Halacha pour dimanche 14 Tishrei 5780 13 octobre 2019              

Date de la Halacha: 14 Tishrei 5780 13 octobre 2019

Catégorie: Soukkot


Soukkot – La fête de tout le peuple d’Israël

Notre maitre le ‘HYDA explique dans son livre « Dévach Léfi » que le mot « Soukka » contient une allusion aux règles de la Soukka.
En effet, certains construisent une Soukka de 4 murs, ce qui représente le meilleur de la Mitsva, et une telle Soukka ressemble à la lettre « Same’h » (ס) puisque cette lettre est « fermée » de toute part.
Certains font la Soukka avec 3 murs, comme la lettre « Kaf » (כ).
D’autres font la Soukka avec 2 murs en ajoutant une paroi supplémentaire sur le côté, comme la lettre « Hé » (ה). (Une telle Soukka comporte plusieurs détails Halachiques sur lesquels il faut être vigilant afin qu’elle soit conforme).

Nous apprenons donc une chose particulière:
Nous trouvons dans la base même du Din du devoir de la Soukka, qu’il est possible d’accomplir uniquement le « strict Din », et il est aussi possible de s’imposer la rigueur en ajoutant encore et encore pour accomplir le meilleur de la Mitsva.

Similairement, nous trouvons dans le Talmud Yérouchalmi qu’il faut poser le « Ska’h » (toit) de sorte que l’on puisse voir les étoiles au travers. Or, dans notre Talmud (Bavli), il est expliqué que ceci n’est pas une véritable règle, mais qu’il est seulement préférable de le faire.
Cette particularité du devoir de la Soukka – où l’on constate qu’il y a matière à des rigueurs supplémentaires – nécessite explication.

Notre maitre le Rav Ovadia YYOSSEF z.ts.l explique (Maor Israël-Darouchim page 75) que la particularité du devoir de la Soukka est son appartenance à l’ensemble du peuple d’Israël. Or, dans l’ensemble du peuple d’Israël, il y a des gens très méticuleux dans les Mitsvot, et il y a aussi certains qui le sont moins, mais chacun a sa place dans la Soukka.

C’est pour cela que nous réunissons les 4 espèces lors de la fête de Soukkot, car le Etrog fait allusion au Talmid ‘Ha’ham (l’érudit dans la Torah) qui possède aussi bien la connaissance de la Torah, aussi bien les actions méritantes, au même titre que le Etrog possède aussi bien le goût que la bonne odeur.
Le Hadass (feuilles de myrte) fait allusion à celui qui possède les actions méritantes. Le Loulav fait allusion à celui qui possède la connaissance de la Torah mais pas les actions méritantes, au même titre que le Loulav (le dattier) possède le goût (on consomme les dattes), mais ne possède pas d’odeur.
La ‘Arava (feuilles de saule), qui ne possède ni goût ni odeur, fait allusion aux ignorants qui ne possèdent ni connaissance de la Torah, ni actions méritantes, et sont qualifiés de « pauvres » car il n’y a de pauvre que celui qui n’a pas le savoir (Nédarim 41a). il est dit sur ces gens simples : « Les pauvres seront ceux que tu amèneras en ton foyer » (comme expliqué dans la Guémara Ména’hot 27a).

A présent, lors de la fête de Soukkot, Hachem dit:
« Qu’ils constituent tous un seul groupe, afin que les uns expient les autres ! »
Tout ceci, à la condition qu’en définitif, ils soient tous attachés aux érudits (afin d’être imprégnés de leurs connaissances et de leurs actions).
Mais la ‘Arava lorsqu’elle est seule, est frappée au sol (comme on le fait le jour de Hocha’ana Rabba), car elle n’a ni goût, ni odeur.
Ceci est donc le fondement que nous apprenons ici.
Il faut veiller méticuleusement à rester attaché aux érudits de la Torah, et ne pas croire – ‘Hass Véchalom – que l’on peut se « débrouiller » sans eux.
C’est pourquoi, même lorsque les 4 espèces sont attachés ensemble, la ‘Arava doit être plus basse que le Loulav, et la plus basse des 4 espèces.
Le Hadass doit être un peu plus élevé que la ‘Arava, mais pas aussi élevé que le Loulav. Et le Loulav lui-même n’est pas complet puisqu’il a besoin du Etrog.
Le Etrog sait lui aussi que lorsqu’il était encore rattaché à l’arbre, il était entouré d’autres Etroguim plus beaux que lui, et de ce fait, il n’éprouvait pas d’orgueil.
Mais parmi les gens simples du peuple, il est le plus beau.
C’est pourquoi, les lettres du mot Etrog forment les initiales du verset « Al Tévoéni Réguel Gaava » (« Que le pied de l’orgueil ne me touche pas »), afin qu’il n’éprouve pas d’orgueil. (Lorsque notre maitre le Rav z.ts.l assistait à différents grands évènements où toute la foule entonnait des chants en son honneur, il murmurait ce verset « Al Tévoéni Réguel Gaava », afin de ne pas faire l’erreur d’éprouver d’orgueil, ‘Hass Véchalom).

‘Hag Saméa’h ! Tizkou Léchanim Rabbott Né’imott Vétovott!

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