Halacha pour lundi 22 Elul 5781 30 août 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mess’od ben Ra’hel Vé-Yossef
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Le Tsaddik Rabbi David ‘Hananya Ben Mazal PINTO
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Le « Tachlih’ » - Usage de notre maitre le Rav z.ts.l – Le statut des femmes

Le 1er jour de Roch Ha-Chana, après l’office de Minh’a, nous avons la tradition d’aller au bord de la mer ou au bord d’un fleuve, ou bien à côté d’une source d’eau vive, ou à côté d’un puits, afin de réciter le « Tachlih’ ».
Cette tradition et son explication apparaissent déjà dans le livre Minhagué Mahar’y MOULINN en ces termes:
« Il existe la tradition de se rendre, le jour de Roch Ha-Chana, à côté de la mer, ou d’un fleuve, afin de « jeter » dans les profondeurs toutes nos fautes, et la raison à cela est en rapport avec ce qui est enseigné dans le Midrach, selon lequel, lorsqu’Avraham a reçu l’ordre d’Hachem de Lui offrir son fils Itsh’ak en sacrifice sur le mont Moriyah, le Satan le devança en chemin, et commença à l’inciter à ne pas obéir à l’ordre d’Hachem. Lorsqu’il vit qu’il ne parvenait pas à convaincre Avraham Avinou de ne pas offrir son fils Itsh’ak en sacrifice à Hachem, le Satan se transforma alors en grand fleuve, afin de les empêcher de poursuivre leur route. Avraham et Itsh’ak n’y portèrent aucune attention et pénétrèrent dans l’eau, jusqu’à ce qu’elle leur arrive au cou. À ce moment-là, Avraham leva les yeux vers le ciel et dit:
« Maître du monde! Tu t’es dévoilé à moi en disant: Prends ton fils unique, que tu aimes, Itsh’ak, et rend toi vers la terre de Moriyah, et offre-le en sacrifice, et je n’ai ni réfléchi sur tes paroles, ni repoussé ton ordre, et maintenant, si nous nous noyons dans le fleuve, qui sanctifiera Ton Grand Nom?! Sauve-moi, mon D., car les eaux arrivent jusqu’à mon âme!! »
Immédiatement, Hachem réprimanda le Satan qui s’en alla. »

D’autre part, il est ramené dans le Zohar Ha-Kadoch que la ‘Akédate Itsh’ak (le « sacrifice » d’Itsh’ak) eu lieu le jour de Roch Ha-Chana. C’est pour cette raison que nous lisons dans la Torah ce jour-là, le passage qui relate la ‘Akédate Itsh’ak.
C’est aussi pour cette raison que nous nous rendons ce jour-là, au bord de la mer ou d’un fleuve pour réciter le Tachlih’, afin de rappeler le mérite d’Avraham et d’Itsh’ak.

Une autre explication au Tachlih’ est rapportée dans le Siddour Aholé Yaakov:
Dans la Guémara Horayot (12a), on enseigne que lorsque l’on voulait donner l’onction au nouveau roi d’Israël, on se rendait au bord d’une source d’eau vive, et là on lui donnait l’onction royale, en signe que son règne « coule » et se prolonge comme l’eau qui ne s’arrête jamais. Comme disait Rav Mecharchya à ses enfants: « Lorsque vous étudiez la Torah, rendez-vous à proximité d’un fleuve ou de la mer, en guise de bon signe, puisque cette eau coule et se prolonge, de même, se prolongera votre étude et vous ne l’oublierez pas »
Et puisque nous faisons de nombreux « signes bienveillants» le jour de Roch Ha-Chana, nous avons également la tradition de nous rendre au bord d’un fleuve, en guise de bon signe, pour que se prolongent pour nous, les bontés d’Hachem et ses miséricordes, afin qu’Il nous inscrive pour une vie bonne et paisible, et afin qu’il nous pardonne nos fautes, comme le dit le verset: « Me voici! Je me penche vers toi comme un fleuve paisible ».

Le « Tachli’h » possède aussi des sens mystiques, selon la Kabbala, etil s’agit d’explications essentielles sur le Tachli’h.
Notre maitre le Rav z.ts.l observait généralement les usages des décisionnaires et pas particulièrement des Kabbalistes, mais pourtant, lors du Tachli’h, il lisait tous les extraits du Zohar rapportés dans les Ma’hzorim pour le Tachli’h.
Lors des dernières années de sa vie, on avait lhabitude dans sa synagogue d’apporter une grande bassine remplie d’eau dans le balcon de la synagogue, et toute l’assemblée sortait à l’extérieur pour dire le Tachli’h.

