Halacha pourmardi 3 Av 5781 juillet 12 2021

Les personnes soumises et exemptes du jeûne du 9 Av

A la question de nombreuses personnes: Selon l’usage des Séfaradim, il est permis de se couper les cheveux et de se laver immédiatement après la sortie des étoiles à la sortie du jeûne. Cependant, les Achkénazim ont l’usage de s’imposer la rigueur sur ce point jusqu’au lendemain du jeûne (cette année 5781, lundi 10 Av) à partir de ‘Hatsot (moitié de la journée, en Israël environ 12h50, et en France environ 13h45). (Choul’han ‘Arou’h chap.558).

Un malade sans danger
Un malade (véritablement malade, qui est alité ou autre, même s’il n’est pas en danger) est exempt de jeûner le 9 Av, car la sévérité du jeûne du 9 Av est moins importante que celle de Yom Kippour sur ce point. Dans le cas d’un doute, il faut consulter une autorité Halachique. (Pour des douleurs passagères comme des maux de tête coutumiers ou autre, il est certain que l’on ne peut pas autoriser une personne à manger pendant le 9 Av.)

Une personne âgée
Une personne âgée dont le jeûne diminue la force de façon significative a le statut d’un malade sous tout point de vue. Cette personne est donc exempte de jeûner le 9 Av, et cela, même dans le cas où il n’y a pas de maladie interne, cette personne doit manger le jour du 9 Av.
Cependant, notre grand maitre le Rav z.ts.l écrit (‘Hazon Ovadia-Arba’ Ta’aniyott page 279) qu’étant donné que cette personne âgée n’est pas véritablement malade et que seule sa faiblesse physique diminue ses forces, il est bon que cette personne consomme des quantités inférieures à Kazaït (moins de 27 g) pour les solides, et des quantités inférieures à Révi’it (moins de 8.1 cl) pour les liquides, en espaçant ses consommation d’environ 10 mn, comme on le fait à Yom Kippour pour un malade en danger.
Par exemple: Elle consomme un aliment de moins de 27 g à 8h du matin, puis elle pourra de nouveau consommer cette même quantité à 8h10, etc … Idem pour les liquides. Elle boit à 8h du matin moins de 8.1 cl d’un liquide, puis elle pourra de nouveau boire cette même quantité à 8h10 etc …

Une accouchée
Les Poskim (décisionnaires) discutent sur le cas d’une accouchée.
Si elle se trouve dans les 7 jours depuis son accouchement, elle est exempte de jeûner le 9 Av selon tous les avis.
Si elle se trouve dans les 30 jours depuis son accouchement, selon l’opinion de nombreux décisionnaires, elle est tenue de jeûner, mais selon l’opinion de MARAN l’auteur du Choul’han ‘Arou’h (chap.554-6), une femme qui se trouve dans les 30 jours de son accouchement est exempte de jeûner le 9 Av.

Le statut d’une femme qui a fait une fausse couche est le même que celui d’une accouchée.
Si la fausse couche s’est produite après 40 jours de grossesse (elle a fait une fausse couche d’un fœtus qui est resté au moins 40 jours dans l’utérus, et ces 40 jours se comptent depuis le véritable début de la grossesse et non comme le comptent les médecins en ajoutant 2 semaines supplémentaires), elle est exempte de jeûner tant qu’elle se trouve dans les 30 jours de sa fausse couche.

Comment s’alimenter lorsqu’on est exempt du jeûne?
Toutes les personnes exemptes du jeûne du 9 Av, consomment de façon ordinaire, et ne doivent pas s’imposer de consommer de façon espacées des quantités inférieures à Kazaït (27g) ou inférieures à Révi’itt (8,1cl), car ceci ne concerne que les personnes exemptes du jeûne de Yom Kippour (malades en danger), comme nous l’expliquerons en son temps avec l’aide d’Hachem (‘Hazon Ovadia-Arba’ Ta’aniyott page 285).

