Halacha pour mercredi 15 Tevet 5781 30 décembre 2020              

Pour l'élévation des âmes de:
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme Marciano z’’l de Lyon)
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef z’’l
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin Elhadad de Lyon) z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Betty Rivka Bat Sultana
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon,
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Date de la Halacha: 15 Tevet 5781 30 décembre 2020

Catégorie: Tefilah


L’heure des Birkott Ha-Chah’ar (les bénédictions du matin)

Question: Une personne a oublié de réciter les Birkott Ha-Chah’ar le matin, et ne s’en souvient que dans l’après-midi, peut-elle encore les réciter?

Réponse: Dans la précédente Halacha, nous avons écrit que les femmes sont tenue de réciter les Birkott Ha-Chah’ar (bénédictions du matin).
Nous avons rapporté les propos cités dans les Responsa des Guéonim selon lesquels les femmes sont tenues de réciter ces bénédictions, car elles ne font pas parties de la catégorie « Mitsvot ‘Assé Chéhazéman Guéréama » (devoirs religieux liés à des laps de temps limites) desquelles les femmes sont exemptes, les bénédictions du matin sont au contraire indépendantes du temps.

A partir de là, notre maitre Rabbénou Ovadia YOSSEF z.ts.l prouve que la Mitsva des bénédictions du matin n’est pas limitée à un laps de temps précis. Même si l’on ne les a pas récité le matin, et qu’on s’en souvient seulement dans l’après midi, après H’atsot (la moitié de la journée), on est encore autorisé à les réciter, car si l’on ne dit pas ainsi, il faudrait considérer les Birkott Ha-Chah’ar comme Mitsvat ‘Assé Chéhazéman Guérama (devoirs religieux liés au temps), comme la lecture du Chéma’ où la Torah dit : « A ton couché et à ton levé ». Or, les femmes sont exemptes du Chéma’, comme nous l’avons expliqué antérieurement.
Par conséquent, puisque les Guéonim ont écrit que les femmes sont elles-aussi soumises à l’obligation des bénédictions du matin, nous sommes obligés de dire que leur temps dure toute la journée.
C’est pourquoi, il semble que même s’il est une Mitsva de les réciter le matin, malgré tout, en cas d’oubli ou par erreur, on peut les réciter durant toute la journée.

Cependant, dans le Siddour ‘Ets H’aïm, le Gaon de Lissa écrit que les bénédictions du matin sont rattachées exclusivement au matin, et après 4 heures (en heures saisonnières) depuis le levé du soleil, il est impossible de les réciter, comme pour les bénédictions de la lecture du Chéma’ que l’on ne peut plus réciter au-delà de 4 heures depuis le levé du soleil.
Dans son livre Sefer Ha-H’aïm, le Gaon Rabbi Chélomo KLUGUER écrit que l’on peut réciter les Birkott Ha-Chah’ar que jusqu’à H’atsot Ha-Yom (la moitié de la journée), mais on ne peut plus les réciter en après-midi.

Selon leurs propos, les femmes seraient exemptes des bénédictions du matin puisqu’elles dépendent d’un laps de temps.

Mais en réalité, selon l’opinion de la majorité des décisionnaires, le moment de réciter les bénédictions du matin se prolonge durant toute la journée, et ces bénédictions ne dépendent absolument pas d’un laps de temps limite. Telle est l’opinion du Gaon de Vilna rapportée dans le livre Ma’assé Rav. Telle est l’opinion du Gaon Rabbi Ichma’el Ha-COHEN dans son livre Chou’t Zéra’ Emett. Telle est l’opinion de nombreux autres de nos maitres les Aha’ronim (en réalité, il existe d’autres arguments pour dire que même si l’on ne peut pas réciter les bénédictions du matin durant toute la journée, malgré tout, elles ne sont pas considérées comme Mitsvot ‘Assé Chéhazéman Guérama, mais nous ne pouvons pas nous étendre davantage sur ce point).

Dans son livre Michna Béroura, le Gaon H’afets H’aïm écrit lui aussi que l’on ne doit pas les réciter après H’atsot Ha-Yom (la moitié de la journée), mais dans son livre Mah’ané Israël – qui fut rédigé pour les soldats juifs enrôlés de force dans l’armée russe – il écrit qu’en cas de nécessité, on peut autoriser de les réciter, même après H’atsot Ha-Yom.
Nous pouvons constater qu’il pense lui aussi que selon la Halacha, le moment des bénédictions du matin se poursuit durant toute la journée.

Par conséquent, sur le plan pratique, on doit veiller à réciter les bénédictions du matin chaque matin avant la prière de Chah’aritt. Les femmes doivent elles aussi veiller à cela. Malgré tout, s’il arrive d’oublier de réciter ces bénédictions, on peut encore les réciter durant toute la journée.

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