Halacha pour dimanche 16 Shevat 5773 27 janvier 2013

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme
de la jeune fille Ori Bat Noa z’’l
assassinée sauvagement par un terroriste parce que juive
Qu’Hachem venge son sang Amen

Pour l'élévation de l'âme de Jean Claude Nissim Ben Rose Rzala
Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l
Pour l’élévation de la Néshama de Gilles Moshé Ben Aharon DAIEN z’’l

Cette Halacha est aussi dédiée à l'élévation de l'âme de
Mme Colette Rivka bat Messaouda (Bensamoun) z"l

Question : Est-ce que le Zivoug (le choix du conjoint) est un décret du Ciel, ou bien l’individu a la possibilité de mériter une épouse ou un mari plus vertueux que ce qui lui était décrété, ou bien le contraire ?

Réponse :  
Nos maîtres enseignent dans la Guémara Sota (2a) :
Reish Lakish dit : on ne destine une femme à un homme, que selon ses actes. Comme il est dit : « Le bâton des Resha’im (des impies) ne reposera pas sur le destin des Tsaddikim (des justes) » (Tehilim 125) (C'est-à-dire, un homme juste ne subira pas une mauvaise union)
La Guémara fait pourtant remarquer que Rabbi Yehouda enseigne au nom de Rav :
40 jours avant la conception du fœtus, une voix céleste déclare : « la fille d’untel est destinée à untel », comment comprendre l’enseignement de Reish Lakish selon lequel l’union dépend des actions de la personne ?
Et la Guémara répond en disant : lors d’un premier mariage, l’individu mérite ce qu’Hashem a décrété pour lui, sans prendre en considérations ses actions (bonnes ou mauvaises), mais lors d’un deuxième mariage, l’individu est soumis à l’examen de ses actions, et seules ses actions détermineront la personne avec laquelle il se s’unira.
 
En réalité, même lors d’un premier mariage, l’union dépend des actions de la personne. C’est ce qu’explique le Gaon Rabbi Touviya HaLevi, qui vivait à Tsfat (Israël) il y a environ 400 ans, en disant que lorsque la Guémara citée plus haut atteste que lors d’un premier mariage, l’individu mérite le décret d’Hashem, et que l’on ne prend pas en considération ses actions, cela veut seulement dire que si les actions des 2 conjoints ne sont pas tout à fait au même niveau ;si les 2 sont des Taddikim mais que l’un des 2 est plus Tsaddik (juste) que l’autre ; ou bien si tous les 2 sont des Resha’im mais que l’un des 2 est plus Rasha’ (impie) que l’autre, dans ces 2 cas, les 2 parties se marierons ensemble puisque tel est le décret d’Hashem par le biais de la Voix Céleste.
Mais si Hashem décrète que 2 personnes vont s’unir, mais que la différence spirituelle est beaucoup trop importante entre les 2 parties, le décret s’annule et ils ne se marieront qu’avec des gens qui correspondent au niveau de leurs actions.                    
Lors d’un deuxième mariage, qui lui, est tributaire des actions de la personne, Hashem veillera avec beaucoup de précision, à ne marier que des gens qui se correspondent au niveau de leur Tsidkout (leur droiture), ou de leur Rish’out.
De nombreuses autres nuances ont été dites à ce sujet, selon lesquelles, on peut perdre le Zivoug (le conjoint destiné) qui nous a été décrété par la Voix Céleste (voir plus haut), dans le sens positif ou négatif, car par ses actions et ses prières, tout individu peut provoquer qu’on lui accorde une bonne union.
 
Cependant, lorsque l’on cherche le Zivoug (le conjoint), il faut diriger ses actes vers Hashem, et rechercher un parti qui nous corresponde, sans exigences démesurées ou insensées, car à cause de cela, on peut s’occasionner la perte de son Zivoug !!
 
Une histoire vraie est rapportée à ce sujet.
 
