Halacha pour lundi 11 Av 5779 12 août 2019

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Mi'haël Ben Ra'hel (Michaël Saura de Lyon)
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Desiré Yaakov Ben Sa'ida (Bensoussan)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon,
parmi tous les malades d'Israël Amen.

L’interdit de cuire pendant Chabbat

Il y a quelques années, nous avons expliqué certaines règles relatives à la cuisson et au réchauffement d’aliments pendant Chabbat. Nous allons à présent revenir sur ces règles, en ajoutant plus de détails.

L’interdit de cuire
Il est enseigné dans une Michna du traité Chabbat (73a) que l’interdit de cuire fait partie des 39 Mélah’ot (interdictions) que la Torah a interdit pendant Chabbat.

Dans le langage de la Michna, cet interdit porte le nom de « Ofé », qui signifie littéralement « cuire par enfournement ».

Tous les interdits en vigueur pendant Chabbat, correspondent aux activités en vigueur dans la Michkane (le Temple mobil que les Béné Israël possédaient dans le désert). Or, il est expliqué dans la Guémara que dans le Michkane, l’activité de Ofé correspondait à la cuisson des plantes qui devaient servir à la Kétoret (combustion d’encenses).

Cependant, si la Michna utilise le terme « Ofé » (cuire par enfournement), pour désigner un acte de Bichoul (cuisson sur le feu au moyen de liquides), c’est tout simplement parce que l’énumération des 39 Mélah’ot, suit le processus de la fabrication du pain (mettre en tas, battre le blé, vanner, moudre, trier, tamiser, pétrir…). C’est pour cela, que la Michna emploie le terme « Ofé » pour designer l’interdit de cuire.

Cuire pendant Chabbat un aliment qui n’a pas été cuit avant Chabbat
Est inclus dans cet interdit, le fait de placer sur le feu (ou sur la plaque électrique), un aliment ayant cuit avant Chabbat, mais pas suffisamment, comme par exemple, un aliment à moitié cuit, que l’on place pendant Chabbat sur la plaque électrique. Un tel acte constitue une transgression de Chabbat à titre de Mévachel (cuire).

(Même lorsque l’aliment a suffisamment cuit avant Chabbat, il n’est pas toujours permis de le placer sur la plaque pendant Chabbat, comme ce sera expliqué prochainement, avec l’aide d’Hashem.)

L’interdiction de cuire un aliment pendant Chabbat au moyen d’une plaque électrique
L’interdit de Mevachel (cuire) pendant Chabbat n’est du tout lié avec l’interdit de Mav’ir (allumer le feu).

En effet, l’interdit de Mav’ir est totalement détaché de l’interdit de Mévachel.

C’est pourquoi, si une personne cuit pendant Chabbat, elle est condamnable par la Torah, même si cette personne s’est juste contentée de poser son plat pendant Chabbat, sur un feu déjà allumé avant Chabbat. Il en est de même avec une plaque électrique.

Il est interdit de cuire pendant Chabbat, même sur une plaque électrique allumée avant Chabbat. Il faut aviser le public sur cela, car de nombreuses personnes font l’erreur de croire qu’il est permis de cuire pendant Chabbat sur une plaque électrique, et ces personnes trébuchent sur la profanation du Chabbat, tout ceci, par manque de connaissance de la Halah’a.

Chaleur équivalente à « Yad Solédet Bo »
L’interdiction de cuire pendant Chabbat existe uniquement lorsqu’on porte l’aliment à une température équivalente au niveau de « Yad Solédet Bo ».
C'est-à-dire: une telle intensité de chaleur que la main humaine ne pourrait pas en supporter le contact. Différents maitres de notre génération en ont fait une estimation qui correspond approximativement à 45°. Telle est l’opinion du Gaon Rabbi Chélomo Zalman OYERBACH z.ts.l. Il cite une importante preuve à ses propos, comme nous l’avons démontrer dans le passé. Nous avions ainsi fixé la Halah’a conformément à son opinion sur ce point.

Cependant, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, dans son livre Hazon Ovadia – Chabbat (vol.4 page 371) écrit que l’expérience prouve qu’à 45°, « le ventre d’un bébé brûle », et une telle chaleur correspond déjà à « Yad Solédet Bo ». Telle est également l’opinion du Gaon Rabbi Ben Tsion ABBA CHAOUL z.ts.l.

Il est interdit de placer un aliment (non-cuit) pendant Chabbat à proximité d’un feu, même si l’on a l’intention de le retirer avant qu’il n’atteigne la température de « Yad Solédet Bo », car tant qu’il est possible que l’aliment atteigne cette température durant la journée s’il était maintenu à cette place, le simple fait de l’y placer constitue un interdit.
Mais il est permis de placer de l’eau à proximité d’un feu, de sorte que l’eau en reste soigneusement éloignée et ne pourra jamais atteindre la température de « Yad Solédet Bo », car ce geste n’est pas considéré comme cuire.

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