Halacha pour mardi 5 Kislev 5776 17 novembre 2015              

Date de la Halacha: 5 Kislev 5776 17 novembre 2015

Catégorie: Chabbat


« Rétsé » dans le Birkat Ha-Mazon du Chabbat

Cette Halacha est dédiée a la guérison totale et rapide de toutes les victimes juives du terrorisme, et à l’élévation de l’âme des défunts assassinés par des barbares parce qu’ils étaient juifs. Qu’Hachem venge leur sang.

Elle est aussi dédiée à l’élévation de la Néshama de mon ami Chalom Ben Turkya (Marchand) z’’l

Elle est aussi dédiée à la prompte et totale guérison de mon beau père Its'hak Ben ‘Aisha (BENICHOU) d’Ashdod, de Charly Israël Ma’hlouf Ben ‘Aisha (BENICHOU) d’Ashdod, de Ménou’ha Eliana Bat Esther (Réfouat Ha-Néfesh Ou-Rfouat Ha-Gouf), et de Eliahou Ben Myriam (LASRY), Caroline Elasri Bat Emma, Judith Yéhoudit Bat Méssa’ouda, Karine Fré’ha ‘Haya bat Ma’ha, Serge Shim’on Ben Feïgle, de Maurice Moshé Ben ‘Aïsha (BENICHOU) et de Didier David ben Avraham 
parmi tous les malades d’Israël.
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Dans la Birkat Ha-Mazon du Chabbat, avant la bénédiction de « Boné Yérouchalaïm » (Vétivné), il faut ajouter le passage de « Rétsé Véhah’alitsénou », comme imprimé dans les rituels de prières, puis poursuivre avec la bénédiction de « Vétivné Yérouchalaïm Irah’… »
Il faut dire le passage de « Rétsé » à chacun des repas de Chabbat, au même titre qu’il faut ajouter le passage de « Yaalé Véyavo (Elo-hénou Vélo-hé Avoténou…) » les jours de fêtes et de Roch H’odech.

L’ajout de « Rétsé » est une obligation instaurée par nos maitres, comme expliqué dans la Guémara Bérah’ott (48b). (Chou’t Yabiya’ Omer vol.6 chap.28 parag.1).

Nous allons à présent expliquer de quelle façon faut-il procéder lorsqu’on a oublié de mentionner le passage de « Rétsé » dans Birkat Ha-Mazon du Chabbat.

Si l’on se rend compte de l’omission de « Rétsé » au milieu de la bénédiction de « Boné Yérouchalaïm », après avoir dit seulement les mots « Barouh’ Ata A. D. O. N. A. Y », mais sans avoir dit la suite (« Boné Yérouchalaïm »), la règle est qu’il faut dire à ce moment-là les mots « Lamédéni H’oukéh’a », (puisque la phrase « Barouh’ Ata A. D. O. N. A. Y Lamédéni H’oukéh’a » est un verset du Téhilim 119, et que le fait de terminer ainsi ne représente que la mention d’un verset, et non pas la prononciation du nom d’Hachem en vain), ensuite on ajoute le passage de « Rétsé » que l’on a omis, puis on continue « Vétivné ».
Si l’on se rend compte de l’omission de « Rétsé » seulement après avoir conclue la bénédiction de « Boné Yérouchalaïm », nous devons dire à ce moment-là :
Barouh’ Ata A. D. O. N. A. Y Elo-hénou Méleh’ Haolam Chénatan Chabbatot Limnouh’a Léamo Israël Béahava Léot Vélibrite Barouh’ Ata A. D. O. N. A. Y Mékadèch HaChabbat (Cette formule figure dans tous les rituels de prières), puis nous poursuivons avec la bénédiction de « Hatov Véhamétiv (…Laad Ha-el Avinou Malkénou…) »

