Halacha pour vendredi 14 Nissan 5779 19 avril 2019              

Date de la Halacha: 14 Nissan 5779 19 avril 2019

Catégorie: Pesach


« Les vignes en fleurs répandent leur parfum »

Extrait d’un discours de notre maitre le Rav z.ts.l à l’occasion de la fête de Péssa’h

Il est dit dans la Torah:
« Il se fut lorsque Pharaon envoya le peuple … »
Nos maitres commentent ainsi ce verset dans le Midrach (Rabba sur Béchalla’h):
Qui a prononcé le terme « Vay » (terme qui exprime un gémissement, et qui est la 1ère syllabe du mot « Vayhi », 1er mot de Béchalla’h, et qui signifie « Il se fut »)?
Pharaon lui-même a prononcé ce terme (Pharaon gémit en réalisant qu’il a laissé partir les Béné Israël d’Egypte et dit : « Malheur à moi (« Vay ») pour avoir libéré le peuple d’Israël ! »)
Pourquoi Pharaon s’attriste-t-il?

La chose est comparable à un homme qui possédait un champ, qui – avec le temps – était devenu un monticule de ruines, des pierres et de la terre.
L’homme vendit son champ à quelqu’un d’autre.
Le nouveau propriétaire investit beaucoup dans ce champ, il le nettoya et retira toutes les pierres, et découvrit en dessous le champ, une source d’eau vive.
Il planta différentes graines dans le champ, des vignes, des grenades, des figues et des dattes, ainsi que des roses, et toutes sortes de plantes parfumées, qui diffusaient un agréable parfum très loin. Toute personne qui passait à proximité du champ, se délectait de la vision et complimentait cet homme qui s’était tellement investit dans ce champ, qui avait été abandonné durant plusieurs années.

L’ancien propriétaire du champ passa lui aussi à proximité du champ, et ne crut pas ce qu’il vit ! Il commença à pleurer et dit : « Malheur à moi pour avoir vendu ce champ ! »

Ainsi Pharaon le mécréant, tout le temps où Israël était enfermé en Egypte, il n’était qu’un peuple d’esclaves rabaissés et humiliés, on ne distinguait pas particulièrement leurs capacités exceptionnelles, ils ressemblaient à un tas de terre et de pierres, et le verset dans Chir Ha-Chirim s’adresse à eux en disant : « C'est un jardin clos que ma sœur, ma fiancée … ».
Mais une fois sortis d’Egypte et entrés sous l’influence de Moché Rabbénou, le texte s’adresse de nouveau à eux dans Chir Ha-Chirim et dit : « Une fontaine des jardins, une source d'eaux vives, un ruisseau qui descend du Liban. », car Israël reçut la sainte Torah et la parole d’Hachem commença à s’animer en eux. C’est alors qu’Israël vit des apparitions divines, leurs qualités exceptionnelles apparurent dans le monde, et leur sagesse se diffusa parmi les nations. C’est alors que Pharaon se lève et gémit : « Malheur ! Un tel peuple aussi doué est sorti de ma domination ! »

Israël n’est pas sorti d’Egypte uniquement pour une liberté physique, mais essentiellement – et c’est ainsi pour tous les exils dans lesquels nous avons subit durant des millénaires et desquels nous avons été sauvés – pour la concrétisation des capacités précieuses du saint peuple d’Israël, attaché à son D.ieu. (voir Maor Israël-Dérachott page 156).

Rappel: Ce soir, c’est à la fois le soir de Péssa’h et Chabbat, et de ce fait, l’officiant ne doit pas réciter la bénédiction de « Mé’ein Chéva’ » lors de l’office de ‘Arvit (après la ‘Amida) à la synagogue.

La rédaction de « Halacha Yomit » souhaite à tous ses lecteurs « Tizkou Léchanim Rabbott Né’imott Vétovott ! » Qu’Hachem exauce toutes vos demandes pour le bien, passez une fête de Péssa’h dans la santé, la joie, la richesse et la paix, et que le mérite de notre maitre le Rav z.ts.l vous protège, vous ainsi que vos fils et vos filles, Amen Ken Yéhi Ratson!

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