Halacha pour mardi 4 Av 5781 13 juillet 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Jacqueline Fortunée Bat Nina (Pitoun, de Netanya, et anciennement de Sarcelles)

Pour la guérison totale et rapide de:
L’enfant Ma’yan ‘Hava Bat ‘Aicha

Les propos prononcés par notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l le jour du 9 Av, avant la destruction de Gouch Katif

Le jour du 9 Av, il est interdit d’étudier la Torah, car les paroles de la Torah réjouissent l’homme, comme il est dit: « les ordonnances d’Hachem sont droites, elles réjouissent le cœur. » En effet, celui qui étudie la Torah, ressent une élévation et une satisfaction. C’est pourquoi, durant toute la durée du 9 Av, il est interdit d’étudier la Torah.

De même, un homme qui est véritablement en deuil (qu’Hachem nous en préserve), lorsqu’il perd l’un de ses proches, il lui est interdit (durant les 7 jours) d’étudier la Torah, comme pour le 9 Av, mais il lui est permis d’étudier les règles relatives au deuil, ou bien la Guémara traité Mo’ed Katan à partir de la page 21a, car à partir de cet endroit toute la Guémara traite des règles de deuil, et lorsqu’un homme étudie les lois du deuil, cela ne lui procure aucune joie, et de ce fait, c’est permis.

De même, il est permis d’étudier le Midrach sur E’ha, qui traite entièrement de la souffrance du peuple d’Israël, et il y est relaté comment Nébouzaradan est entré dans le Temple et a vu du sang qui bouillonnait et remuait sur le sol du Temple comme de l’eau de source. Il demanda aux juifs ce que cela signifiait. Ils finirent par lui répondre: « C’est le sang du prophète Zé’harya Ben Yéhoyada’, car depuis qu’il a été assassiné il y a 100 ans, son sang remue encore jusqu’à aujourd’hui.

Dans quelles circonstances est mort Zé’harya?
Une femme du nom de ‘Atalyahou était la mère de A’hazyahou roi d’Israël. Cette femme avait un esprit diabolique. Elle envisagea d’exterminer tous les descendants de la royauté de David. Et effectivement, elle les fit tous tuer, il n’en restait personne excepté un bébé du nom de Yoach.
Ce Yoach était âgé de 2 ans, et sa nourrice était Yéhochéva’ l’épouse de Yéhoyada’ Cohen Gadol. Lorsque Yéhoyada’ entendit que cette maudite ‘Atalyahou voulait assassiner aussi le petit Yoach, il appela son épouse Yéhochéva’ et lui ordonna: « Prends l’enfant Yoach et introduit le dans le Kodech Ha-Kodachim dans le Temple. Cache le là-bas, ils ne le chercheront pas en cet endroit, et ainsi il sera sauvé. »

Le Kodech Ha-Kodachim est un endroit redoutable du Temple, où seul le Cohen Gadol pouvait y pénétrer qu’une seule fois par an le jour de Yom Kippour en tremblant de peur. Mais Yéhoyada’ promis à son épouse Yéhochéva’ qu’il ne lui arriverait rien, ni à elle ni au bébé. Effectivement, elle éleva le bébé dans le Kodech Ha-Kodachim, et ‘Atalyahou ne pensa pas à chercher le bébé dans un tel endroit.

Au bout de quelques années, Yoach avait grandi et il devint un enfant intelligent et instruit. Yéhoyada’ vint le trouver et le couronna comme roi d’Israël.
Tout le peuple d’Israël se réjoui car la descendance du roi David ne fut pas complètement exterminée.
‘Atalyahou entendit l’évènement et elle se rendit au Temple « Elle regarda et vit ce spectacle: le roi debout sur l'estrade selon l'usage, les chefs et les trompettes acclamant le roi, toute la foule manifestant sa joie en sonnant de la trompette.
A cette vue, ‘Atalya déchira ses vêtements et s'écria: " Trahison, trahison! »
Elle comprit que l’on venait de faire une « révolution ».

Des policiers robustes arrivèrent, ils sortirent ‘Atalyahou de l’enceinte du Temple et l’exécutèrent, ils en furent enfin débarrassés.
Telle fut donc la fin de ‘Atalyahou, et Yoach régna en étant guidé par Yéhoyada’ qui lui disait: « Sers Hachem, agis pour la Torah et les Mitsvot! »
« Yéhoach fit toute sa vie ce qui plaît à Hachem, conformément aux enseignements que lui avait donnés Yéhoyada’ Cohen Gadol. »
Le fils de Yéhoyada’ – qui n’est autre que le prophète Zé’harya – qui était prophète comme son père, devint le gendre du roi Yoach, car il épousa sa fille.

