Halacha pour jeudi 18 Iyar 5782 19 mai 2022              

Pour l'élévation des âmes de:
Messa’ouda Bat ‘Aïsha (STEBOUN) de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Charles Chalom Ben Sultana
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Date de la Halacha: 18 Iyar 5782 19 mai 2022

Catégorie: Kibud Av VaHem


Embrasser les mains des parents le vendredi soir – Les élèves de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï

Question: Faut-il embrasser les mains des parents le vendredi soir, et recevoir leur bénédiction ? Cet usage est-il valable aussi bien vis-à-vis du père que de la mère?

Réponse: Il est enseigné dans la Guémara ‘Avoda Zara (17a) que lorsque ‘Oula (un sage du Talmud) rentrait de la maison d’Etude, il embrassait les mains de son père.
Rachi explique que tel est l’usage, lorsqu’on sort de la synagogue, on embrasse les mains du père et de la mère, ainsi que les mains de ceux plus grands que soi sur la manche de leur vêtement.
Il est enseigné dans le Zohar Ha-Kadoch (Le’h Le’ha) que Rabbi El’azar, le fils de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï, ainsi que tous les disciples de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï, embrassaient les mains de leur maitre.
C’est ainsi qu’agissait également notre maitre le ARI Zal envers sa mère, il se rendait chaque vendredi soir chez elle pour lui embrasser la main, et elle le bénissait.
Nous en déduisons que notre maitre le ARI Zal a dévoilé par cela une certaine importance mystique dans le fait que la mère bénisse son enfant le vendredi soir et que celui-ci lui embrasse la main.

L’explication Kabbalistique à cet usage est donnée dans le livre Cha’ar Ha-Kavanott, et nos maitres les Kabbalistes ont beaucoup insisté sur ce point, chacun doit embrasser les mains de ses parents le vendredi soir, en particulier la main de la mère.
Même si l’on n’habite pas avec eux, il est bon de s’efforcer - selon ses possibilités - de se rendre chez eux et demander leur bénédiction.
C’est ce qu’enseigna notre maitre le ARI Zal à son disciple Rabbi ‘Haïm VITTAL.
Notre maitre le ‘HYDA écrit également dans son livre Moré Bé-Etsba’, que lorsqu’on embrasse les mains des parents, on doit avoir la pensée d’accomplir par cela le commandement du respect des parents, et lorsqu’on embrasse les mains de la mère, on doit penser aussi qu’il y a un secret Kabbalistique dans ce geste.

De même, nous avons entendu que le Gaon Rabbi Ben Tsion ABBA CHAOUL z.ts.l, lorsqu’il habitait le quartier de Tel Arza à Jérusalem, et que sa mère habitait à proximité de la maison du Président (une grande distance entre les deux points), il se déplaçait tous les vendredi-soirs chez sa mère, pour lui embrasser la main et recevoir sa bénédiction.    

Il existe différents usages sur le moment précis où les parents doivent bénir leurs enfants.
Certains ont l’usage de le faire entre « CHalom ‘Alé’hem » et le Kiddouch.
D’autres ont l’usage d’embrasser les mains des parents après le Kiddouch.
Notre usage personnel est d’embrasser les mains des parents (lorsque les parents sont sur place) après le Kiddouch, après avoir goûté le vin, et c’est à ce moment aussi que les parents bénissent leurs enfants pour tout ce qu’ils désirent.
Ensuite, on procède à la Nétilatt Yadaïm pour le repas.

La plupart des Achkénazim (excepté quelques ‘Hassidim) n’ont pas l’usage de ces marques de respect, et n’ont pas l’usage d’embrasser la main, même s’il s’agit là d’un usage très ancien.
De même, ils n’embrassent pas les mains des sages de la Torah, et se contentent de leur serrer la main et de leur bénédiction.
Malgré tout, même selon leur usage, les parents doivent veiller à bénir leurs enfants chaque vendredi soir, comme en atteste le Gaon Rabbi Ya’akov EMDEIN (le Gaon Ya’bets) z.ts.l dans son Siddour.
Mais les Séfaradim ont l’usage d’embrasser la main, et ne doivent surtout pas abandonner cet usage qui possède une juste source.
Le Gaon auteur du livre Réchitt ‘Ho’hma (Cha’ar Guidoul Banim) nous met en garde sur cela, en disant que chaque parent se doit d’éduquer ses enfants lorsqu’ils sont encore en bas âge, à embrasser les mains des parents et les mains des grands sages, ainsi que les mains des gens pieux.
(Voir aussi Choul’han Ha-Ma’are’hett page 56 où d’autres références sur ce point sont citées).

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