Halacha pour mardi 26 Av 5779 27 août 2019              

Date de la Halacha: 26 Av 5779 27 août 2019

Catégorie: Berachot


Quelques précisions sur la bénédiction de « ‘Al Hami’hya »

Question: Dans la bénédiction finale de « ‘Al Hami’hya », lorsqu’on conclut la fin de la bénédiction, doit-on dire « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï ‘Al Haarets Vé’al Hami’hya Vé’al Hakalkala » ou seulement « ‘Al Haarets Vé’al Hami’hya »?
Dans quels cas doit-on dire « ‘Al Mi’hyata »?

Réponse: Lorsqu’on a consommé des « Mézonott », comme des pâtisseries ou des gâteaux, ou bien des pâtes ou autre, et que l’on en a consommé une quantité d’au moins un Kazaït (27 g), on récite la bénédiction finale de « ‘Al Hami’hya ».

Nos maitres les décisionnaires débattent afin de définir comment conclure le texte de la bénédiction, si l’on doit dire « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï ‘Al Haarets Vé’al Hami’hya Vé’al Hakalkala » ou seulement « ‘Al Haarets Vé’al Hami’hya »?

MARAN cite dans le Beit Yossef (chap.208) les propos du SAMAG, selon lesquels il faut conclure en disant « ‘Al Haarets Vé’al Hami’hya », et il précise que tels sont les termes de Rabbénou Moché (le RAMBAM). Le Ba’al Halachott Guédolott écrit également ainsi, qu’il faut conclure par « ‘Al Haarets Vé’al Hami’hya », et non « ‘Al Haarets Vé’al Hami’hya Vé’al Hakalkala ».

Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l (dans Chou’t Yabiya’ Omer vol.8 chap.11, et dans Halichott ‘Olam vol.2 page 121) cite les propos des décisionnaires sur ce point, et prouve qu’il n’est pas juste de conclure par « ‘Al Haarets Vé’al Hami’hya Vé’al Hakalkala . il cite que telle est l’opinion du Gaon Rabbi Zalman l’auteur du Tanya dans son Siddour, car c’est la version originale de la bénédiction telle qu’elle est citée dans la Guémara ainsi que par la majorité des décisionnaires médiévaux, Séfaradim et Achkénazim.
C’est ainsi que tranche également le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l (Chou’t Iguérott Moché sect.Y.D vol.3 chap.179-4), ainsi que d’autres décisionnaires.

Concernant la deuxième question, dans quels cas doit-on dire « ‘Al Haarets Vé’al Mi’hyata », lorsqu’on consomme des Mézonott dont la farine a poussé en Israël, il faut dire dans ce cas « ‘Al Haarets Vé’al Mi’hyata » (sur la terre et sur sa subsistance).
Mais de notre époque, il n’existe quasiment pas de farine de production israélienne, car la plupart des farines proviennent de l’étranger.
C’est pourquoi, on ne doit pas conclure par les termes « ‘Al Haarets Vé’al Mi’hyata », mais seulement par « ‘Al Haarets Vé’al Hami’hya », excepté quelques cas où l’on consomme un aliment dont la farine provient d’Israël de manière certaine, comme de la Matsa Chémoura (en dehors de Péssa’h) de production israélienne, car il est certain que cette farine est fabriquée en Israël, puisqu’il faut particulièrement surveiller le blé depuis la moisson afin qu’il n’entre pas en contact avec de l’eau, et cela se fait en Israël.

En conclusion: On doit conclure par « ‘Al Haarets Vé’al Hami’hya », et on ne doit dire « ‘Al Haarets Vé’al Mi’hyata » que dans le cas où il s’agit de façon certaine d’une farine fabriquée en Israël.

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