Halacha pour dimanche 8 Tevet 5779 16 décembre 2018

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme
de la jeune fille Ori Bat Noa z’’l
assassinée sauvagement par un terroriste parce que juive
Qu’Hachem venge son sang Amen

Pour l'élévation de l'âme de Jean Claude Nissim Ben Rose Rzala
Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l
Pour l’élévation de la Néshama de Gilles Moshé Ben Aharon DAIEN z’’l

Cette Halacha est aussi dédiée à l'élévation de l'âme de
Mme Colette Rivka bat Messaouda (Bensamoun) z"l

Répondre Amen à la bénédiction d’un enfant – L’attitude du Gaon Rabbi Chélomo Zalman OYERBACH z.ts.l

Question: Doit-on répondre « Amen » aux bénédictions des enfants (qui ne sont pas Bar ou Bat Mitsva)?

Réponse: Il est enseigné dans une Baraïta du traité Béra’hot (53a):
On répond « Amen » aux bénédictions de toute personne, excepté les enfants.
La Guémara explique:
Ceci uniquement au moment où ils étudient et apprennent avec leur maître à réciter les bénédictions. Mais lorsqu’ils récitent véritablement leurs bénédictions pour s’acquitter, on doit répondre à leurs bénédictions.

Cela signifie - tel que l’explique MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (chap.215) – qu’il est permis d’apprendre aux enfants à réciter les bénédictions tel qu’elles sont formulées réellement, même s’ils récitent dans ce cas en vain lors de leur apprentissage, car lorsqu’on apprend à un enfant à réciter les bénédictions, on lui apprend la formulation exacte de la bénédiction même s’il n’est pas soumis à ce moment précis à cette bénédiction. Par exemple : si l’on désire éduquer son enfant à réciter la bénédiction de « Boré Péri Ha’Ets », il est permis de lui faire réciter cette bénédiction plusieurs fois sur le même fruit, même si selon la règle il ne faut la réciter qu’une seul fois sur le même fruit. C’est pour cela que dans ce cas précis il ne faut pas répondre « Amen » à de telles bénédictions (sauf pour la première sur le premier morceau du fruit), car on ne peut pas répondre « Amen » pour accréditer et confirmer les propos du récitant alors que sa bénédiction n’en est pas une.

Mais lorsque les enfants récitent les bénédictions conformément à la règle afin de s’acquitter réellement, puisqu’ils récitent dans ce cas à titre de H’inouh’ (éducation), même s’ils ne sont pas encore arrivés à l’âge d’obligation des Mitsvot (13 ans pour un garçon, 12 ans pour une fille), il faut dans ce cas répondre « Amen » à leurs bénédictions.

Cependant, les décisionnaires écrivent que tout ceci n’est valable que pour des enfants arrivés en âge d’éducation, qui connaissent le sujet de la bénédiction et savent à qui elle est adressée. Mais s’il s’agit d’enfants véritablement petits, il ne faut pas répondre à leurs bénédictions, car il est à craindre que leur corps ne soit parfaitement propre. De ce fait, lorsque le TOUR et MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’ tranchent qu’il faut répondre « Amen » aux bénédictions des enfants en bas âge lorsqu’ils les récitent pour s’acquitter puisqu’ils sont en âge d’éducation, cela s’adresse uniquement à des enfants arrivés en âge d’éducation.
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que dans le doute, il ne faut répondre « Amen » qu’à la bénédiction d’un enfant âgé de 9 ans et au-delà.

Nous apprenons de là qu’il faut éduquer les enfants à nettoyer leurs corps très scrupuleusement, car s’ils ne se nettoient pas correctement après avoir soulagé leurs besoins naturels, toutes leurs bénédictions ainsi que toutes leurs prières sont vaines.

Il faut ajouter qu’au même titre qu’il y a une nécessité d’éduquer les enfants à réciter les bénédictions, il est aussi nécessaire de les éduquer à répondre Amen aux bénédictions qu’ils entendent.
En effet, lorsque des adultes ne répondent pas Amen à la bénédiction d’un enfant, celui-ci est susceptible de négliger de répondre Amen aux bénédictions qu’il entendra, car il ne sait pas pourquoi on ne répond pas Amen à ses propres bénédictions.
C’est pour cela que le Gaon Rabbi Chélomo Zalman OYERBACH z.ts.l avait l’usage – lorsqu’il entendait la bénédiction d’un enfant – de répondre « Amé » (sans le Noun), et ainsi l’enfant ne portait pas attention au fait qu’on ne répond pas exactement « Amen » à sa bénédiction, et il apprenait malgré tout l’obligation de répondre Amen aux bénédictions que l’on entend.

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