Halacha pour lundi 4 Kislev 5776 16 novembre 2015              

Date de la Halacha: 4 Kislev 5776 16 novembre 2015

Catégorie: Berachot


« De façon permise et non de façon interdite » (extrait des « HaRah’amann » du Birkatt Ha-Mazon)

Cette Halacha est dédiée a la guérison totale et rapide de toutes les victimes juives du terrorisme, et à l’élévation de l’âme des défunts assassinés par des barbares parce qu’ils étaient juifs. Qu’Hachem venge leur sang.

Elle est aussi dédiée à l’élévation de la Néshama de mon ami Chalom Ben Turkya (Marchand) z’’l

Elle est aussi dédiée à la prompte et totale guérison de mon beau père Its'hak Ben ‘Aisha (BENICHOU) d’Ashdod, de Charly Israël Ma’hlouf Ben ‘Aisha (BENICHOU) d’Ashdod, de Ménou’ha Eliana Bat Esther (Réfouat Ha-Néfesh Ou-Rfouat Ha-Gouf), et de Eliahou Ben Myriam (LASRY), Caroline Elasri Bat Emma, Judith Yéhoudit Bat Méssa’ouda, Karine Fré’ha ‘Haya bat Ma’ha, Serge Shim’on Ben Feïgle, de Maurice Moshé Ben ‘Aïsha (BENICHOU) et de Didier David ben Avraham 
parmi tous les malades d’Israël.
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Dans le texte des « HaRah’amann » à la fin du Birkatt Ha-Mazon, nous avons l’usage de demander la Parnassa (subsistance matérielle) à Hachem.
Les Achkénazim disent : « HaRah’amann Hou Yéfarnéssénou Béh’avod » (« que le Miséricordieux nous nourrisse dans la dignité »). Mais chez les Séfaradim et les originaires du Moyen-Orient, nombreux sont ceux qui disent : « HaRah’amann Hou Yéfarnéssénou Béh’avod Vélo Bé-Vizouï, Bé-Héter Vélo Bé-Issour » (« que le Miséricordieux nous nourrisse dans la dignité et non dans l’humiliation, de façon permise et non de façon interdite »).
Le Gaon Rabbi Yossef H’AÏM écrit dans son livre Ben Ich H’aï (H’oukatt) que cette formule n’est pas correcte selon la Halacha, car comment est-il possible de s’adresser à Hachem et lui demander la Parnassa, en ajoutant que cette Parnassa soit envoyée de façon permise et non de façon interdite, est-il concevable qu’Hachem envoi sa Parnassa à l’homme de façon interdite ?!

Cette formule selon laquelle l’homme demande à Hachem de le nourrir de façon permise et non de façon interdite, se trouve également dans des supplications spécifiques aux Yamim Noraïm (Roch Ha-Chana et Yom Kippour), et même sur ces supplications le Gaon Rabbi Yossef H’AÏM émet une remarque et écrit qu’il faut omettre ces termes, car il est certain qu’Hachem nous nourrira de façon permise et non de façon interdite, et de ce fait, il faut être vigilant sur ce point même dans les prières des Yamim Noraïm.

Cependant, nous avons trouvé cette formule dans les propos de grands de la Torah qui ont eux-aussi demandé dans ces termes, qu’Hachem les nourrisse dans la dignité, de façon permise et non de façon interdite. On trouve explicitement cette formule dans le Séder Ha-Yom du Gaon Maharam Ibn MAH’IR qui était l’un des grands d’Israël il y a environ 500 ans, et ses enseignements sont toujours cités dans les propos des grands décisionnaires des dernières générations.
Il écrit dans son livre (dans les règles relatives à la prière du matin) que l’homme doit implorer Hachem afin qu’il le nourrisse dans la dignité et non dans l’humiliation, « de façon permise et non de façon interdite ».
Nous trouvons également cette formule dans les écrits de nombreux autres de nos maitres.

Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l émet une remarque (dans Halichott ‘Olam vol.2 page 73) sur les propos de Rabbénou Yossef H’AÏM car il est enseigné dans la Guémara Soukka (52b) : « Le mauvais penchant de l’homme se renforce sur lui chaque jour, et si ce n’est l’aide d’Hachem, l’homme n’en viendrait pas à bout. »
Cela signifie que nous avons le besoin de demander la pitié d’Hachem afin qu’il nous aide à combattre notre mauvais penchant.
De même, nos maitres ont instauré de dire dans la prière du matin « Ne me mène pas à la faute involontaire, ni à la faute volontaire, et soumets mon (mauvais) penchant à être asservi à toi ». il n’y a donc aucune crainte à demander qu’Hachem nous nourrisse « de façon permise et non de façon interdite ».

Notre maitre le Rav z.ts.l cite également les propos du Gaon Rabbi Ya’akov EMDINN (le Gaon Ya’bets) qui rapporte les propos de certains selon qui, il ne faudrait pas dire les termes « Ne me mène pas à la faute involontaire, ni à la faute volontaire » (mentionnés précédemment) dans les bénédictions du matin, et le Gaon écrit sur cela : « Ces propos sont stupéfiants, nuls et non avenus, et quel est-il celui rempli d’effronterie pour prendre un telle initiative et vouloir effacer cette formule … » Fin de citation.
C’est pour cela que notre maitre le Rav z.ts.l écrit que la règle est la même au sujet de la formule « de façon permise et non de façon interdite » que l’on peut dire sans la moindre crainte.

Et même s’il y a lieu de faire une différence entre les choses, car dans toutes les supplications où l’on demande à Hachem de nous aider contre notre mauvais penchant, il s’agit précisément de demander à Hachem de nous aider à combattre le mauvais penchant, alors que dans la formule du « HaRah’amann » nous demandons d’Hachem que lui-même nous nourrisse de façon permise, et cela peut effectivement étonner car il est certain qu’Hachem lui-même n’envoi pas sa bénédiction par la voie de l’interdit.

Malgré tout, puisqu’il est possible d’interpréter les choses en deux demandes distinctes ; la première « qu’Hachem nous nourrisse », et la seconde « que cette subsistance soit de façon permise », la formule « de façon permise et non de façon interdite » est donc juste selon la Halacha, et c’est ainsi qu’agissent de nombreuses personnes originaires des communautés d’orient, en la disant sans la moindre crainte.                                                     

 

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