Dvar Torah pour dimanche 22 Kislev 5775 14 décembre 2014

Divré Torah sur Mikets + ‘Hanouka

Par le Rav David A. PITOUN

6 Divré Torah et histoires diverses

       1.   Le remède avant la maladie

Le rêve de Pharaon

Au bout de deux années, Pharaon fit un rêve. Il se trouvait sur le fleuve. Mais voici que sept vaches montaient du fleuve, des vaches belles d’aspect et grasses de chair, elles broutaient dans l’herbe. Mais voici que sept autres vaches montèrent après elles du fleuve, des vaches laides d’aspect et maigres, elles se placèrent aux côtés des premières vaches, au bord du fleuve. Les vaches maigres dévorèrent les vaches grasses, et Pharaon se réveilla. Il se rendormit et rêva de nouveau. Voici sept épis de blé qui montaient sur une seule tige, des épis pleins et beaux. Mais voici que sept autres épis, maigres et flétris par le vent d'est, s'élevèrent après eux. Et ces épis maigres engloutirent les sept épis bons et pleins. Pharaon s'éveilla et c'était un rêve. (Bereshit 41-1 à 7, début de notre Parasha)

Midrash Rabba
« Au bout de deux années, Pharaon fit un rêve. »
C’est ce que veut dire le verset dans Iyov (Job) : « Il a mit un terme aux ténèbres. » Hashem donna à Yossef quelques années à passer dans l’obscurité de la prison, mais lorsqu’arriva le terme, immédiatement, « Pharaon fit un rêve ».

On peut expliquer ce Midrash par l’enseignement de la Guemara Rosh Ha-Shana (11a) :
Yossef sortit de prison le jour de Rosh Ha-Shana.

Or, il est aussi enseigné dans la Mishna Rosh Ha-Shana (16b):
L’univers est jugé à 4 occasions dans l’année : A Pessa’h, sur la récolte ; A Shavou’ot, sur les fruits de l’arbre ; A Rosh Ha-Shana, toutes les créatures de l’univers passent devant Hashem comme les bêtes d’un troupeau devant le berger ; A Soukkot, le monde est jugé sur l’eau.

Le Midrash se posait donc la difficulté suivante :
Le rêve de Pharaon – qui avait un lien avec la récolte (puisque Yossef l’interprètera plus tard dans ce sens, avec l’annonce des sept années d’abondance et les sept années de famine) - aurait dû se produire à Pessa’h où le monde est jugé sur la récolte, et non à Rosh Ha-Shana.
C’est pourquoi, le Midrash rapporte le verset de Iyov « Il a mit un terme aux ténèbres. » car le moment où Yossef devait sortir de prison arriva à Rosh Ha-Shana, où toutes les créatures de l’univers passent en jugement ce jour là devant Hashem. Et dès qu’arriva le terme, immédiatement, « Pharaon fit un rêve », afin de sortir Yossef de la prison, pour sauver toutes les créatures du monde, par sa sagesse.

C’est ainsi que les commentateurs expliquent ce que Yossef a dit à Pharaon après lui avoir interprété les rêves : « Maintenant, Pharaon doit voir un homme sage et intelligent, afin de le placer sur tout le pays d’Egypte. »
On pourrait effectivement s’interroger : Pharaon a-t-il demandé un conseil à Yossef ? Pharaon lui a seulement demandé l’interprétation d’un rêve ! Comment se permet-il de donner un conseil sans qu’on le lui demande ?
Mais lorsque Yossef donna l’interprétation des rêves de Pharaon, en lui annonçant les sept années d’abondance qui seront suivies par sept années de famine, il constata l’étonnement de Pharaon : ces rêves auraient dû avoir lieu à Pessa’h où le monde est jugé sur la récolte, et non à Rosh Ha-Shana où toutes les créatures de l’univers passent en jugement ce jour là devant Hashem !
Mais Yossef lui répondit qu’étant donné que toutes les créatures de l’univers passent en jugement ce jour là devant Hashem, et qu’Il décrétera aujourd’hui qui vivra et qui ne vivra pas, qui montera vers la grandeur et qui descendra vers la geôle, c’est justement le moment où Pharaon doit choisir un homme suffisamment intelligent et qu’il soit placé à la tête du pays, afin de le sauver de la famine, comme cela a été décrété aujourd’hui, jour de Rosh Ha-Shana.