Le Gaon Rabbi Méshoulam IGRE z.ts.l, qui vivait il y a environ 200 ans, menait une existence très pauvre, et malgré cela, s’investissait totalement dans l’étude de la Torah. Il était considéré dès son jeune âge comme un génie et un grand Tsaddik.
Un homme très riche et grand donateur du nom de Rabbi Shmouel BEICK désira le prendre comme mari pour sa fille unique.
Quelques temps après le mariage, la nouvelle mariée qui avait toujours vécut dans la richesse et l’opulence, se rendit compte que son mari ne s’intéressait absolument pas aux choses matérielles de ce monde et ne mettait son esprit que dans l’étude de la Torah. Ne se satisfaisant plus de ce mode de vie, elle demanda le divorce. Son père, le richissime Rabbi Shmouel BEICK, voyant que sa fille était malheureuse, demanda lui aussi à son gendre Rabbi Méshoulam IGRE d’accorder le Guett (l’acte de divorce religieux) à sa fille.
Avec beaucoup de peine et de tristesse, Rabbi Meshoulam divorça sa femme, selon son désir et celui de son père.
 
A cette même période, un grand débat Hala’hic opposait différentes autorités religieuses, au sujet de la validité d’un Guett rédigé par Rabbi Moshé MINTS pour le fils du Gaon Rabbi Morde’haï Zeev, Av Beit Din de la ville de Levov – Russie.
Certains validaient ce Guett, et d’autres prétendaient qu’il n’était pas conforme.
On décida de solliciter l’avis du Gaon Rabbi Isha’ya BERLIN z.ts.l, qui était le Rav de la ville de BRASLOVI, et réputé pour sa grande maîtrise des Rishonim (décisionnaires médiévaux) et des A’haronim (décisionnaires ultérieurs au Shoul’han Arou’h).
On fit parvenir la question à ce grand maître, en y joignant les différents avis et les arguments des autres autorités qui s’étaient déjà prononcé. Parmi les différents avis, se trouvait également celui du jeune Gaon Rabbi Meshoulam IGRE, qui exprimait lui aussi son opinion sur la validité de ce Guett.
 
Lorsque Rabbi Isha’ya BERLIN se mit à consulter les différents avis qui avaient déjà été exprimés par les autres autorités Hala’hic, le riche Rabbi Shmouel BEICK était de passage dans la ville de BRASLOVI pour ses affaires, et décida de rendre visite au Rav de la ville, Rabbi Isha’ya BERLIN, qu’il connaissait depuis de nombreuses années.
Lorsque Rabbi Isha’ya BERLIN eu dans les mains l’avis d’un Gaon du nom de Rabbi Meshoulam IGRE, il fut émerveillé par les arguments que ce Gaon écrivait, et il se tourna vers le riche Rabbi Shmouel BEICK en lui demandant s’il connaissait ce génie ?
Rabbi Shmouel BEICK lui répondit : « Oui je le connais. Il est très jeune, il a à peine 17 ans ! »
Rabbi Isha’ya BERLIN s’exclama : « Si jeune, et déjà une telle maîtrise et un tel génie ! Ce jeune homme fait partie de l’élite du peuple juif !! Il sera, sans le moindre doute, le prochain Gadol Hador  (le grand de la génération) !! »
En entendant de tels propos de la bouche de celui qui était le chef spirituel de la génération, le riche Rabbi Shmouel BEICK s’évanouit !!
Rabbi Isha’ya alerta tout de suite les gens de sa maison, et on lui versa de l’eau sur le visage afin qu’il reprenne connaissance.
Lorsqu’il revint à lui, Rabbi Isha’ya lui demanda : « Qu’est ce qui t’a pris de t’évanouir ?! »
Rabbi Shmouel lui répondit : « Ce jeune Gaon était mon gendre ! Et malheureusement, il a été forcé de donner le Guett à ma fille sur ma demande. »
Rabbi Isha’ya BERLIN lui dit : « Si ce jeune Gaon faisait partie de ta maison et que tu l’a laissé s’en aller, tu ferais mieux de t’évanouir une 2ème fois !!! »
 
Peu de temps plus tard, le Gaon Rabbi Meshoulam IGRE eu le mérite d’épouser la fille du Gaon Rabbi Its’hak HORWITZ, le Rav de la ville de BRODI, et ils vécurent heureux et dans le bien.

הלכה יומית מפי הראש"ל הגאון רבי יצחק יוסף שליט"א

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