Halacha pour dimanche 16 Adar 5781 28 février 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Tinok Ben Yael Sarah

La fête de Pessa’h 5781

Nos maitres enseignent dans la Tossefta (Pessa’him chap.3):
« On questionne et on commentent les règles relatives à Pessa’h 30 jours avant Pessa’h. »
Selon cela, les Rabbanim du peuple d’Israël ont l’usage à toutes les générations d’enseigner en public durant les semaines entre Pourim et Pessa’h les règles relatives à Pessa’h, puisque chaque juif doit maitriser de nombreuses règles en lien avec Pessa’h, sur la Cacherout des aliments et des ustensiles, ainsi que sur le Séder de Pessa’h et autre.

Cependant, cette année 5781, nous avons un autre point supplémentaire à expliquer.
En effet, la fête de Pessa’h tombe cette année un dimanche, ce qui signifie que le Séder tombe un samedi soir. Or, une telle année, nous devons expliquer comment agir concernant la destruction du ‘Hamets, puisque nous ne pourrons pas le brûler véritablement comme nous le faisons chaque année la veille de Pessa’h, car la veille de Pessa’h tombe cette année un Chabbat.
Nous devrons également expliquer ce que nous mangerons le Chabbat veille de Chabbat, car aux heures de la matinée arrivera l’heure limite de la consommation du ‘Hamets, et il est interdit de consommer de la Matsa la veille de Pessa’h.
C’est pourquoi, nous commencerons dès à présent à étudier les règles de Pessa’h.

Les préparatifs de Pessa’h dès maintenant
Tous les néttoyages que nous faisons en l’honneur de Pessa’h durant les 30 jours jusqu’à Pessa’h, entrent dans le cadre du devoir de « destruction du ‘Hamets ».
Notre maitre le ‘HYDA écrit dans le livre ‘Avodatt Ha-Kodech (note 196) au nom de nos maitres que toute personne vigilante vis à vis du ‘Hamets à Pessa’h afin de ne pas trébucher sur cet interdit, se verra garantir une bonne année ; car les jours de Pessa’h sont la racine de tous les jours de l’année.

L’interdiction de tirer profit et de consommer du H’amets
Il est dit dans la Torah au sujet de la fête de Pessah’ (Chémott 13):
« Durant 7 jours, on mangera des Matsot, et ne sera vu ni H’amets, ni levain dans tous tes domaines ». (Le « ‘Hamets » indique une pâte faite de l’une des 5 céréales du Dagan qui a suffisamment reposé pour fermenter. Le « levain » indique une pâte qui a fermenté et dont le goût est désagréable, qu’on utilise pour faire fermenter une autre pâte, comme on le fait de nos jours avec la levure).

Dans la Guémara Pessah’im (21b et autres), nous apprenons à partir d’analyse de versets, que le H’amets est interdit durant Pessah’, aussi bien à la consommation qu’au profit. Même si l’on ne consomme pas de H’amets, il nous est interdit de le vendre (pendant Pessah’) à un non-juif ou autre, car on tire profit de cette vente. Toute personne qui consomme du H’amets, est passible de la peine de Karett (retranchement). À titre d’exemple, c’est la même peine qui est affligée à celui qui mange le jour de Yom Kippour.

Le H’amets à Péssah’ – Il ne s’annule pas, même contre 1000
L’interdit de H’amets pendant Pessah’ est tellement grave que même s’il s’est mélangé à d’autres aliments, il ne s’annule pas, même si la quantité des autres aliments est 1000 fois supérieure au H’amets. Ce qui n’est pas le cas pour les autres interdits alimentaires.

Par exemple, concernant l’interdiction de consommer du sang animal, si 1 gramme de sang tombe dans une marmite contenant un plat cuisiné, si ce plat cuisiné contient au moins 60 grammes de nourriture, la présence du sang qui est tombé à l’intérieur est totalement annulée, et le plat cuisiné reste permis à la consommation. Alors que pour le H’amets à Pessah’, même si la marmite contient 1000 fois plus de nourriture que la quantité de H’amets tombée à l’intérieur, par exemple, une miette de pain qui est tombée à l’intérieur d’une grande marmite qui contient un plat cuisiné, tout est interdit à la consommation uniquement à cause de cette petite miette de pain.

C’est pourquoi, il faut être très vigilant vis-à-vis du H’amets pendant Pessah’, et d’acheter uniquement des produits alimentaires qui ne contiennent pas la moindre trace de H’amets, et qui sont fabriqués sous un contrôle rabbinique responsable.
De même, il n’est pas question d’accorder sa confiance à n’importe quelle personne, qui n’observe pas la Torah et les Mitsvot, et qui nous affirme que tel aliment ne contient pas de H’amets, comme sur une épice particulière, dans lequel il n’y a pas de mélange de H’amets, ou autre… Comme cela est déjà arrivé dans le passé, lorsque certaines personnes ont transgressé l’interdit de ‘H’amets en faisant confiance à l’épicier alors qu’il n’avait aucune crédibilité.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit qu’il est juste de n’acheter aucun produit réservé à Pessah’ s’il ne possède pas une certification « Cacher Lé-Pessah’ » délivrée par un Rabbinat officiel et compétent.
Le Din est le même pour des produits pour lesquels il semble n’y avoir aucun risque de H’amets, comme de la liqueur, de l’Arak (anisette) ou autre.
De notre époque, des produits qui peuvent sembler des plus « inoffensifs » du point de vue de leur Cacherout, ont laissé apparaître de réelles traces d’interdits alimentaires, pour tout le reste de l’année, en particulier pour Pessah’, car chaque produit alimentaire contient de très nombreuses et diverses matières, comme nous le savons.

Des ustensiles ayant absorbé du H’amets
Il est interdit d’utiliser pendant Pessah’, la vaisselle que l’on utilise tout le reste de l’année, car les ustensiles ont absorbés du H’amets.
En effet, lorsqu’un aliment chaud se trouve dans un ustensile, les parois de cet ustensile absorbent le goût du H‘amets (au même titre qu’elles absorbent le goût de la viande ou du lait), et c’est pourquoi, il faut utiliser pendant Pessah’ uniquement de la vaisselle réservée à Pessah’, et que l’on n’a pas utilisée pour des aliments H’amets.
Ou bien, cachériser la vaisselle H’amets pour l’utiliser à Pessah’, chaque ustensile selon ses règles spécifiques de Cachérisation.

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