 

       2.   La confiance totale en Hashem

« Au bout de deux années, Pharaon fit un rêve. »

Rashi au nom du Midrash :
« Heureux l’homme qui place toute sa confiance en Hashem… » – Il s’agit de Yossef.
« …et qui ne s’est pas tourné vers les êtres fanfarons… » – Il s’agit de Yossef, car le fait d’avoir sollicité l’aide du maître échanson, en lui disant : « Souviens toi de moi.. » et « Tu me mentionneras devant Pharaon… » (voir fin de la Parasha précédente), Hashem décréta sur Yossef 2 années d’emprisonnement supplémentaires.

Question
Apparemment, le Midrash se contredit, car dans un premier temps, il parle de Yossef comme étant celui qui « place toute sa confiance en Hashem », et ensuite, il nous précise qu’il a été punit pour avoir placé sa confiance en le maître échanson.

Réponse
L’auteur du Beit Ha-Levy élargit la question en demandant pourquoi reproche-t-on à Yossef d’avoir solliciter l’aide du maître échanson pour obtenir une faveur ?
Ne sommes-nous pas tenus de tout mettre en œuvre pour se sortir d’une mauvaise situation (Hishtadloutt) ? En quoi cela peut-il remettre en cause la confiance en Hashem ?

Nous sommes donc obligé de dire que Yossef Ha-Tsaddik s’illustrait tellement dans la qualité de la confiance en Hashem, au point qu’il a toujours refusé la moindre aide provenant de l’être humain, et il n’a placé toute sa confiance qu’en Hashem. C’est pour cela qu’il vit lui-même une faute dans le fait d’avoir sollicité l’aide d’un être humain, et il réclama lui-même la punition.

Le fait même que, pour avoir sollicité l’aide du maître échanson, en lui disant : « Souviens-toi de moi.. » et « Tu me mentionneras devant Pharaon… », Hashem décréta sur Yossef 2 années d’emprisonnement supplémentaires – une telle sollicitation, qui reste permise à tout homme, mais qui fut considérée comme une faute pour Yossef – prouve de façon irréfutable que Yossef était « l’homme qui place toute sa confiance en Hashem… », car son niveau de confiance en Hashem était tellement élevé, que la moindre sollicitation de l’être humain, était considérée pour lui comme une faute sur laquelle il fut punit.

D’où sait-on que Yossef était « l’homme qui place toute sa confiance en Hashem » ?
Parce qu’il fut punit pour s’être « tourné vers les êtres fanfarons ».

Histoire

On raconte qu’un jour, le Ba’al Shem Tov reçut le message d’Hashem (par esprit prophétique) qu’il lui ordonnait de se rendre dans un certain village, afin d’y apprendre la qualité de la confiance en Hashem. Le Ba’al Shem Tov prit ses élèves et se rendit dans ce village où ils furent hébergés chez la personne chargée de récolter l’impôt auprès de la communauté juive et de l’emmener au gouverneur.

Cet homme était quelqu’un de très accueillant et il les reçut avec beaucoup de joie.

Le lendemain, au moment de la prière du matin, un policier arriva avec un bâton dans les mains. Il frappa 3 coups sur la table, et s’en alla. Le Ba’al Shem Tov et ses élèves – ne comprenant pas le sens de ces 3 coups – se tournèrent vers leur hôte et constatèrent que son visage était toujours aussi souriant et joyeux qu’auparavant.

Une demi heure plus tard, après la prière du matin, le policier revint et frappa de nouveau 3 coups sur la table et s’en alla.