Par contre, si l’on se rend compte de l’omission de « Rétsé » après avoir entamé la bénédiction de « Hatov Véhamétiv », après avoir prononcé le mot « Laad » :
Si cela se produit au repas du vendredi soir, ou au repas du Chabbat matin, il faut recommencer le Birkat Ha-Mazon depuis le début.
Si cela se produit à Sé'ouda Chélichit (le 3ème repas de Chabbat), on poursuit le Birkat Ha-Mazon sans le recommencer.
La raison à cette différence réside dans le fait qu’aussi bien pour « Rétsé » le jour de Chabbat, aussi bien pour « Yaalé Véyavo » (Elo-hénou Vélo-hé Avoténou…) les jours de fête, si ce repas est une obligation, par exemple le soir de Pessah’ où nous sommes tenus de consommer la Matsa, dans ce cas si l’on a omis de dire « Retsé »,  on est tenu de recommencer le Birkat Ha-Mazon, puisque l’omission de la mention de l’évènement dans lequel nous nous trouvons (« Yaalé Véyavo » dans lequel est mentionné l’événement, comme la fête de Pessah’), lors d’un repas obligatoire, invalide le Birkat Ha-Mazon, et si l’on a omit de mentionner l’événement, on doit recommencer du début.

C’est pour cela que lors d’un repas de Roch H’odech (qui tombe un jour de semaine), où nous n’avons pas une réelle obligation de manger du pain, si on omet de dire « Yaalé Véyavo » dans Birkat Ha-Mazon, on ne recommence pas, puisque l’omission de l’évènement dans lequel nous nous trouvons, lors d’un repas qui n’est pas obligatoire selon le Din, n’invalide pas le Birkat Ha-Mazon.

Il en est de même pour la mention de « Retsé » le jour de Chabbat.
Au même titre que celui qui omet de dire « Yaalé Véyavo » dans Birkat Ha-Mazon, un jour où le fait de manger du pain dans ce repas est une totale obligation selon le Din, et qu’il s’en rend compte après avoir dit le mot « Laad » de la bénédiction de « Hatov Véhamétiv (…Laad Ha-el Avinou Malkénou…) », cette personne doit recommencer du début, de la même façon, celui qui omet de dire « Rétsé » dans Birkat Ha-Mazon lors des repas de vendredi soir et de Chabbat matin où il y a une totale obligation de manger du pain selon le Din (comme nous l’avons déjà expliqué), et qu’il se rend compte de son omission après avoir prononcer le mot « Laad » de la bénédiction de « Hatov Véhamétiv (…Laad Ha-el Avinou Malkénou…) », cette personne doit recommencer depuis le début.

Mais si cette omission se produit lors du Birkat Hamazon de Sé'ouda Chélichit (3ème repas), bien que MARAN tranche qu’il faut absolument prendre également ce repas avec du pain (Choulh’an Arouh’ O.H chap.291), cependant, puisque certains décisionnaires (décisionnaires) sont d’avis qu’il n’est pas nécessaire selon le Din de manger du pain pour Sé'ouda Chélichit, si l’on a omis de dire « Rétsé » dans Birkat Ha-Mazon, nous ne recommençons pas. Comme MARAN le tranche lui-même (chap.188 parag.8).

Conclusion : Si l’on a omis de dire « Rétsé Véha’halitsénou » dans le Birkat Ha-Mazon, le jour de Chabbat, et que l’on s’en rend compte après avoir dit seulement le nom d’Hachem de la bénédiction de Boné Yérouchalaïm sans avoir poursuivit « Boné Yerouchalaïm », on dit les mots « Lamédéni H’oukéh’a »,  on ajoute « Rétsé », et on poursuit « Vétivné ».
Si l’on s’en rend compte après avoir dit les mots « Boné Yérouchalaïm », on dit la formule de substitution mentionnée plus haut.
Si l’on s’en rend compte après avoir dit le mot « Laad » :
Si l’on est au repas du vendredi soir ou du Chabbat matin, on recommence depuis le début du Birkat Ha-Mazon.

Si l’on est à Sé'ouda Chélichit, on ne recommence pas le Birkat Ha-Mazon.
Dans la prochaine Halacha, nous expliquerons – avec l’aide d’Hachem – quel est le Din lorsqu’on a terminé Birkat Ha-Mazon, et qu’on a le doute si l’on a mentionné « Retsé » ou non.

 

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