Halacha pour dimanche 22 Tammuz 5777 16 juillet 2017              

Date de la Halacha: 22 Tammuz 5777 16 juillet 2017

Catégorie: Ben Ha-Métsarim


La « Azkara » pour un défunt – Une mise en garde depuis le monde de la vérité

Question: Quel est le sens de la « Azkara » que l’on organise le jour anniversaire de la disparition des parents?

Réponse: Après son décès, l’individu est jugé sur tous les actes qu’il a accomplit durant toute son existence, car tout ce que réalise une personne dans ce bas-monde n’est que futilité, excepté son âme pure, appelée à rendre des comptes devant Hachem.

Le jour des « Chiv’a » (le 7ème jour du deuil après l’enterrement), le défunt est jugé de manière encore plus minutieuse. C’est pourquoi on organise une « Azkara » le soir du 7ème jour après l’enterrement, afin d’éveiller la miséricorde divine et de multiplier les mérites pour l’élévation de l’âme du défunt.
De même, le soir du 30ème jour, où le défunt est jugé de manière encore plus profonde, et où l’on examine ses actions.

Il en est de même chaque année, à la date anniversaire du décès, on juge le défunt. Si l’on constate que ses enfants, ainsi que ses actes personnels, ont fait des fruits dans ce monde-ci – par exemple lorsque le défunt a légué une somme d’argent pour soutenir une Yéchiva, et que dans cette Yéchiva on étudie la Torah – ces choses vont lui être utiles pour mériter d’atteindre de hauts niveaux dans la vie du Monde Futur. C’est pour cela que l’on s’efforce d’organiser une « Azkara » où l’on multiplie l’étude de la Torah et la récitation de bénédictions même lors des années qui suivent, le jour de la disparition des parents.

C’est l’occasion de faire mention d’un fait terrible qui s’est produit il y a environ 3 semaines.
Un habitant de la ville de Péta’h Tikva - du nom de Rabbi ‘Ofer AMAR - a étudié il y a environ 40 ans dans une institution – « Midrachiyatt No’am » - dans la ville de Pardess ‘Hanna.
Pendant cette période, il avait un ami qui – à cette époque – observait la Torah et les Mitsvott.

Par la suite, lorsqu’ils quittèrent l’institution à la fin de leurs études, chacun pris une direction différente.
Rabbi ‘Ofer devint un bon juif, qui craint le Ciel, et il eut un foyer de Torah et de crainte du Ciel.
Par contre, son ami abandonna avec le temps la religion de manière décisive, lui ainsi que tous ses frères, au point d’arrêter même l’accomplissement de devoirs religieux fondamentaux. Ils s’investirent dans les affaires et firent fortune, au point où cet ami trouva la réussite dans le monde de la publicité et devint le directeur de campagne de l’un des partis politiques les plus laïcs en Israël.

Pendant toute cette période, depuis qu’ils quittèrent tous les deux l’institution, ils ne gardèrent aucun contact, et aucun d’entre eux ne connaissait la situation de l’autre.
Mais il y a quelques jours, Rabbi ‘Ofer fit un rêve, dans lequel il se trouvait à la « Azkara » de la mère de son ami de longue date, avec qui il avait étudié dans l’institution. Rabbi ‘Ofer vit dans le rêve que la mère de son ami était également présente sur le lieu de la « Azkara », et il vit qu’elle était en colère et très énervée sur la manière dont ses enfants réalisaient son Azkara.
Rabbi ‘Ofer se réveilla, ce fut un rêve.

Au matin, Rabbi ‘Ofer ne savait pas quoi faire, car il n’était pas habitué aux rêves, et encore bien moins à un rêve aussi étrange sur un ami duquel il n’a plus la moindre nouvelle et auquel il n’a plus pensé depuis de nombreuses années.
Malgré tout, il décida de trouver son ami et de lui raconter ce qu’il a vu.
Il chercha, et fini par trouver le numéro de téléphone de son ami.
Il lui envoya un message, dans lequel il lui raconta tout ce qu’il avait vu dans son rêve.

Au bout de quelques minutes, l’ami téléphona à Rabbi ‘Ofer en état de choc, et lui demanda:
« Mon ami ‘Ofer, es-tu sérieux ??! »
Rabbi ‘Ofer lui répondit:
« Bien sûr ! C’est exactement ce que j’ai vu dans mon rêve ! »
L’ami lui dit:
« Peut-être as-tu pensé à moi ces derniers temps ? Peut-être as-tu entendu de mes nouvelles ? »
Rabbi ‘Ofer lui répondit:
« Non, je n’ai pas pensé à toi ces temps-ci, et j’ignore tout de ta situation actuelle. »
L’ami lui dit:
« Sache que ma mère est décédée depuis 2 ans et 5 jours. Mais avant de décéder, elle vit que mes frères et moi-même n’observions plus la Torah.
Elle nous dit:
« Sachez que je quitte maintenant ce monde-ci, mais si je constate qu’il y a une suite à ce monde-ci (qu’il y a un monde futur), je redescendrais dans ce monde-ci et je vous donnerais un signe ! Elle décéda quelques jours plus tard.
Après son décès, nous lui avons célébré une Azkara au jour anniversaire de son décès l’année suivante. De même, il y a 5 jours, nous lui avons de nouveau célébré une Azkara pour les 2 ans de son décès. Pendant la Azkara, j’ai pris la parole et je me suis adressé à la famille en disant : Regardez ! Vous souvenez-vous ce que maman a promis ?! S’il y a une suite à ce monde-ci après son décès, elle nous donnerait un signe. Deux ans se sont déjà écoulés et nous n’avons vu aucun signe d’elle. Cela signifie de façon certaine qu’il n’y a rien de vrai dans les propos de ceux qui prétendent que l’âme s’élève dans les mondes supérieurs ! Par conséquent, ce soir aussi lors de cette Azkara, nous ne dirons pas de Téhilim et nous n’étudierons pas de Michnayot pour l’élévation de l’âme de maman, car l’âme n’existe pas ! Nous ne ferons que manger et boire et poursuivrons notre vie ! »

L’ami continua de raconter à Rabbi ‘Ofer:
« Maintenant que tu m’as envoyé ce message, je comprends que maman a vu tout ce qui se passe dans ce monde-ci, et elle nous a effectivement envoyé un signe par ton intermédiaire pour nous dire qu’elle se trouve dans le monde futur, et qu’elle est très en colère des mauvaises actions de ses enfants. »

Ainsi, par la suite, toute la famille fut bouleversée et très touchée par ce rêve, et avec l’aide d’Hachem, ils amélioreront leur actes et se repentiront vers Hachem.

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