Le Ba’al Shem Tov demanda à son hôte, que voulaient dire ces coups répétés.
L’homme lui dit : « C’est un avertissement de la part du gouverneur, pour me signifier que je dois lui apporter aujourd’hui même l’impôt de la communauté. Si au bout de 3 avertissements comme ceux là, on ne lui apporte pas l’argent, il prend le percepteur et sa famille en captivité. »

Le Ba’al Shem Tov lui dit :
« A te voir aussi paisible, on déduit facilement que tu dois certainement avoir la somme. C’est pour cela que je te propose que tu ailles payer cette dette, et nous t’attendrons ici »

L’homme lui répondit :
« Pour l’instant, je n’ai pas le moindre sou. Mais Hashem va probablement me faire parvenir la somme. Par conséquent, allons manger tranquillement, car il me reste encore 3 heures. »

A la fin du repas, le policier se présenta pour la 3ème fois et frappa de nouveau 3 coups sur la table. Le maître de maison garda son calme, récita le Birkat Hamazon, et se leva pour revêtir les vêtements de Shabbat en disant : « Maintenant je vais aller payer. »
Le Ba’al Shem Tov lui demanda :
« As-tu déjà toute la somme nécessaire ?! »
L’homme répondit :
« Pour l’instant, je n’ai pas le moindre sou. Mais Hashem va certainement me faire parvenir la somme. »

L’homme quitta sa maison et se dirigea vers le palais du gouverneur.
Le Ba’al Shem Tov et ses élèves restèrent sur le balcon pour voir ce qui allait se passer. Soudain, ils virent un carrosse venir à la rencontre du percepteur. Lorsqu’ils se rencontrèrent, l’occupant du carrosse échangea quelques mots avec le percepteur, et chacun continua son chemin. Mais quelques instants plus tard, le carrosse s’arrêta de nouveau. Son occupant appela le percepteur et lui tendit une grosse somme d’argent. Lorsque le carrosse reprit sa route et arriva à l’endroit où se tenaient le Ba’al Shem Tov et ses élèves, ils demandèrent à l’occupant du carrosse :
« De quoi as-tu parlé avec le percepteur ? »
L’occupant du carrosse répondit :
« Je lui ai proposé une affaire : je lui ai proposé de lui acheter tout le stock d’eau de vie qu’il fabriquera cet hiver. Au début, je ne me suis pas entendu avec lui sur le prix, mais lorsque j’ai vu qu’il s’entêtait en restant sur son prix, et qu’il préféra continuer son chemin, j’ai été forcé de lui donner le prix qu’il exigeait, sachant qu’il est droit et honnête. J’ai voulu bavarder davantage avec lui mais il m’a dit qu’il était pressé car il se rendait au palais du gouverneur pour lui apporter l’argent de l’impôt de la communauté. »

Le Ba’al Shem Tov dit à ses élèves :
« Regardez la force de la confiance en Hashem !! »               

       3.   La technique du Yétser Hara’

Mais voici que sept autres vaches montèrent après elles du fleuve, des vaches laides d’aspect et maigres, elles se placèrent aux côtés des premières vaches, au bord du fleuve. Les vaches maigres dévorèrent les vaches grasses… (Rêve de Pharaon)

L’auteur du Séfat Emet fait remarquer qu’un célèbre enseignement de nos maîtres est allusionné ici :
En effet, nos maîtres enseignent qu’au début, le Yétser Hara’ (le mauvais penchant) se manifeste chez l’individu comme un « simple passant ». Ensuite, il revient comme un « invité », et fini par se comporter comme le « chef de la maison » en déployant son emprise sur l’individu.

Les sept vaches maigres symbolisent le mal contenu dans le Yétser Hara’.
Au début, il « monte » progressivement en se dévoilant à des moments éloignés, puis il « se tient aux côtés » de l’individu en se collant à lui comme un invité, et il fini par le dévorer définitivement.

       4.   Le lien entre la Parasha de Mikets et ‘Hanouka

 

Généralement, la fête de ‘Hanouka tombe dans la semaine où on lit la Parasha de Mikets.

Cette coïncidence peut s’expliquer par les propos de Yossef à Pharaon lorsque celui-ci lui demande de lui expliquer son rêve.
Yossef dit à Pharaon : « Ce n’est pas moi mais Hashem qui va tranquilliser Pharaon. » (Béreshit 41-16)
Rashi commente : La sagesse n’est pas à moi mais elle vient d’Hashem.

