Halacha pour mercredi 30 Sivan 5779 3 juillet 2019

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme
de la jeune fille Ori Bat Noa z’’l
assassinée sauvagement par un terroriste parce que juive
Qu’Hachem venge son sang Amen

Pour l'élévation de l'âme de Jean Claude Nissim Ben Rose Rzala
Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l
Pour l’élévation de la Néshama de Gilles Moshé Ben Aharon DAIEN z’’l

Cette Halacha est aussi dédiée à l'élévation de l'âme de
Mme Colette Rivka bat Messaouda (Bensamoun) z"l

Erets Israël

Question: Une personne qui habite en Israël et dont les parents - qui vivent en dehors d’Israël - lui demandent de venir les rejoindre pour vivre à leurs côtés en dehors d’Israël, cette personne est-elle tenue d’obéir à ses parents sur ce point à titre de la Mitsva de respecter ses parents, ou pas?

Réponse: Nos maîtres enseignent dans le Midrach Sifri:
Un jour, Rabbi Yéhouda Ben Bétéra, Rabbi Matya Ben H’arach et Rabbi H’anina le neveu de Rabbi Yéhochoua’ voyageaient d’Israël vers l’étranger. Lorsqu’ils arrivèrent à la frontière d’Israël, ils levèrent les yeux et versèrent des larmes en déchirant leurs vêtements et en citant le verset : « Vous hériterez de la terre et vous vous y installerez » qui est lui-même suivi d’un autre verset : « Vous observerez afin d’accomplir toutes les lois et tous les jugements ». Ceci afin de t’apprendre que la Mitsva d’habiter en Israël équivaut à toutes les Mitsvot ». Et ils rebroussèrent chemin.

Le RAMBAN écrit dans son Sefer Ha-Mitsvot que la Mitsva d’habiter en Israël reste une ordonnance de la Torah même de notre époque. Le RASHBETS ainsi que la majorité des décisionnaires approuvent cette opinion.

Le Maharam de ROTTENBOURG tranche dans une Tchouva qu’un fils ne doit pas écouter son père s’il lui ordonne de ne pas émigrer en Israël, car habiter en Israël est une Mitsva. Or, nos maîtres ont par ailleurs commenté un verset dans la Guémara Yévamott (5b) : « Chacun doit craindre sa mère et son père, et vous respecterez mes Chabbatott, Je suis Hachem. » Vous êtes tous soumis à mon respect. Si la Mitsva de craindre le père et la mère est suivie immédiatement des termes « Je suis Hachem », c’est pour nous indiquer que chacun est soumis au devoir de respecter Hachem. C’est pourquoi, chaque fois qu’il s’agit d’une Mitsva, on ne doit pas écouter le père, car le respect d’Hachem prime. Telle est l’approbation des décisionnaires selon lesquels même si le père ordonne au fils de transgresser seulement un interdit Midérabanann (décret de nos maîtres), le fils ne doit pas l’écouter, car le respect d’Hachem prime toujours sur le respect du père, et le père est lui aussi tenu d’écouter les paroles de nos maîtres. C’est ainsi que tranche MARANN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (Yoré Dé’a chap.240).

C’est également ainsi qu’a tranché sur un problème similaire le MABYTT au sujet d’une personne qui avait fait le serment d’émigrer en Israël et dont le père lui demande d’annuler son vœu et de ne pas émigrer en Israël. Le MABYTT tranche que cette personne n’est pas autorisée à annuler son vœu et doit émigrer en Israël sans obéir à son père, car la Mitsva d’habiter en Israël représente une grande Mitsva même de notre époque. De plus, le MABYTT ajoute que ce fils ne transgresse aucun interdit en refusant d’écouter son père sur ce point, car ses parents peuvent eux aussi émigrer avec lui en Israël où il pourra continuer à les honorer.

Nous pouvons en déduire qu’il est certain qu’il est interdit de « descendre » d’Israël vers l’étranger même dans le but d’accomplir la Mitsva de respecter son père et sa mère.
Cependant, il existe un cas d’exception qui est celui du fils qui désire quitter Israël seulement pour une courte visite auprès de ses parents, afin de les honorer et de se réjouir avec eux, en quittant Israël seulement de façon provisoire. Ce cas est permis, car cette situation ne s’assimile pas au fait d’annuler réellement la Mitsva d’habiter en Israël, comme l’écrit le TACHBETS dans une Tchouva, qu’il ne faut permettre de quitter Israël seulement pour étudier la Torah, ou pour accomplir la Mitsva de respecter ses parents. Les décisionnaires se sont déjà interrogé sur le réel sens des propos du TACHBETS puisqu’il est certain qu’il n’existe aucune permission de quitter définitivement Israël pour accomplir la Mitsva de respecter ses parents. Les commentateurs expliquent ses propos en disant qu’il s’agit ici de quitter Israël pour un court moment afin d’aller visiter ses parents et de revenir immédiatement après en Israël. Dans un tel cas, la Mitsva d’habiter Israël est provisoirement repoussée vis-à-vis de la Mitsva de respecter ses parents. Mais il ne faut absolument pas autoriser à rester définitivement en dehors d’Israël pour respecter la volonté de ses parents.

En conclusion:
Une personne qui habite en Israël n’a pas le droit de quitter Israël pour aller vivre à proximité de ses parents. Malgré tout, s’il s’agit d’une courte visite, il est permis de quitter Israël pour aller accomplir la Mitsva de respecter ses parents.

Cependant, il faut quand même préciser que cette question se présente parfois sous différents aspects, et nécessite l’avis d’un Rav compétent dans ce domaine pour chaque cas de façon indépendante. Par exemple, lorsque la chose peut provoquer un éloignement au sein de l’ensemble des membres de la famille, et aussi à l’éloignement de la Torah et des Mitsvot lorsque celui qui habite Israël est le chef spirituel de la famille, et dans ces cas-là, il est peut être envisageable de quitter Israël pour une cause aussi importante, de laquelle dépendent de nombreux principes fondamentaux de la Torah. Celui qui écoute le conseil est sage.

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