Halacha pour vendredi 5 Shevat 5779 11 janvier 2019              

Date de la Halacha: 5 Shevat 5779 11 janvier 2019

Catégorie: General


Questions/Réponses Halacha Yomit - Des Cornflakes dans du lait – Les Michnayot qui apparaissent dans le Zohar – Lorsqu’on a mentionné par erreur « Ya’alé Véyavo »

Recueil de réponses données ces derniers temps

Question: Lorsqu’on consomme des Cornflakes dans du lait, doit-on au préalable se laver les mains?

Réponse: Apparemment, il semble que nous devons nous laver les mains, au même titre que nous devons le faire lorsqu’on consomme un aliment trempé dans un liquide (comme nous le faisons avant de consommer le Karpass – céleri que nous trempons dans l’eau salée le soir de Péssa’h).
Cependant, concernant les Cornflakes, que nous avons l’habitude de toujours consommer avec une cuillère, et puisqu’il n’y a pas tellement de risque d’entrer en contact avec le Cornflakes par les mains,, il y a matière à autoriser à ne pas se laver les mains avant de les consommer dans du lait, en particulier du fait que tout le monde a l’usage de se l’autoriser.
C’est ainsi que tranche le livre Halacha Béroura (chap.158).

 

Question: Comment se fait-il que des Michnayot apparaissent dans le livre du Zohar, alors que les Michnayot ont été écrites par Rabbi Yéhouda Ha-Nassi qui vécut après la rédaction du Zohar?

Réponse: Rabbénou Ha-Kadoch (Rabbi Yéhouda Ha-Nassi) a trouvé des enseignements ordonnés et mis en forme par les grands Tanaïm qui l’ont précédé. C’est pourquoi, certaines Michnayot existaient bien avant l’époque de Rabbi Yéhouda Ha-Nassi, mais elles étaient enseignées oralement.
Lorsque Rabbi Yéhouda Ha-Nassi arriva, il constata que la Torah était sur le point d’être oubliée. Il mit donc les Michnayot par écrit. Certaines des Michnayot n’existaient pas, mais certaines d’entre elles existaient déjà et il les mit de nouveau en forme à partir de ce qu’avaient écrit les Sages d’Israël qui l’avaient précédé.
C’est pour cela que des Michnayot ou des Baraytot apparaissent dans le Zohar, qui fut lui-même rédigé avant l’époque de Rabbi Yéhouda Ha-Nassi.
Telle est l’explication donnée également par le RAMAK.
Notre maitre le ‘HYDA cite tout ceci dans son livre Ein Zo’her (sect. « Mem » parag.39 et 40).

 

Question: Je me suis trompé dans la ‘Amida un jour de semaine, et j’ai mentionné « Ya’alé Véyavo » (car je croyais qu’on était Roch ‘Hodech).

Réponse: Un personne qui a mentionné par erreur « Ya’alé Véyavo » ou autre un jour ordinaire, nos maitres les décisionnaires débattent afin de définir si le statut de cette personne est le même que celui qui a parlé au milieu de la ‘Amida (des propos sans lien avec la prière) et qui doit recommencer la ‘Amida du début, ou bien si son statut est différent et qu’il ne doit pas recommencer.
Le sens des propos de MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h (chap.108) indique que l’on ne doit pas recommencer la ‘Amida dans un tel cas. C’est ainsi que tranche notre maitre le Rav z.ts.l dans Chou’t Yabiya’ Omer (vol.9 chap.94 parg.19), que l’on ne doit pas recommencer dans un tel cas.
Cependant, puisque l’interprétation des propos de MARAN sur ce point fait l’objet d’une divergence d’opinion parmi les décisionnaires, et selon certains, MARAN ne parle pas de notre cas mais uniquement du cas de quelqu’un qui mentionne par erreur « Ya’alé Véyavo » dans une ‘Amida de rattrapage (Tachlouminn), par conséquent, notre maitre le Rav z.ts.l écrit dans Halichott ‘Olam (vol.1 page 180) qu’il faut dans ce cas – avant de recommencer – émettre une condition en disant : « Si je suis réellement tenu de recommencer, que cette nouvelle ‘Amida soit considérée comme obligatoire. Si je ne suis pas tenu de recommencer, que cette nouvelle ’Amida soit considérée comme offerte (Nédava). »
Le Yalkout Yossef tranche que c’est ainsi qu’il faut agir.

< < La Halacha précédente Halacha suivante > >

Questionner Le Rav