Halacha pourjeudi 13 Kislev 5779 novembre 21 2018

Parler aux toilettes

Question: Une personne qui se trouve aux toilettes, a-t-elle le droit de parler à quelqu’un qui se trouve à l’extérieur, ou répondre à un appel téléphonique à l’intérieur des toilettes (téléphone portable)?

Réponse: Il est enseigné dans la Guémara Bérah’ott (62a) : La tradition des toilettes, c’est la pudeur et le silence. C'est-à-dire, la tradition que nous avons reçue de nos maîtres lorsqu’on se trouve aux toilettes, c’est de se comporter avec pudeur, et d’observer le silence.

C’est ainsi que tranche le Rama dans ses notes sur le Choulh’an ‘Arouh’ (Orah’ h’aïm chap.3). Il écrit qu’il ne faut pas parler lorsqu’on se trouve aux toilettes, et il faut s’y comporter avec pudeur et discrétion, ce qui inclut le fait de fermer systématiquement la porte des toilettes, même lorsqu’on est seul dans la maison.

Notre maître le Rambam écrit (chap.5 des Halah’ot Dé’ott) qu’il ne faut pas parler lorsqu’on va à la selle, même si l’on doit parler pour une grande nécessité, et ceci, à titre de pudeur (Tsni’outt).

Il est expliqué à travers les propos de notre maître leH’YDA, ainsi que d’autres Poskim (décisionnaires), que hormis la notion de pudeur, le fait de parler lorsqu’on se trouve aux toilettes, peut entraîner un danger. En effet, les Mazikim (êtres maléfiques, créés au 6ème jour de la création, après le coucher du soleil) se trouvent, entre autres, dans les toilettes, et peuvent nuire à la personne qui parle dans cet endroit.

Selon cette explication, il serait catégoriquement interdit de parler lorsqu’on est aux toilettes, et cela, même si l’on parle pour une grande nécessité, puisqu’il y a un risque de danger.

Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que même s’il est évident qu’il est interdit de parler lorsqu’on se trouve aux toilettes, particulièrement lorsqu’on parle et que ce n’est pas indispensable, et ceci à titre de Tsni’outt (pudeur et discrétion), malgré tout, lorsqu’il s’agit d’une grande nécessité, on peut  permettre de parler.

En effet, le Gaon Ya’avets écrit dans son livre MOR OUKTSI’A, que de notre époque (il vivait au 18ème siècle), les Mazikim ne se trouvent plus dans les toilettes, car aujourd’hui, les toilettes se trouvent à l’intérieur des zones d’habitation, et les Mazikim ne sont pas autorisés à résider là où résident des êtres humains. Ce qui n’était pas le cas du temps de nos maîtres, les Sages du Talmud, les toilettes se trouvaient à l’extérieur des zones d’habitation, dans les champs, on s’exposait donc beaucoup plus au danger des Mazikim.

Qui plus est, le Maharchal écrit au sujet de l’esprit d’impureté qui réside sur les mains, le matin avant Nétilatt Yadaïm, que de nos jours, c’est esprit d’impureté est considérablement atténué. Effectivement, du temps de nos maîtres, les Sages du Talmud, si une personne portait la main aux yeux, le matin avant de faire Nétilatt Yadaïm, cette personne pouvait perdre la vue à cause de l’esprit d’impureté qu’il y a sur ses mains (voir Guémara Chabbat 108b, ainsi que dans les Masséh’tot Ketanot, Kala chap.1, Halah’a 19). Alors que nous constatons que cette réalité n’existe plus de notre époque.

Nous pouvons en dire autant au sujet de l’impureté des toilettes, de notre époque.

Nous ne devons donc pas craindre le danger cité par les kabbalistes, mais uniquement prendre en considération, la Tsni’outt (pudeur et discrétion) de la personne, lorsqu’elle se trouve aux toilettes.

En conclusion: Il est interdit de parler lorsqu’on se trouve aux toilettes (lorsqu’on s’y trouve pour y faire ce qu’on y fait habituellement).

On peut autoriser dans certaines situations : si l’on doit absolument répondre à un appel téléphonique de grande importance, qui pourrait nous occasionner une perte d’argent.

Ou bien un père ou une mère qui se trouvent aux toilettes, et doivent dire quelque chose à leurs enfants qui sont seuls dans la maison, afin de leur éviter de toucher ou de faire quelque chose de dangereux. Dans ces cas-là, il est permis de parler aux toilettes, mais en faisant en sorte d’abréger le plus possible.

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