Quelques années plus tard, après la disparition de Yéhoyada’ Cohen Gadol, les ministres du roi – qui étaient de grands impies - s’adressèrent au roi et lui dirent:
« A-t-on déjà entendu une chose pareille?! Tu as grandi dans un endroit aussi sacré que le Kodech Ha-Kodachim! Tu étais un bébé, tu y as fait tes besoins naturels, et il ne t’es rien arrivé! Où avons-nous entendu une telle chose?! Même le Cohen Gadol qui entrait dans le Kodech Ha-Kodachim le jour de Yom Kippour, rédigeait au préalable son testament à sa famille, car il ne savait pas s’il allait en ressortir vivant ou mort, puisque le Kodech Ha-Kodachim est le lieu de résidence de la Ché’hina (présence divine), et lorsque le Cohen Gadol n’était pas suffisamment méritant, il mourrait en y entrant. On l’attachait par avance à une corde à son pied, afin que l’on puisse le sortir s’il mourrait. Mais toi majesté, tu as grandi dans un tel endroit durant plusieurs années et il ne t’est rien arrivé. Ceci ne signifie qu’une seule chose: tu es un dieu! Tu n’es pas un être de chair et de sang ordinaire! il faut te servir comme un dieu! »

Lorsqu’il entendit tout cela, le roi Yoach fut satisfait de ces paroles, et l’on diffusa immédiatement dans tout Israël que dorénavant, toute personne voyant le roi Yoach devait se prosterner devant lui!

Le prophète Zé’harya, gendre du roi et Cohen Gadol, entendit tout ceci et constata que son beau-père s’était écarté de la bonne voie. Il se dit: « Vais-je me taire?! ».
Ce jour là était Yom Kippour qui tombait un Chabbat, et après avoir effectué le service dans le Temple en expiant Israël, Zé’harya se plaça sur un endroit élevé et s’adressa au peuple en les réprimandant sur leurs actes. Il leur dit:
« Comment avez-vous pu abandonner Hachem?! Vous avez pris un être de chair et de sang pour en faire un dieu?! »
Lorsque le roi Yoach entendit, il ordonna d’exécuter son gendre le prophète Zé’harya. Plusieurs hommes du peuple jetèrent des pierres en direction de Zé’harya et le tuèrent. (Il y a environ 100 ans, un « Dibbouk » - l’esprit d’une âme se déplaçait en Pologne et en Lituanie, et lorsque les grands de la génération lui demandèrent qui il était, il répondit qu’il était le premier homme qui avait jeté une pierre sur Zé’harya, et qu’il n’avait toujours pas trouvé le repos jusqu’à présent).

Ainsi ils assassinèrent le prophète Zé’harya après son service dans le Temple pour le bien du peuple d’Israël un jour de Yom Kippour qui tomba Chabbat, et c’est pourquoi son sang bouillonnait et remuait encore. Ils avaient beau essayé de laver le sol du Temple, son sang continuait à bouillonner et à remuer de façon miraculeuse.

Lorsque Nébouzaradan pénétra dans le Temple, il demanda à Israël:
« Quel est ce sang qui bouillonne?! »
Au début ils lui répondirent:
« Il s’agit du sang des bêtes que l’on offre en sacrifices. »
Nébouzaradan fit apporter des bêtes et les fit égorger, mais il constata que le sang des bête n’avait pas la même couleur que celui qui remuait au sol.
Il leur dit:
« Vous êtes des menteurs! Il ne s’agit pas du sang des bêtes! Si vous ne me dites pas de qui est ce sang, je vous ferais arracher la peau avec des peignes en fer! »
Alors ils lui répondirent en lui racontant toute l’histoire et comment le prophète Zé’harya avait été assassiné il y a environ 100 ans, et que chaque fois qu’ils essayaient de laver le sol, le sang continuait à bouillonner, sans cesse!

Nébouzaradan déclara:
« Moi je consolerais Zé’harya! »
Il fit amener des enfants écoliers et les fit égorger au-dessus du sang de Zé’harya. Mais le sang continua à bouillonner.
Il fit amener les 70 sages du Sanéhdrin et les fit égorger.
Mais le sang continua à bouillonner.
Jusqu’à ce que Nébouzaradan s’exclama:
« Zé’harya! Zé’harya! J’ai tué les meilleurs d’entre eux! Veux-tu que je les tue tous pour toi?! »
Et le sang cessa immédiatement de bouillonner.
C’est ce qui s’est produit, par nos nombreuses fautes.

Quelle fut la fin du roi Yoach? Un an plus tard, on l’attacha et on le tua. Il n’eu droit ni à ce monde-ci ni au monde futur. Il oublia qui l’avait mené à ce monde-ci, qui l’avait sauvé, il ne se souvint pas des bontés de Yéhoyada’ Cohen Gadol, et voilà ce qu’il fit à son fils. C’est pourquoi, depuis le ciel on rappela sa faute.

