Halacha pour mardi 25 Iyar 5780 19 mai 2020

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon
Pour la guérison totale de Ethan Chlomo Ben Yoni  parmi tous les malades d'Israël Amen
Pour l'élévation de l'âme de Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Pour la guérison totale et rapide de Jacky Yaakov Ben Esther (Benadiba) de Lyon, parmi tous les malades d'Israël Amen.

Bénédiction finale sur une boisson chaude

Question: Une personne qui a bu un thé ou un café, doit-elle ensuite réciter la bénédiction finale « Boré Néfachott »? 

Réponse: Nous avons expliqué à plusieurs occasions que lorsqu’on a consommé une boisson, on doit réciter la bénédiction finale de « Boré Néfachott ».
La quantité minimale qu’il faut avoir bu pour réciter cette bénédiction est un « Révi’itt de liquide en une seule fois », c'est-à-dire, 8,1 cl de liquide (c’est le « Révi’itt » mentionné dans les livres des décisionnaires), et l’on récitera à ce moment là la bénédiction de « Boré Néfachott ».

Cependant, il existe une condition supplémentaire dans cette quantité de « Révi’itt » pour être soumis à l’obligation de réciter la bénédiction finale de « Boré Néfachott » : Il faut aussi avoir bu cette quantité en une seule fois, mais si l’on a bu de l’eau ou toute autre boisson de façon très lente, en plusieurs petites gorgées espacées, même si l’on a consommé une quantité totale de un « Révi’itt », on ne récite absolument pas de bénédiction finale.   

A présent, nous allons traiter le cas d’une personne qui boit un café ou un thé.

En réalité, le Gaon Rabbi Avraham Ha-Lévy écrit dans son livre Chou’t Guinatt Véradim qu’étant donné l’usage de boire le café ou le thé lentement puisqu’en général on le boit lorsqu’il est chaud, par conséquent, si l’on boit la quantité de Revi’it lentement, on est malgré tout tenu de réciter la bénédiction finale de « Boré Néfachott » car c’est ainsi qu’il se boit. Le paramètre déterminant dans le domaine de la récitation de la bénédiction finale est l’usage avec lequel la majorité des gens consomment la boisson. Or, puisque telle est l’habitude de boire le café lentement, on récite la bénédiction finale dès lors où l’on a consommé une quantité minimale de 1 Revi’it. Tel est également l’avis du Gaon auteur du Kénessett Ha-Guédola, et d’autres.

Cependant, le Gaon auteur du Peri ‘Hadash réfute les propos du Guinatt Véradim sur ce point, et il écrit que la seule condition pour réciter la bénédiction finale sur une boisson doit être la consommation d’un Revi’it « en une seule fois ».
Si l’on a consommé cette quantité lentement, on ne doit pas réciter de bénédiction finale.
De nombreux autres décisionnaires approuvent l’opinion du Peri ‘Hadach sur ce point, et même le Gaon auteur du Guinate Veradim  - selon lequel il n’est pas nécessaire de boire le café « en une seule fois » pour réciter la bénédiction finale - admet lui-même que sur le plan pratique l’usage et la Halacha en vigueur dans la Sainte ville de Jérusalem est de ne pas réciter de bénédiction finale après avoir bu un café chaud. Nous pouvons donc en déduire que l’usage est donc conforme à l’opinion du Gaon auteur du Peri ‘Hadash et les décisionnaires qui partagent son opinion.

Notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l s’est longuement étendu sur ce sujet à travers une responsa dans son livre Chou’t Yabiya’ Omer, ainsi que dans son livre Chou’t Yé’havé Da’at, et il conclut que du point de vue de la Halacha nous devons prendre en considération notre grand principe selon lequel « Safek Bérah’ot Léhakel » (« Lors d’un doute ou d’une divergence d’opinion Halachique sur la récitation d’une bénédiction, on ne la récite pas »), et de ce fait il ne faut pas réciter la bénédiction finale après un café ou un thé que l’on a bu lentement.
Même s’il y a matière à dire qu’il faut réciter cette bénédiction finale puisque selon plusieurs décisionnaires même si l’on a bu une boisson quelconque lentement, on doit réciter la bénédiction finale, et de plus, le Gaon auteur du Guinatt Véradim ainsi que d’autres décisionnaires pensent que pour le café il n’est pas nécessaire de boire en une seule fois pour réciter la bénédiction finale, malgré tout, du point de vue de la Halacha notre maître le Rav z.ts.l conclut qu’il ne faut pas réciter de bénédiction finale après avoir bu un café ou un thé puisqu’on ne le boit pas « en une seule fois », puisque nous avons un grand principe selon lequel « Safek Berah’ot Lehakel » (« Lors d’un doute ou d’une divergence d’opinion Halachique sur la récitation d’une bénédiction, on ne la récite pas »).
Même lorsqu’il y a d’autres aspects qui tendent à dire qu’il faut réciter la bénédiction finale, nous devons encore prendre en considération les opinions selon lesquelles il ne faut pas réciter cette bénédiction. Notre maître le Rav z.ts.l s’étend encore sur ce sujet avec des argumentations de tailles.

En conclusion: Selon la Halacha lorsqu’on boit un café ou un thé, même si l’on en boit une quantité d’un Revi’it (8.1 cl), on ne doit pas réciter de bénédiction finale, car il faut avoir bu cette quantité « en une seule fois », et si ce n’est pas le cas, on ne récite pas de bénédiction finale sur ce qu’on a bu.

Dans la prochaine Halacha, nous traiterons du cas  où l’on a consommé une quantité de un « Révi’itt » d’un café ou d’un thé en une seule fois, et si l’on doit dans ce cas réciter « Boré Néfachott » ou pas.

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