Halacha pour dimanche 18 Cheshvan 5782 24 octobre 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Jacqueline Fortunée Bat Nina (Pitoun, de Netanya, et anciennement de Sarcelles)

Pour la guérison totale et rapide de:
L’enfant Ma’yan ‘Hava Bat ‘Aicha

Les choses qui provoquent les pertes de mémoire

Les 5 choses qui provoquent l’oubli de l’étude
Il est ramené dans la Guémara Horayot (13b):
Nos maîtres enseignent: il y a 5 situations qui provoquent l’oubli de l’étude: lorsqu’on consomme les restes de nourritures consommés par une souris ou un chat ; lorsqu’on consomme le cœur de l’animal ; lorsqu’on consomme fréquemment des olives ; lorsqu’on consomme de l’eau qui a servi à un bain ; lorsqu’on lave ses pieds disposés l’un sur l’autre. Certains ajoutent: lorsqu’on place quelque chose sous la tête.

Le fait de s’abstenir de consommer le cœur d’un animal de bétail ou de volaille, ne constitue pas une réelle interdiction selon le Din, même si cela peut effectivement provoquer des pertes de mémoire et qu’il faut éviter d’en consommer à ce titre.

Consommation d’olives
Concernant la consommation d’olives, nous pouvons remarquer les termes employés par la Béraïta que nous avons cité précédemment « lorsqu’on consomme fréquemment des olives » et il n’est pas enseigné « lorsqu’on consomme des olives ». Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que les termes employés sont précis, et par conséquent, lorsqu’on ne consomme pas fréquemment des olives, mais seulement occasionnellement, ce type de consommation n’entraîne aucun risque, et cette personne ne subira pas de pertes de mémoire conséquentes à cette consommation.
C’est ce que disait le Gaon Rabbi Chélomo Zalman OYERBACH’ z.ts.l.
Cependant, on rapporte en son nom que lorsqu’on consomme des olives une fois par mois, ce type de consommation d’olives est déjà considérée comme fréquent.

Le Gaon Rabbi Yossef H’aïm ZONENFELD z.ts.l écrit dans son livre Salmatt H’aïm que lorsqu’on consomme des olives accompagnées d’huile d’olive, cela peut contribuer à se protéger des pertes de mémoire, car l’huile d’olive est bénéfique pour la mémoire. Comme il est enseigné dans la Guémara, car par cela nous voyons que la force du fils est supérieure à celle du père, car le père qui est représenté par l’olive entraîne la perte de mémoire, alors que ce qu’il engendre c'est-à-dire l’huile d’olive est bénéfique pour la mémoire. Par conséquent, lorsqu’on trempe les olives dans de l’huile d’olive, il n’y a absolument pas à craindre cette chose-là, et c’est ainsi qu’agissent de nombreuses personnes qui craignent Hachem.

L’oubli des paroles de la Torah
Il est dit dans la Torah:

« Préserve-toi et préserve grandement ton âme, de peur que tu oublies… ».
Il est expliqué dans une Michna du Pirké Avott (chap.3 Michna 10) que ce verset vient mettre en garde contre l’oubli de la Torah. Nos maîtres les décisionnaires débattent afin de définir si le fait de consommer des choses qui entraînent les pertes de mémoire, constitue une transgression de cette interdiction d’oublier la Torah. Le Meïri écrit qu’il y a effectivement une transgression de cette interdiction dans le fait de consommer des choses qui entraînent des pertes de mémoire. Par conséquent – selon le Meïri – lorsqu’on a le devoir de se laver les mains par exemple lorsqu’on se lève le matin ou bien lorsqu’on sort des toilettes, ou autre, et que l’on ne se lave pas les mains hormis l’interdiction de ne pas se laver les mains selon les exigences de nos maîtres, on commet également une transgression supplémentaire en provoquant le fait d’oublier la Torah, car ne pas se laver les mains lorsqu’on en a l’obligation, entraîne la perte de la mémoire, ce qui constitue – comme nous l’avons expliqué – la transgression d’un interdit de la Torah puisqu’il est interdit d’oublier les paroles de la Torah.

Le Gaon Rabbi Eli’ezer PAPO z.ts.l (l’auteur du Pélé Yo’ets) écrit lui aussi que lorsqu’une personne ne prend pas en considération toutes les choses mentionnées et qui entraînent des pertes de mémoire, je crains qu’une telle personne entre dans le cadre de ce qu’ont enseigné nos maîtres (dans les Pirké Avot) « Toute personne qui oublie, ne serai-ce qu’une seule chose de ce qu’elle a appris, cette personne se condamne elle-même, comme il est dit: « Préserve-toi et préserve grandement ton âme, de peur que tu oublis… » Telle est également l’opinion du Gaon H’azon Ich z.ts.l.
Cependant, d’autres Guéonim parmi nos maîtres les décisionnaires des générations récentes et contemporaines s’interrogent malgré tout sur cette question, car il n’y a pas de certitude que ces choses entraîneront des pertes de mémoire, ces choses représentent seulement des éléments qui prédisposent à cela, tout comme d’autres choses. Ce qui ne veut pas dire qu’il est inévitable pour une personne qui consomme ou qui réalise des choses comme celles-ci, en oubliera forcement son étude.
Il est aussi possible de faire en parallèle d’autres choses qui seront bénéfiques à la mémoire, et grâce à cela, il n’oubliera strictement rien. C'est pourquoi certains ont écrit que la consommation de telles choses ne constitue absolument aucune interdiction. De plus, nous avons un principe selon lequel toute chose qui fait l’objet d’un doute parmi les décisionnaires des générations récentes et contemporaines, si l’on trouve parmi les décisionnaires médiévaux un décisionnaire qui traite le sujet, la décision Halah’ique sera définie par son opinion, car si les Richonim (décisionnaires médiévaux) sont comparables aux Malhah’im (anges), nous ne sommes que des êtres humains.

Or, Rabbénou Yéhouda Hé-H’assid (qui fait partie de nos maîtres les décisionnaires médiévaux) écrit dans le Séfer Hah’assidim les termes suivants:
Quelqu’un a soumis un problème à un H’ah’am en lui disant que les souris avaient consommé son pain. Or, nos maîtres enseignent que le fait de consommer les restes d’une souris provoque la perte de mémoire. Peut-il malgré cela consommer ce pain? Le H’ah’am répondit:
« Pourquoi ne le mangerais-tu pas? » L’homme dit: « Je craints de le manger, car cela va me provoquer d’oublier mon étude, or je veille particulièrement à ne pas consommer la moindre chose pouvant provoquer l’oubli de l’étude. Or maintenant je suis affamé! »
Le H’ah’am lui répondit: « Tu n’es pas tenu de t’abstenir de consommer ce pain, car il est enseigné: jusqu’à ce qu’il s’asseye et qu’il fasse disparaître les paroles de la Torah de son cœur. (Ce qui veut dire que lorsqu’on consomme des choses susceptibles d’entraîner l’oublie de la Torah, on n’agit pas de façon certaine et avec intention.) Mais je constate – dit le H’ah’am à cet homme – que tu es disponible et malgré tout, tu ne te consacres pas à l’étude de la Torah. Il aurait été préférable pour toi que tu ne sois pas vigilant dans toutes ces choses qui entraînent l’oubli, afin que tu oublies toutes les futilités dans lesquelles tu es occupé! » Fin de citation.
À partir de là, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l tranche le doute émis par les décisionnaires des générations récentes et contemporaines que nous avons mentionné, et il écrit que même s’il est certain qu’il faut éviter la consommation de ces choses, malgré tout, il n’y a là aucun interdit réel.

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