Halacha pour vendredi 15 Kislev 5780 13 décembre 2019              

Date de la Halacha: 15 Kislev 5780 13 décembre 2019

Catégorie: General


Questions/Réponses Halacha Yomit - « J’ai juré et j’accomplirai » - Un voisin a allumé la lumière – Réciter la bénédiction sur le beau fruit

Recueil de réponses données ces derniers temps

Question: Il est écrit (Téhilim 119) : « J’ai juré et j’accomplirai, afin d’observer tes lois ». Est-il donc utile de formuler des vœux afin d’accomplir les Mitsvott?

Réponse: Le Séfer Ha-‘Hassidim écrit (chap.1110) : (le verset) « J’ai juré et j’accomplirai, afin d’observer tes lois » était valable du temps des générations passées, où les gens étaient très vigilants vis-à-vis de leurs paroles et de leurs actes, et il est certain qu’ils ne transgressaient pas leur parole. Mais de notre temps, on ne jure pas, par crainte de transgresser son serment. »
Cela signifie que selon le Séfer Ha-‘Hassidim, il n’est pas correct de formuler un vœu ou un serment, même pour se renforcer dans l’observance des Mitsvott d’Hachem.

Cependant, MARAN l’auteur du Choul’han ‘Arou’h (chap.203-6) écrit:
« Celui qui dit : « Je vais étudier ce chapitre », et il craint d’en avoir la paresse, il lui est permis de formuler un vœu afin de s’empresser de le faire. De même, s’il craint que son penchant le pousse à transgresser un interdit, ou d’avoir la paresse d’accomplir un devoir positif, il est une Mitsva dans ce cas de jurer ou d’en faire le vœu afin de s’empresser de le faire. »
Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit (Halichott ‘Olam vol.8 page 52) qu’il ressort des propos de MARAN un avis contraire à celui du Séfer Ha-‘Hassidim, et selon MARAN, il est possible – même de notre époque – de faire un vœu ou de jurer afin d’accomplir les Mitsvott de la Torah.
Quoi qu’il en soit, il est certain qu’il n’y a pas une règle uniforme sur ce point, et nous n’avons quasiment jamais vu quelqu’un formuler un vœu ou jurer de notre époque (pour accomplir son devoir), car l’obstacle est très fréquent dans ce domaine, et ce n’est que dans des cas exceptionnels et particuliers qu’il y aurait matière à employer une démarche aussi lointaine.

 

Question: A mon grand désarroi, mon voisin juif profane Chabbat. Dans le cas où il allume la lumière dans la cage d’escaliers, m’est-il permis de monter les escaliers?

Réponse: Une personne qui profane Chabbat et qui a allumé la lumière dans la cage d’escaliers, de sorte que l’endroit était sombre et qu’il était impossible de monter rapidement, mais seulement lentement, dans ce cas, le Gaon Rabbi Chélomo Zalman OYERBACH z.ts.l écrit (Choul’han Chélomo chap.318) qu’il faut monter lentement, afin de ne pas tirer profit de la transgression du Chabbat.
Le Gaon Rabbi Ben Tsion ABBA CHAOUL tranche (Or Lé-Tsion chap.41-5) qu’il faut dans ce cas attendre que la lumière s’éteigne d’elle-même, et il sera ensuite permis de monter les escaliers. C’est ainsi que tranche également notre maitre le Gaon et Richon Lé-Tsion Chlita dans Yalkout Yossef, où il stipule que celui qui s’imposera la rigueur d’attendre que la lumière s’éteigne d’elle-même, est digne de la bénédiction, en particulier du fait que la chose peut être assimilée à un ‘Hiloul Hachem en profitant volontairement d’une transgression du Chabbat.

 

Question: Si j’ai devant moi 2 fruits (dont la bénédiction est identique), y a-t-il une préférence à réciter la bénédiction sur le plus beau d’entre eux?

Réponse: Le Gaon auteur du Beit Ménou’ha (chap.202) écrit que lorsqu’on a 2 fruits – par exemple 2 pommes – si l’un d’eux a noirci et que l’autre est plus beau d’aspect, il faut donner préférence au plus beau d’entre eux pour réciter la bénédiction, à titre du principe de « Zé Eli Véanvéhou », selon lequel il faut mettre de l’esthétique dans les Mitsvott.
Plusieurs grands décisionnaires des derniers siècles citent ses propos sur le plan Halachique.      

                  

Chabbat Chalom!

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