La réaction de Yossef représente l’antithèse de la conception de la Grèce antique qui désirait implanter au sein d’Israël la sagesse profane, c'est-à-dire, le principe selon lequel l’individu s’attribue la paternité de sa sagesse.
Pour parvenir à cet objectif, les grecs interdirent à Israël l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot.

Mais Yossef attribue toutes les sagesses au véritable Possesseur de La Sagesse.
Il exprime ouvertement que l’individu ne possède aucune sagesse si ce n’est celle dont Hashem la gratifié. Preuve en est, parmi les 18 bénédictions de la ‘Amida quotidienne composées par les Membres de la Grande Assemblée (Anshé Kénesset Ha-Guédola), nous trouvons la bénédiction de « Ata ‘Honen », où nous exprimons notre demande à Hashem de nous gratifier de sagesse et d’intelligence.

En agissant ainsi, Yossef montre qu’il est lié à la sagesse supérieure.

Le véritable homme sage, c’est celui qui sait reconnaitre la véritable source de la sagesse !

Yossef eut le mérite d’accéder par la suite à la véritable sagesse (en interprétant les rêves de Pharaon et en lui donnant un judicieux conseil), seulement grâce à l’humilité dont il a fait preuve en ayant su reconnaitre que la sagesse n’appartient qu’à Hashem.

C’est cette humilité qu’exprime également le roi David à travers le verset des Téhilim (119-105) : « Ta parole est un flambeau qui éclaire mes pas, une lumière qui rayonne sur ma route. »
L’humilité – représentée ici par les « pas » - est le seul moyen pour parvenir à la véritable sagesse qui représenté la lumière essentielle.

Mais lorsque l’individu s’attribue à lui-même l’origine de sa sagesse, il s’éloigne totalement de la sagesse véritable, comme le dit le roi Salomon :
« J’ai dis : Je voudrais me rendre maître de la sagesse ! Mais elle s'est tenue loin de moi. » (Kohelet 7-23).

Le Gaon auteur du livre Mégalé ‘Amoukot fait remarquer que la valeur numérique du mot Yossef est identique à celle des mots « Méle’h Yavan » (roi de Grèce) (156).
Cela signifie que Yossef était véritablement l’inverse du roi de Grèce qui désirait tout inclure dans le naturel et dans les sagesses extérieures.
Mais Yossef déclare : « Ce n’est pas moi (qui détient la sagesse) » !
Du point de vue naturel, il n’y a pas la moindre sagesse dans l’univers, et tout ne vient que d’Hashem !!

C’est ainsi que l’on explique également le fait que nos maîtres ont instaurés l’allumage des Nérot de ‘Hanouka à la tombée de la nuit, car en journée, le monde s’adonne à des occupations naturelles, puisque chacun cherche la subsidence de sa famille, mais la nuit est plus reposante, et donc plus appropriée à la prise de conscience que tout émane d’Hashem.

       5.   Le rêve et la réalité

 

Résumé de l’enchaînement des évènements
Pharaon convoque ses ministres et ses devins, mais aucun ne parvient à donner une signification à son rêve.
Le maître échanson se souvient de Yossef qui était avec lui en prison et qui interpréta son rêve ainsi que celui du maître panetier, et le mentionne devant Pharaon qui le fait appeler immédiatement.

Yossef interprète le rêve de Pharaon et l’informe que sept années d’abondance – correspondantes aux sept vaches grasses et aux sept beaux épis de blé - vont venir pour l’Egypte. Puis, sept années de famine – correspondantes aux sept vaches maigres et aux sept épis flétris - vont s’abattre sur l’Egypte.

Yossef conseille à Pharaon de nommer sur l’Egypte un homme assez intelligent pour mettre en place dans chaque ville une réserve sur l’abondance qui va arriver. Grâce à cela, l’Egypte pourra continuer à vivre durant les sept années de famine qui suivront.

Pharaon est ravi de l’interprétation faite par Yossef, ainsi que du conseil qui lui donne, et il décide que ce sera Yossef lui-même qui remplira cette fonction, il le nomme vice-roi d’Egypte.

