Halacha pour mercredi 15 Av 5780 5 août 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme Marciano z’’l de Lyon)
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef z’’l
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin Elhadad de Lyon) z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna (Bensaid de Lyon) z’’l 
Richard Amram ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Betty Rivka Bat Sultana
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (Steboun) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Tou Bé-Av – le 15 Av

Aujourd’hui, nous célébrerons « Tou Bé-Av ».
On enseigne dans une Michna de Ta’anit (26b):
Rabban Chim’on Ben Gamliel dit:
« Il n’y a pas de plus belles fêtes pour Israël que le 15 Av et Yom KIPPOUR. Ces jours-là, les filles de Jérusalem sortaient vêtues de vêtements blancs empruntés (chacune d’entre elles – même les plus riches - empruntait le vêtement de l’autre, afin de ne pas faire honte à celle qui n’en avait pas), et se dansaient en cercle dans les vignes ».

La Guémara (31b) cite d’autres raisons pour lesquelles le 15 Av est un jour de fête pour Israël, et c’est pour cela qu’il fut tranché que l’on ne dit pas de Tah’anoun, ni de Vidouï, ni de Nefilat Apaïm ce jour-là (supplications quotidiennes).
Cette année (5769), le 15 Av tombe demain mercredi 5 Août.

La Guémara mentionne que les plus belles d’entre elles s’adressaient aux jeunes hommes célibataires en disant:
« Prêtez attention à la beauté…. »
Les plus laides d’entre elles disaient:
« Mariez-vous Léchem Chamaïm (uniquement au nom de la Mitsva), mais couvrez-nous d’or … »
Notre grand maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l explique le sens de cet enseignement, selon les propos de la Guémara Nedarim (21a), qui rapporte une anecdote :
Un homme fit un jour le Neder (le voeu) de ne pas épouser une certaine fille, parce qu’elle ne lui plaisait pas physiquement. On introduisit cette fille dans la maison de Rabbi Ichma’ël, afin de l’embellir et de la mettre en valeur. On fit venir l’homme en question et Rabbi Ichma’ël lui demanda :
« Est-ce la fille sur laquelle tu as prononcé le voeu de ne pas l’épouser ?! » Et Rabbi Ichma’ël lui autorisa la fille. A ce moment là, Rabbi Ichma’ël se mit à pleurer et dit : « Les filles d’Israël sont belles, mais la pauvreté les enlaidit ! »
Lorsque Rabbi Ichma’ël quitta ce monde, les filles d’Israël levèrent leurs yeux vers lui en disant : « Filles d’Israël ! Pleurez donc sur Rabbi Ichma’ël ! »
Il en est de même - explique notre maître le Rav z.ts.l – les plus laides d’entre elles disaient « … couvrez-nous d’or … », dans le sens où des attributs extérieurs, comme des bijoux en or ou de beaux vêtements, contribuerons à nous embellir, et vous ne pourrez que constater que nous sommes nous aussi dignes d’être épousées.

Notre maître le Rav z.ts.l rapporte au nom du OREH’OT H’AÏM qu’il n’y a pas lieu de s’étonner de cet usage qui peut paraître humiliant ou rabaissant envers les filles d’Israël, et qui se faisait avec le consentement et l’agrément de nos maitres.
En effet, il est certain que les parents qui possédaient les moyens de marier leur fille dignement, n’avaient pas recours à ce procédé, et n’envoyaient pas leur fille dans les vignes ces jours-là. Cette tradition concernait uniquement les gens dont le niveau de vie était tellement bas qu’ils ne pouvaient prétendre assumer toutes les difficultés financières d’un mariage, et pour ces gens-là, cette tradition représentait le seul moyen de marier leur fille.

Il est écrit dans le livre de Michlé:
« La chose est bonne lorsqu’elle est faite en son temps. »

Il est certain que toute la particularité de cette date du 15 Av est définie par un rayonnement significatif en matière de mariage.
C’est pourquoi il est bon pour chacun de prier ce jour-là - plus qu’un autre jour - pour mériter qu’Hachem lui accorde la meilleure union possible. De même, chacun doit prier également pour ses enfants ou petits enfants afin qu’ils méritent eux aussi de rentrer sous la H’oupa en un moment propice, et que l’on nous annonce de bonnes nouvelles, Amen.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

La tradition du Tikoun de Chavou’ot (veillée de Chavou’ot)

La tradition est répandue au sein de toutes les communautés d’Israël de rester éveillés durant la nuit de Chavou’ot et d’étudier la Torah jusqu’à l’aube, comme il est écrit dans le Zohar Ha-Kadoch: Les premiers &lsq......

Lire la Halacha

Bénédictions alimentaires et lecture du Chéma’ la nuit de Chavou’ot

Dans la précédente Halacha, nous avons fais mention de la tradition de la veillée de Chavou’ot, durant laquelle nous restons éveillés pour étudier la Torah. Lecture du « Tikkoun » imprimé dans le livre « Kérié ......

Lire la Halacha

Multiplier constamment les demandes personnelles – Une étincelle d’esprit prophétique

Question: Est-il correct de renouveler la même demande en insistant auprès d’Hachem, en le suppliant pour la même chose chaque jour, ou bien faut-il cesser de demander cette chose si l’on voit que l’on n’est pas exaucé? Réponse: Il est ense......

Lire la Halacha

La lecture du Chéma’ du coucher pour les femmes, ainsi qu’après ‘Hatsot (après le milieu de la nuit)

Dans la Halacha précédente, nous avons expliqué que le soir, avant de se coucher, il faut réciter le Chéma’, précédé de la bénédiction de Hamapil, et que cette bénédiction, comme toutes les bénédi......

Lire la Halacha


Se promener avec un chien pendant Chabbat

Question: Lorsqu’on possède un chien destiné à la distraction ou bien un chien guide-aveugle, est-il permis de le déplacer pendant Chabbat? De même, est-il permis de sortir dans les rues avec un tel chien? Réponse: Nous avons déjà expli......

Lire la Halacha

Lire le Chéma’ au coucher

Question: Y a-t-il une obligation de lire le Chéma’ avant d’aller dormir? Dans les Siddourim (les livres de prières), le Chéma’ du coucher est précédé de la bénédiction de « Hamapil », doit-on la r&eacut......

Lire la Halacha

Tsédaka pour une guérison

Question: Est-il permis d’offrir une somme d’argent à la Tsédaka, pour la guérison d’une personne, ou pour toute autre demande, ou bien il n’est pas convenable d’agir ainsi puisque l’action n’est pas réalisée « L&eacu......

Lire la Halacha

La répétition de la ‘Amida

Une fois que chacun a récité sa ‘Amida à voix basse, nos maîtres ont instauré que le ‘Hazzan (l’officiant) répète la ‘Amida à haute voix, afin d’acquitter les éventuelles personnes qui ne sauraient pas prier.......

Lire la Halacha