Halacha pour jeudi 4 Cheshvan 5781 22 octobre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Mi'haël Ben Ra'hel (Michaël Saura de Lyon)
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Desiré Yaakov Ben Sa'ida (Bensoussan)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon,
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Lé’hem Michné – Réciter le Motsi sur 2 pains lors des repas de Chabbat

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué la règle de la Sé’ouda Chélichitt, et nous voulons à présent également expliquer la règle pour les femmes concernant la Sé’ouda Chélichitt, mais ce point est lié à la règle pour les femmes concernant le devoir de faire Motsi sur 2 pains lors des repas de Chabbat.
C’est pourquoi, nous allons d’abord introduire la définition du devoir des 2 pains, et dans les prochaines Halachot, nous reviendrons – avec l’aide d’Hachem – sur le devoir des femmes vis-à-vis de la Sé’ouda Chélichitt.

Il est enseigné dans la Guémara Chabbat (117b):

Rabbi Abba dit : On est tenu de rompre (de faire Motsi) sur 2 pains pendant Chabbat, comme il est dit  (au sujet de la Manne qui descendait dans le désert) : « Ramassez le double pain ». C'est-à-dire, 2 pains. Rav Ashé dit : J’ai observé Rav Kahana, et j’ai constaté qu’il saisissait 2 pains dans ses mains lors de la bénédiction, mais qu’il n’en rompait qu’un seul. Son argument est fondé sur le fait qu’il est écrit : «Ramassez le double pain », c'est-à-dire, qu’ils saisissaient uniquement le double pain dans leurs mains, mais ils ne rompaient qu’un seul pain.

Il est donc expliqué à partir de là qu’il est une obligation qui incombe chaque individu du peuple d’Israël, le jour du Chabbat, au moment de la récitation de la bénédiction de Motsi sur le pain lors des repas, de saisir dans ses mains les 2 pains, en souvenir du miracle de la Manne qui descendait dans le désert. (Il faut que les pains soient recouverts sur le dessus par un napperon, comme nous l’avons déjà expliqué, et une nappe doit également se trouver sur la table, en dessous des pains.)

La Guémara poursuit. Rabbi Zéra rompait le pain et coupait un morceau assez gros pour lui suffire pendant tout le repas. Bien qu’il ne faut pas se comporter ainsi un jour de semaine, car cela peut se qualifier de gloutonnerie, puisqu’il prend pour lui-même dès le début du repas un très gros morceau de pain, et cela peut se qualifier de manque de savoir-vivre. Malgré tout, le jour du Chabbat, puisque nous agissons ainsi afin d’affectionner la Mitsva de manger et de boire le jour de Chabbat, ainsi que la Mitsva du ‘Oneg Chabbat, cela représente une grande Mitsva.

Au moment de la bénédiction sur le pain, on saisie les 2 pains dans les mains, de sorte que l’un soit dirigé vers le bas, et l’autre dirigé vers le haut. Lorsque l’on rompt le pain, selon certains avis, il est préférable de rompre le pain inférieur, et selon d’autres avis, il est préférable de rompre le pain supérieur.
MARAN l’auteur du Beth Yossef (chap.274) écrit au nom du Kol Bo : « Certains ont l’usage de rompre le pain inférieur et non pas le pain supérieur. Nous avons l’usage de rompre le pain supérieur. »

Mais MARAN ajoute à cela : « J’ai vu personnellement des grands rompre le pain inférieur, et j’ai entendu dire que c’est ainsi qu’il faut agir selon la Kabbala. »
C’est ainsi qu’il tranche dans le Choulh’an Arouh’, qu’il faut rompre le pain inférieur.

Mais en réalité, la chose ne fait absolument pas l’unanimité, car notre maitre le ARI zal écrit qu’il faut rompre le pain supérieur, et non l’inférieur.
C’est ainsi que tranche également le Rachba dans une responsa, selon qui, l’usage est de rompre le pain supérieur.
Par conséquent, chacun doit préserver son usage sur ce point, car les 2 usages sont fondés, et les unes comme les autres sont toutes les Paroles d’Hachem.

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