Yossef se mari à Asnat (qui n’est autre que sa nièce, la fille de Dina, qui avait été adoptée en Egypte).

Les frères de Yossef partirent à dix, pour acheter du grain en Égypte. Or, Yossef était le gouverneur de la contrée; c'était lui qui faisait distribuer le blé à tout le peuple du pays. Les frères de Yossef à leur arrivée, se prosternèrent devant lui la face contre terre. En voyant ses frères, Yossef les reconnut; mais il se dissimula vis-à-vis d'eux, et, leur parlant rudement, leur dit : « D'où venez-vous ?! » Ils répondirent : « Du pays de Kanaan, pour acheter des vivres. » Yossef reconnut bien ses frères, mais eux ne le reconnurent point. (Bereshit 42)

Question
Pourquoi s’être dissimulé à eux ? Ne sont-ils pas venus se prosterner à lui, conformément à son rêve (voir Parasha de Vayeshev) ? Pourquoi leur avoir parlé durement ?

Réponse
Le Gaon Rabbi Eliyahou BENSOUSSAN z.ts.l (qui fut le Rav de la communauté de Sha’aré Tsedek à Lyon en France) répond dans son livre Marpé Lanefesh (page 168), qu’en réalité Yossef avait l’intention de les accueillir chaleureusement, et peut-être même de se dévoiler à eux, pour ne pas transgresser l’interdiction de se venger, et aussi parce que celui qui avoue et délaisse sa faute, doit être pris en pitié, et le fait qu’ils se sont prosterné à lui, représente un aveu sur l’authenticité de ses propos et de ses rêves antérieurs.
Mais Yossef remarqua qu’ils n’étaient que 10, puisque Binyamin n’était pas avec eux. Il se dit : « Cela suffit pour authentifié mon premier rêve, car le nombre de gerbes n’était pas précisé, mais uniquement qu’elles se prosternaient à ma gerbe. Par contre, dans mon deuxième rêve, le chiffre était précis, 11 étoiles venaient se prosterner à moi, alors qu’aujourd’hui, ils ne sont que 10. »
C’est pour cela qu’il se dissimula à eux, jusqu’à provoquer un enchaînement de choses qui le mena à leur exiger d’aller chercher Binyamin, afin d’authentifier également le deuxième rêve.

       6.   Surcharge illégale

Après avoir vu son frère Binyamin, Yossef – en se dissimulant toujours à ses frères – leur impose encore toutes sortes de désagréments, et ordonne de dissimuler sa coupe d’argent personnelle dans la sacoche de Binyamin, au moment où les frères s’apprêtent à repartir avec les vivres pour leurs familles.

A la lueur de l’aube, les hommes partirent, eux ainsi que leurs ânes. (Bereshit 44-3)

Question
Pourquoi nous préciser aussi que leurs ânes partirent eux aussi ?

Réponse
On enseigne dans la Guemara Ta’anit (24a) que chaque fois que l’âne de Rabbi Yossé De-Min YOKRAT, était loué à des gens, ceux-ci renvoyaient l’âne à son propriétaire en chargeant l’argent de la location sur le dos de l’âne. Si la somme placée sur le dos de l’âne, était inférieure ou supérieure à la somme convenue, l’âne ne bougeait pas et refusait de s’en aller. Un jour, les locataires de l’âne oublièrent une paire de chaussures sur le dos de l’âne, et celui-ci refusa de partir jusqu’à qu’on retire les chaussures de son dos.

De même, Yossef connaissaient les ânes de ses frères - les saints Shévatim - et il savait que si tout ce désagrément n’était pas justifié, l’âne de Binyamin – sur lequel était chargée la coupe d’argent - refuserait de bouger. Il fallait donc un signe pour que Yossef sache que son attitude était approuvée par Hashem. Lorsqu’il vit que « les hommes partirent, eux ainsi que leurs ânes », il comprit qu’il agissait sous inspiration Divine.     

 

Shabbat Shalom et ‘Hanouka Sameya’h

 

Rédigé et adapté par Rav David A. PITOUN France 5775
sheelot@free.fr