est-à-dire après les 4 premières heures du jour depuis le lever du soleil, même s’il peut encore prier la ‘Amida jusqu’à l’heure de « ‘Hatsot » (moitié de la journée), malgré tout, il ne peut plus réciter les bénédictions de la lecture du Chéma’ en mentionnant le Nom d’Hachem et Sa royauté (il omettra les mots « Ata A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Méle’h Ha-‘Olam » dans chaque bénédiction du Chéma’).

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