Halacha pour mardi 12 Kislev 5780 10 décembre 2019

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon
Pour la guérison totale de Ethan Chlomo Ben Yoni  parmi tous les malades d'Israël Amen
Pour l'élévation de l'âme de Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)

Le respect des parents après leur disparition

Au même titre qu’un homme est soumis au devoir d’honorer ses parents de leur vivant, ainsi il est soumis au devoir de les honorer après leur disparition. Il est certain qu’il lui est interdit de les mépriser après leur disparition.

Il est rapporté dans une Baraïta citée dans le traité Kiddoushin (31b):
Si un fils cite un enseignement prononcé par son défunt père, il doit dire : « Ainsi a dit mon père. Haréni Kaparatt Michkavo (Que je serve d’expiation à sa place, c'est-à-dire, que l’on m’inflige tous les châtiments que son âme devrait subir) ». Le fils exprime ainsi une volonté de prendre sur lui quelques souffrances à la place de son père, afin que le mal ne le touche pas dans l’Autre Monde. 

Quel est le sens de cette phrase?
Il est vrai que les commentateurs ont débattu du sens de cette phrase, mais notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que le véritable sens de cette phrase n’est pas d’exprimer que s’abattent sur le fils des souffrances à la place du père, et il cite des preuves à ses propos. Le véritable sens est uniquement une marque de respect, et aussi le fait que le fils prononce cette phrase aidera le père à ne pas souffrir dans l’autre monde. 

Dans le livre « Avir Ha-Ro’im » (début du vol.2), nous avons expliqué que le sens de la phrase « Haréni Kaparatt Michkavo » est d’exprimer la volonté que le mal n’atteigne pas le défunt lorsqu’il est dans la tombe, car – comme on le sait – c’est essentiellement durant la 1ère année après le décès qu’aucun mal ne doit atteindre le défunt dans sa tombe. C’est pourquoi, on mentionne « Michkavo » (le lieu où il repose) exclusivement durant toute la 1ère année, car c’est à ce moment qu’il faut prier pour qu’il ne souffre pas dans sa tombe.

Dans quelle situation précise le fils doit prononcer cette phrase?
Le fils ou la fille du défunt doivent dire cette phrase exclusivement pendant les 12 mois de deuil, mais après les 12 mois de deuil, ils devront dire simplement « Mon père, Zih’rono Livra’ha (que son souvenir soit une bénédiction) ».
En effet, au-delà des 12 mois de deuil, il n’est pas nécessaire de dire la formule « Haréni Kaparatt Michkavo », car le jugement dans le Guéhinam dure seulement 12 mois, et au-delà de cette période, cette phrase n’a plus de sens, puisque aucun mal ne peut être infligé à l’âme de son défunt père (même si certains Récha’im subissent un jugement plus long dans le Guéhinam, en général, le jugement ne dure que 12 mois).

Malgré tout, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que l’on est tenu de dire la formule « Haréni Kaparatt Michkavo » ou d’autres phrases honorifiques comme celle-ci, uniquement lorsqu’on cite un enseignement Halah’ique au nom de son défunt père, comme les termes de la Baraïta le précisent : « Si quelqu’un cite un enseignement prononcé par son défunt père… ». Or, le terme « enseignement » désigne exclusivement des paroles de Torah. Mais lorsqu’on mentionne de simples paroles prononcées par son défunt père, qui ne sont pas des paroles de Torah mais uniquement des propos profanes, il n’est pas nécessaire d’ajouter ces mots.
De même, lorsqu’on fait mention d’une bonne attitude adoptée par sa défunte mère, il faut ajouter ces mots. Par exemple, lorsqu’on raconte qu’elle avait l’usage de réciter la bénédiction des Nérot de Chabbat avant l’allumage – conformément à l’opinion de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’ - ou d’autres exemples comme celui-ci.
Dans la prochaine Halacha, nous traiterons du devoir de dire le Kaddich après la disparition des parents.

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