Halacha pour dimanche 1 Elul 5779 1 septembre 2019              

Date de la Halacha: 1 Elul 5779 1 septembre 2019

Catégorie: Elul/Selichot


Le mois de la miséricorde et des supplications

Nous avons déjà mentionné lors d’une précédente Halacha la raison pour laquelle nous avons l’usage de multiplier les supplications (« Sélih’ot ») durant tout le mois d’Eloul, puisqu’il s’agit d’une période propice à la supplication et à l’expiation des fautes.

En effet, durant ce mois, nous bénéficions d’une plus grande proximité avec Hachem, qui se hâte d’entendre les prières, comme le commentent nos maitres sur le verset du Chir Ha-Chirim : « Ani Lé-Dodi Vé-Dodi Li » (« J’appartiens à mon bien aimé et mon bien aimé m’appartient ») dont les initiales en hébreu forment le mot Eloul.
De même, le mot « Eloul » est allusionné dans le verset (en hébreu) « Ouva Lé-Tsion Goel Oulchavé Fécha’ Bé-Ya’akov » (« Le libérateur viendra pour Tsion, et pour les repentants au sein de Ya’akov »).
Rabbénou Yona écrit dans le Séfer Ha-Yir’a en ces termes:
« Dès l’entrée du mois d’Eloul jusqu’à la sortie de Yom Kippour, chacun se doit de craindre et de redouter le terrible jour du jugement »
Par le mérite du repentir durant cette période, nous serons amenés à être délivrés, comme en atteste l’allusion à travers les versets prononcés par le Roi David:
« Lé-David, Hachem Ori Vé-Ych’i » (« De David : Hachem est ma lumière et ma délivrance ») « Ma lumière » à Roch Ha-Chana, « Ma délivrance » à Yom Kippour.
Le Roi David termine en disant : « Loulé Hé-Emanti Lir’ot Bé-Touv Hachem » (« Si je n’avais pas eu foi en la bonté d’Hachem »). Nos maitres commentent ce passage en disant (Bérah’ot 4a) : Le Roi David craignait que la faute empêche la délivrance, et c’est pour cette raison que des points apparaissent au-dessus du mot « Loulé » (« si je n’avais pas eu … »), car les lettres hébreux de ce mot forment aussi le mot « Eloul », et par le mérite de notre repentir en cette période, nous serons délivrés le jour du jugement.

Le Gaon Rabbi David ‘AMAR z.ts.l écrit dans son livre Téhila Lé-David (chap.212) que durant le mois d’Eloul et les 10 jours de pénitence, il est très juste de se concentrer particulièrement lors de la bénédiction de « Hachivénou » de la ‘Amida des jours de semaine, et d’y mentionner quelques noms de personnes qui se seraient écartées du chemin d’Hachem et de Sa Torah, particulièrement s’il s’agit de proches parents.
Notre grand maitre le Rav z.ts.l cite tout ceci dans son livre H’azon Ovadia-Yamim Noraïm (page 25).
De même, il est certain que l’on doit aussi prier pour soi-même, afin d’avoir le mérite de se repentir, et de s’élever dans la Torah et la crainte d’Hachem.
Toutes autres demandes devront être aussi dirigées vers Hachem, comme le fait d’avoir une bonne Parnassa (source de subsistance matérielle) et une bonne santé qui permettront de se renforcer davantage dans le service d’Hachem.

En réalité, si chacun et chacune réfléchit, combien de prières adressons-nous à Hachem pour la guérison de proches parents malades, ou bien ayant des difficultés à se marier ou autre. A fortiori, lorsqu’il s’agit d’un proche qui ne marche pas dans le chemin d’Hachem, ce qui est d’autant plus grave puisqu’il perd son monde futur, et se prive de nombreux mérites pour hériter de la vie éternelle. Or, toute la vie terrestre d’un individu est nulle et insignifiante en comparaison à la vie éternelle dans le monde futur.

Un souvenir nous revient, après le décès de la digne épouse de notre maitre le Rav z.ts.l, la Rabbanit Margalite YOSSEF z’’l, notre maitre le Rav z.ts.l multiplia les prières et l’étude de la Torah pour l’élévation de son âme, et il mentionnait l’enseignement des Kabbalistes selon lequel l’homme doit considérer que le défunt se trouve devant lui et l’implore de le sauver d’un feu ardent, car le besoin de l’individu dans le monde futur afin d’obtenir des mérites et des bonnes actions pour mériter la vie éternelle est incommensurable vis-à-vis de ses besoins dans ce bas monde éphémère.

Le Gaon Rabbi David ‘AMAR précédemment cité rapporte dans son ouvrage le texte exact pour toute personne désirant ajouter des noms de proches dans la bénédiction de « Hachivénou ». Au milieu de la bénédiction, après avoir dit « Hachivénou Avinou Lé-Toratéh’a, Vékarévénou Malkénou La-‘Avodatéh’a, Va-Hah’azirénou Bi-Tchouva Chéléma Léfanéh’a », on ajoute:
« Yéhi Ratson Miléfanéh’a A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Vélohé Avoténou Chétah’tor H’atira Mi-Tah’at Kissé H’évodéh’a Lé-hah’azir Bi-Tchouva Chéléma Kol Poch’é Israël, Ou-Bih’lalam Tah’zir Bi-Tchouva Chéléma Ett (dire le prénom de la personne concernée suivi de celui de sa mère, par exemple David Ben Esther) Ki Yéminéh’a Péchouta Lé-Kabel Chavim, Barouh’ Ata A.D.O.N.A.Ï Ha-Rotsé Bi-Tchouva ».

(Il est bon de penser lors de la conclusion de cette bénédiction que le Nom d’Hachem dans cette bénédiction est écrit avec la voyelle hébraïque « Ségol », tel que le mentionnent les Siddourim précis)

Qu’il en soit la volonté d’Hachem, qu’il ramène tous les fauteurs d’Israël dans un repentir sincère, et que tous les égarés connaissent la compréhension véritable, et que la terre se remplisse de la connaissance d’Hachem, comme la mer est remplie d’eau.

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