Halacha pour dimanche 2 Iyar 5769 26 avril 2009              

Date de la Halacha: 2 Iyar 5769 26 avril 2009

Catégorie: Elul/Selichot


« Donne-lui ce qui lui appartient, car toi et ce que tu possèdes lui appartenez. »

Puisqu’en ce moment, dans la période du ‘Omer, nous étudions les Pirké Avott (maximes des pères) en public, comme tel est l’usage de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita, nous allons donc - comme chaque année - citer quelques sujets mentionnés dans les Pirké Avott.

 

Il est enseigné dans les Pirké Avott (chap.3 Michna 8) :

Rabbi Eli’ezer de la ville de Bartota dit : Donne-lui ce qui lui appartient, car toi et ce que tu possèdes lui appartenez, comme le dit le Roi David : « Tout vient de toi, et c’est de Ta main que nous te donnons. »

 

« Donne-lui ce qui lui appartient » signifie que tout ce que l’homme possède provient d’Hachem. C’est pourquoi le Tana dit : Donne à Hachem ce qui lui appartient, car toi et ce que tu possèdes lui appartenez, car toute la richesse matérielle qu’Hachem procure aux gens riches n’est en réalité qu’un « dépôt » et l’homme riche n’est qu’un gérant de ce bien qu’on lui a confié, afin de pouvoir aider les nécessiteux et ceux qui sont dans le besoin. Ce riche mérite donc lui aussi de vivre de cette richesse.

On peut expliquer cela par une Halah’a tranchée dans le Choulh’an ‘Arouh’ (H’ochènn Michpatt chap.246) au sujet de celui qui quitte ce monde en laissant un testament dans lequel il lègue la totalité de ses biens à un seul des ses fils. Voici les termes de MARANN dans le Choulh’an ‘Arouh’ à ce sujet :

« Celui qui rédige un testament dans lequel il lègue tous ses biens à un seul de ses fils, il n’en fait en réalité que le gérant de ses biens, et le fils n’héritera qu’au même titre que tous ses frères. »

C’est-à-dire : Même si le père ne lègue la totalité de ses biens qu’à un seul de ses fils, nous n’estimons pas que ce fils est le seul héritier, mais nous estimons plutôt que la véritable intention du défunt n’était pas d’évincer tous ses autres enfants de ses biens, mais seulement de désigner celui parmi ses fils qui sera responsable du partage de l’héritage et que tous ses frères honoreront en l’écoutant. Le fils désigné sera effectivement le responsable du partage de l’argent de l’héritage, mais il ne prendra dans l’héritage qu’une part égale à celle de ses frères.

Il en est de même avec Hachem. Lorsqu’il octroie la richesse matérielle à l’un de Ses enfants, cet homme n’est pas considéré comme le propriétaire de sa richesse, mais seulement comme le gérant désigné pour distribuer cet argent à ses frères nécessiteux, afin de les soutenir et les nourrir. En récompense à cela, cet homme riche mérite d’être honoré, comme il est enseigné dans la Guémara ‘Erouvinn (86a) : « Rabbi honorait les riches. » De même, Rabbi ‘Akiva honorait lui aussi les riches. Il est certain qu’il s’agit là de riches qui craignent Hachem et qui prodiguent le bien.

Il est ramené dans le Sefer Ha-H’assidim que parfois, un homme n’a pas le mérite de vivre, et malgré tout, Hachem le maintient en vie car d’autres personnes ont besoin de lui, et s’il cessait d’aider et de soutenir les autres, il cesserait immédiatement de vivre.

De même, parfois un homme commet une faute envers Hachem, et il mériterait d’être puni par de graves maladies pour cette faute, malgré tout, Hachem ne le punit pas, car d’autres personnes ont besoin de lui et le mérite de la collectivité le protège. Il est aussi possible qu’il fasse Téchouva et répare ce qu’il a fait.
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