Halacha pour dimanche 1 Sivan 5780 24 mai 2020              

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

Date de la Halacha: 1 Sivan 5780 24 mai 2020

Catégorie: Shavou’ot


La fête de Chavou’ot - Le Corona

La fête de Chavou’ot – le moment du Don de notre sainte Torah qui est notre vie et de laquelle dépend la longévité de nos jours - tombe cette année 5780 avec l’aide d’Hachem, à la fin des du compte des jours du ‘Omer, ce vendredi 6 Sivan (29 mai) (c'est-à-dire depuis la veille, jeudi soir 28 mai), et de ce fait, nous allons à présent commencer à développer les règles de Yom Tov (les fêtes de Péssah’, de Chavou’ot et de Soukkot s’appellent « Yom Tov »).

Les activités liées à la nourriture
Il est écrit dans la Torah (Chémot chap.12) au sujet des Yamim Tovim, c'est-à-dire : le 1er Yom Tov de Soukkot
(ainsi que le 2ème jour en dehors d’Israël) ; le jour de Simh’at Torah (ainsi que le 2ème jour en dehors d’Israël) ; le 1er (ainsi que le 2ème jour en dehors d’Israël) et le 7ème jour de Pessah’ (ainsi que le 8ème jour en dehors d’Israël); le Yom Tov de Chavou’ot (ainsi que le 2ème jour en dehors d’Israël):
« Tout travail sera proscrit pendant ces jours (Yom Tov), excepté un travail pour l’alimentation de l’homme, seulement ce type de travail sera réalisé pour vous ».
Toute activité interdite un jour de Chabbat, l’est également un jour de Yom Tov, excepté une activité qui permet de se nourrir ce jour-là, celle-ci est permise pendant ces jours.

Qu’appelle-t-on une activité servant à se nourrir, autorisée par la Torah pendant Yom Tov ? Toute activité destinée à la nourriture de l’homme pendant la fête est qualifiée de telle, et il est donc permis de la réaliser pendant la fête elle-même. Par exemple : cuire ; frire ; cuire du pain ou autre.

La cessation d’activité lors des jours de Yom Tov
La raison pour laquelle la Torah ordonne la cessation de toute activité pendant Yom Tov, nous est expliquée par l’auteur du Sefer Ha-H’inouh’.
En effet, selon le Sefer Ha-H’inouh’, pour que les Béné Israël puissent commémorer les Miracles et les merveilles qu’Hachem a réalisé pour eux ainsi que pour leurs ancêtres, et pour qu’ils les transmettent à leur descendance après eux, il était nécessaire d’imposer une cessation de toute activité durant ces jours de fête.
Si le travail était autorisé durant les jours de Yom Tov, chacun se consacrerait à ses activités personnelles, et le respect ainsi que la joie de la fête auraient été oubliés du peuple d’Israël. Grâce à la cessation de toute activité, les Béné Israël sont disponibles pour se rassembler dans les synagogues et les maisons d’étude, et écouter des paroles de Torah. C’est en se réunissant autour de ses dirigeants que le peuple pourra apprendre la Morale et la Sagesse, les règles et les allégories.
Comme le disent nos maîtres:
Moché instaura à Israël d’étudier les règles relatives à Pessah’, pendant Pessah’ ; les règles relatives à Chavou’ot, pendant Chavou’ot; les règles relatives à Soukkot, pendant Soukkot, comme il est dit : « Moché parla des fêtes d’Hachem, aux Béné Israël ».
De même, nos maîtres enseignent:
Les Chabbatot et les jours de Yom Tov n’ont été donnés à Israël que seulement dans le but qu’ils s’y consacrent à l’étude de la Torah.
C’est pourquoi, nous avons reçu l’ordre de cesser toute activité, excepté les travaux nécessaires à la nourriture (comme le fait de préparer pendant Yom Tov, un plat pour le repas de Yom Tov, dans la manière et les conditions que nous expliquerons).
Nos maîtres enseignent aussi:
Il n’y a de différence entre Yom et Chabbat, que seulement les travaux liés à la nourriture.

 

« La moitié pour Hachem, la moitié pour vous »
Mais cependant, il faut partager les heures de la journée de la fête, en consacrant la moitié de la journée à la prière et à l’étude de la Torah, et l’autre moitié de la journée à la nourriture, la boisson et la réjouissance de la fête.

Le Corona
Cette année (5780), dans de nombreux endroits (chaque pays selon sa situation), il ne sera malheureusement pas possible d’organiser les offices et l’étude lors de la fête de Chavou’ot dans les synagogues et les centres d’étude, mais certains désirent malgré tout rester éveillés la nuit de Chavou’ot pour étudier chez eux.

Cependant, la plupart des gens n’arrivent pas à rester éveillés toute la nuit dans ces conditions, et il est certain que la personne somnolera à une heure tardive, et ensuite elle ne se lèvera pas à l’heure pour prier Cha’harit avant l’heure limite du Chéma’.

C’est pourquoi, il faut être prévoyant et régler un réveil qui sonnera pour l’heure de la prière, ou bien s’imposer d’aller dormir à une heure raisonnable, afin de ne pas prier en retard l’office du matin de Chavou’ot, qui est une prière très précieuse, car le respect de l’heure limite du Chéma’ – en particulier le jour du Don de notre Torah – est une sainte et véritable obligation selon le Din, alors que l’étude pendant la nuit de Chavou’ot n’est pas une obligation selon le Din, mais seulement une belle et sainte tradition. C’est pour cela qu’il faut peser intelligemment les choses, afin de ne pas agir ‘Hass Véchalom de façon non souhaitable.   

La tradition selon laquelle on décore les synagogues avec des herbes et des plantes est aussi appropriée à des lieux où l’on prie mais qui ne sont pas des synagogues (cette tradition peut aussi s’appliquer aux maisons).

Dans la prochaine Halacha, nous expliquerons – avec l’aide d’Hachem – quelles sont les activités interdites pendant Yom Tov même si elles sont liées à la nourriture.

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