Lorsque quelqu’un demanda une fois à notre maitre le Rav z.ts.l quel rapport y avait-il entre les extraits du Zohar que l’on lit lors du Tachli’h et le Tachli’h lui-même, notre maitre le Rav z.ts.l l’arrêta en lui disant: « Voici une question que l’on ne pose pas. », car chacun doit connaître sa place.

Les femmes ne disent pas le Tachli’h. Une femme qui désire malgré tout le dire, peut le faire, mais elle doit être très vigilante et peser la récompense à une Mitsva vis-à-vis de la perte qu’elle occasionne. En effet, dans de nombreux endroits, les femmes se rendent avec les hommes sur le lieu du Tachli’h, et il y a un grand manque de pudeur (Tséni’out). Il faut être très vigilant sur ce point, en particulier le jour de Roch Ha-Chana qui est le jour du jugement où on est très pointilleux envers nos actions. Or, rien n’est plus beau que la pudeur, en particulier ces jours-ci.
Tout comme notre maitre le Rav z.ts.l mettait en garde vis-à-vis des femmes qui portent une perruque, même si la chose est totalement interdite durant toute l’année selon son opinion, malgré tout, pendant les jours de Téchouva, il y a lieu de s’imposer davantage la rigueur sur ce point.
Par le mérite de la pudeur, Israël fut délivré et sera délivré.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

L’interdit de manger et de se laver le jour de Yom Kippour

Quelques règles de Yom Kippour Tout le monde a le devoir de jeûner pour Yom Kippour, y compris les femmes enceintes ou celles qui allaitent. Toute femme qui craint que le jeûne risque de porter atteinte à sa santé, doit consulter une autorité Halachique comp......

Lire la Halacha

L’obligation de manger dans la Souccah

Puisqu’il ne nous reste pas suffisamment de temps pour étudier les règles relatives à la fête de Soukkot, nous allons dès à présent expliquer plusieurs règles nécessaires pour la fête de Soukkot qui approche.   U......

Lire la Halacha

Règles de la fête de Soukkot

A la demande de nombreux lecteurs et pour l’utilité de la collectivité, nous proposons ici un abrégé des règles nécessaires à la fête de Soukkot. Il faut veiller à aider les nécessiteux par la Tsédakka, afin qu&......

Lire la Halacha

La sortie de Yom Kippour

Augmenter le temps réel de la journée de Yom Kippour (ajouter du ‘Hol sur le Kodech) Il faut retarder la fin de la fête à la sortie de Yom Kippour, en augmentant le temps Kodesh. Cela signifie qu’il ne faut pas faire sortir cette sainte journée à......

Lire la Halacha


L’obligation de consommer un Kazaït dans la Souccah le 1er soir, ainsi que le statut de celui qui souffre de la Souccah.

Dans la précédente Halah’a, nous avons expliqué l’interdiction de consommer un repas régulier en dehors de la Soukka durant tous les jours de la fête de Soukkot. Il est important de savoir que la Mitsva de Soukka est propice à protéger l......

Lire la Halacha

H’ol Ha-Mo’ed (jours de demi-fête) Soukkot - L’attitude de notre maitre le Rav z.ts.l

Les jours entre le 1er et le dernier Yom Tov de Péssah’, ainsi que les jours entre le 1er et le dernier Yom Tov de Soukkot (Chémini ‘Atséret) sont appelés jours de « H’ol Ha-Mo’ed » (demi-fête), et dans notre sainte Tora......

Lire la Halacha

La sonnerie du Chofar

Il est un commandement positif (une Mitsvat ‘Assé) ordonné par la Torah d’écouter la sonnerie du Chofar le jour de Rosh Ha-Chana, comme il est dit: « Ce sera pour vous un jour de sonnerie ». Il est interdit de parler entre les différentes sonnerie......

Lire la Halacha

« Tu seras seulement joyeux »

L’une des Mitsvot qui nous incombe de façon particulière lors de la fête de Soukkot est la Mitsva de se réjouir durant la fête, comme il est dit: « Tu te réjouiras lors de ta fête et tu seras seulement joyeux. » Cette Mitsv......

Lire la Halacha