Une femme enceinte; une femme qui allaite
Une femme enceinte ou une femme qui allaite sont exemptes de jeûner lors des autres jeûnes (excepté Yom Kippour), mais elles sont tenues de jeûner le 9 Av.
Si une femme a un grossesse à risque, elle doit consulter l’avis du médecin:
si le médecin lui dit de ne pas jeûner, elle doit l’écouter. S’il lui dit qu’elle peut jeûner, elle doit consulter une autorité Halachique afin de savoir si elle doit écouter le médecin.

Les jeunes enfants
Les enfants sont totalement exempts du jeûne du 9 Av.
Tout enfant qui n’a pas atteint l’âge de 13 ans pour un garçon, et de 12 ans pour une fille, est exempt du jeûne du 9 Av, et il n’est pas nécessaire de les faire jeûner même quelques heures.
En effet, les enfants en dessous de l’âge des Mitsvot sont totalement exempts de toutes les obligations liées au deuil, puisque même un enfant qui perd son père ou sa mère (qu’Hachem nous en préserve) ne prend absolument pas le deuil, car la notion de H’inouh’ (éducation) n’existe pas dans ce domaine (excepté la déchirure du vêtement qui concerne même les enfants dans cette situation).

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

The Laws of Mentioning “Mashiv Ha’Ruach”

We Begin Reciting “Mashiv Ha’Ruach” “Mashiv Ha’Ruach U’Morid Ha’Geshem” is a praise we recite to Hashem during the winter months within the “Mechayeh Ha’Metim” blessing of the Amidah as is printed in all Siddurim. We begin recitin......

Lire la Halacha

Things Which Cause Forgetfulness

Five Things Which Cause One to Forget What He Has Learned The Gemara (Horayot 13b) states: “Our Sages taught: Five things cause one to forget the Torah one has learned: One who eats food which a cat or mouse have eaten from, one who eats the heart of an animal, one who eats olives regularly, ......

Lire la Halacha

A Rainbow

One Who Looks at a Rainbow Our Sages (Chagiga 16a) state: “The eyes of one who gazes at a rainbow are dimmed, as the verse (Yechezkel 1) states, ‘Like the appearance of a rainbow in the clouds on a rainy day, so is the radiance around and this is the appearance of the glory of Hashem.&r......

Lire la Halacha

The Laws of One Who Forgets to Mention “Ve’Ten Tal U’Matar” in the “Blessing of the Years”

In the previous Halacha, we have discussed in a general manner that our Sages enacted that beginning from the Seventh of Marcheshvan (outside of Israel from the Fourth or Fifth of December), one begins reciting “Ve’Ten Tal U’Matar” (a request for dew and rain) in the “B......

Lire la Halacha


Must One Recite a Blessing Before Merely Tasting a Food?

We have already discussed several times that regarding the laws of Blessings of Enjoyment recited before eating that there is no limit for reciting a blessing before eating, meaning that no matter what amount of food or beverage one eats or drinks, one must still recite a blessing. The reason for th......

Lire la Halacha

Question: At what point does it become permissible to speak after reciting a blessing on food? Is one permitted to speak immediately after placing the food in one’s mouth and tasting the food’s flavor or must one wait until one swallows the food?

Answer: The Gemara in Masechet Berachot (40a) and Rashi ibid. state that one may not speak in between reciting a blessing on food and eating it because this constitutes an interruption between the blessing and the eating and there is no longer any connection between them, as we have discussed severa......

Lire la Halacha

When the Sanctity of Shevi’it Will Apply to Fruits and Vegetables and More on “Heter Mechira”

In the previous Halachot we have explained that any produce grown in Jewish-owned fields in the Land of Israel this year (5782) retain the sanctity of Shevi’it. We have likewise discussed the ramifications of this sanctity and the proper way to treat such produce. This sanctity rests even on f......

Lire la Halacha

Eating and Washing One’s Self Yom Kippur

Some Laws of Yom Kippur All are obligated to fast on Yom Kippur, including pregnant and nursing women. Any woman whose health is at risk due to the fast should consult a prominent Torah scholar who is well-versed in these laws and he should render his ruling whether or not she must fast. One whose ......

Lire la Halacha