Halacha pour vendredi 8 Adar II 5779 15 mars 2019              

Date de la Halacha: 8 Adar II 5779 15 mars 2019

Catégorie: Pourim


Questions/Réponses Halacha Yomit - La viande à Pourim – Le poème liturgiques « Mi ’Hamo’ha » - Le statut de la ville de Lod

Recueil de réponses données ces derniers temps

Question: Doit-on consommer de la viande à Pourim?

Réponse: Il est dit dans la Méguilat Esther : « Afin de faire de ces jours, des jours de festin et de joie. »
Nous apprenons de là que nous sommes soumis à l’obligation de joie le jour de Pourim.
Nous apprenons dans le traité ‘Haguiga (8a) qu’il n’y a de joie qu’avec de la viande et du vin.
Cela signifie que la joie sera complète uniquement si l’on consomme de la viande et du vin. Il est également expliqué que cette joie ne s’accomplie pas avec de la viande volaille comme elle s’accomplie avec de la viande de bétail, car la viande de bétail a plus d’importance. Telle est l’opinion de plusieurs décisionnaires, et parmi eux, notre maitre le Gaon Ya’bets (Mor Ouktsi’a fin du chap.696) et d’autres.
C’est pourquoi, il est juste d’embellir cette Mitsva en consommant uniquement de la viande de bétail lors du repas de Pourim. Les femmes sont elles-aussi soumises au repas de Pourim, il est juste qu’elles consomment elles aussi de la viande, et un peu de vin. C’est ainsi que tranche notre maitre le Rav z.ts.l dans son livre ‘Hazon Ovadia-Pourim (page 178).

 

Question: Dans notre communauté, nous avons l’usage de dire le poème liturgique « Mi ‘Hamo’ha » lors du Chabbat « Za’hor », entre les « Péssouké DéZimra » et les bénédictions du Chéma’ (après « Nichmatt »). Pouvons-nous maintenir notre usage?

Réponse: Le poème liturgique « Mi ’Hamo’ha », écrit par Rabbi Yéhouda Ha-Lévy (et sur lequel notre maitre le Rav z.ts.l a rédigé un commentaire) est chanté par les communautés Séfarades et du Moyen-Orient avec joie et bonne humeur.
Rabbi Yéhouda Ha-Lévy a initialement instauré ce poème liturgique afin de l’insérer dans l’office de Cha’harit comme vous en avez l’usage. Tel était l’usage de plusieurs endroits au sein du peuple d’Israël.
Cependant, durant les générations suivantes, les décisionnaires décidèrent qu’il était plus juste d’annuler cet usage, car on ne doit pas s’interrompre même par des poèmes liturgiques précieux au milieu des Péssouké DéZimra, ni après avoir dit « Ichtaba’h ».
Il est donc plus juste de repousser ce poème liturgique après la répétition de la ‘Amida par l’officiant, après avoir dit le Kaddich « Titkabal ».
C’est pourquoi, si la chose est possible, de manière diplomatique et avec du tact, il serait bon de modifier votre usage, et d’adopter celui de nombreuses communautés aujourd’hui qui disent ce poème liturgique après l’office, comme nous l’avons expliqué.
C’est ce qu’instaura notre maitre le Rav z.ts.l dans de nombreux endroits (‘Hazon Ovadia-Pourim page 40-46).
Le Din est le même au sujet d’autres poèmes liturgiques insérés par certains après la Chira (« Az Yachir ») lors du Chabbat « Béchalla’h », ou au sujet des poèmes liturgiques insérés à cet endroit lors des Yamim Noraïm.
Il est bon de changer dans tous ces cas l’usage en vigueur.

 

Question: Il existe une certitude scientifique selon laquelle la ville actuelle de Lod est située sur le lieu de la ville antique de Lod, qui était entourée de murailles depuis le temps de Yéhochoua’ Bin Noun. Doit-on y lire la Méguila le 14 ou le 15 Adar?

Réponse: Même s’il existe effectivement une idée précise sur plusieurs villes qui auraient été entourées de murailles du temps de Yéhochoua’ Bin Noun, malgré tout, de notre époque nous ne lisons la Méguila le 15 Adar que dans la ville de Jérusalem uniquement, pour laquelle il n’y a pas le moindre de doute sur le fait qu’elle est située exactement à l’endroit où elle l’était du temps de Yéhochou’a Bin Noun.
Mais concernant la vile de Lod, même si la Guémara (Méguila 4a) atteste effectivement qu’elle fut entourée de murailles du temps de Yéhochoua’ Bin Noun, malgré tout, il existe un doute si la ville de Lod de nos jours est située sur le lieu exact de la ville antique de Lod. De même, ce doute existe aussi pour toutes les autres villes.
C’est pourquoi, dans la pratique, notre maitre le Rav z.ts.l tranche qu’il faut lire la Méguila avec bénédictions dans la ville de Lod le 14 Adar, et la relire sans bénédictions le 15 Adar. (Cette décision Halachique de notre maitre le Rav z.ts.l est citée dans le Yalkout Yossef page 358, chap.688).

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