Les pleurs du 9 Av, quel cœur ne peut pleurer pour tous les malheurs traversés par le peuple d’Israël?! Et le dernier en date qui est aussi le plus lourd, ce qui s’est passé de notre époque durant la Shoah! Combien d’hommes Tsaddikim (justes), Talmidé ‘Ha’hamim (érudits dans la Torah) ont été assassinés par ces impies!! Chacun doit s’affliger sur Jérusalem, s’affliger sur le meurtre des hommes pieux d’Hachem, « Ils ont livré le cadavre de tes serviteurs en pâture aux oiseaux du ciel, la chair de tes pieux adorateurs aux bêtes des champs. Leur sang, ils l’ont répandu comme l’eau autour de Jérusalem; personne ne leur donne la sépulture. »
Par nos nombreuses fautes.

Combien de Géants de la Torah ont été martyrisés par les maudits nazis!
Le Gaon de Kloïzenbourg, le Gaon de Satmar, combien ont souffert là-bas!
Un million d’enfants saints ont été assassinés là-bas avec cruauté!!

Ici (en Erets Israël), Hachem nous fit un miracle! Hachem nous laissa la vie sauve!
Je me souviens de ces jours. Cet impie d’Erwin Rommel est arrivé à « El Alamein » près d’Alexandrie en Egypte, et nous étions terrorisés. Nous savions que ces impies possédaient toutes sortes d’instruments de mort, ils avaient des avions et ils pouvaient arriver à Jérusalem et nous tuer tous en un revers de main.
Je me souviens de la peur dans laquelle nous étions à cette époque! Dans quelle souffrance nous vivions! Nous traversions Jérusalem en passant par le marché arabe, et les arabes se tenaient à la porte de leurs magasins en nous disant:
« Patientez! Bientôt Hitler va arriver, on vous égorgera et on prendra tout votre argent!! » On ne leur avait rien fait, et voilà ce qu’ils nous disaient!

Alors tout le monde se mit à prier. Nous allions au Kotel avec le Gaon Rabbi Ya’akov ‘ADESS z.ts.l – qui était un Tsaddik et un homme droit dont toute la vie fut remplie uniquement de Torah et de crainte du Ciel – il se mettait à prier et pleurait, et nous pleurions tous, des fleuves de larmes furent versés, nous ne savions pas de quoi allait être fait le lendemain. C’est ainsi que fit également le Gaon Rabbi Zalman SOROTSKIN z.ts.l, il amena avec lui tous les Achkénazim, et on se tenait les uns face aux autres, nous pleurions et ils pleuraient.

Mais que le Nom du TOUT PUISSANT soit glorifié!! LUI qui écoute la prière de son peuple Israël avec pitié, a inspiré Hitler à déclarer la guerre à la Russie! il envoya immédiatement un télégramme à Rommel en lui disant:
« Viens vite! Laisse tout tomber et viens!! » La Russie déclara la guerre et des millions tombèrent d’un côté comme de l’autre, mais nous, Hachem nous sauva!
« Mais sur la montagne de Tsion, un débris subsistera et sera une chose sainte »
Que le Nom d’Hachem soit glorifié!! « … là nous nous sommes assis, et nous avons pleuré au souvenir de Tsion. ». Nous savions que personne d’autre qu’Hachem ne pouvait nous sauver de la main de Hitler! Les anglais ne valaient rien à côté de lui, seul Hachem lui a donné l’inspiration d’aller faire la guerre à la Russie, et ainsi il nous a laissés tranquilles! Nous sommes restés en vie!! Combien devons-nous remercier Hachem pour avoir laissé en vie son peuple Israël!! Ce ne sont que les prières qui ont été utiles, lorsque nous – Séfaradim et Achkénazim – avons prié ensemble!
C’est ainsi que chacun doit agir, s’associer à la souffrance de la collectivité.

Nous sommes alertés à présent par notre situation (en 5765 - 2005), car les habitants du Gouch Katif sont dans une grande détresse! 30 ans après avoir planté, labouré, construit et réalisé, on les chasse de leur terre, on les abandonne.
40 synagogues et centre d’études se trouvent là-bas! Ils devront toutes les détruire afin que les arabes ne les transforment pas en Mosquées!! Des synagogues construites au prix de beaucoup de sang et d’argent! Elles vont toutes être détruites, par nos nombreuses fautes!!

Que pouvons-nous dire?! Nos maitres enseignent dans la Guémara Béra’hott (12a) que toute assemblée se trouvant dans la souffrance, chaque juif a le devoir de prier pour eux! Ils sont dans une terrible souffrance! Nous devons prier Hachem afin qu’Il annule ce décret! La Guémara rapporte là-bas que le prophète Chémouel dit à Israël: « Moi-même, d'ailleurs, je n'aurai garde d'offenser Hachem en cessant de prier pour vous … » Israël était dans la souffrance, et le prophète Chémouel leur dit: si je ne prie pas pour vous, je commets une faute envers Hachem, je n’aurai garde d’agir ainsi!

Nos amis sont dans la souffrance et nous restons assis paisiblement?!
Quel repos pouvons-nous avoir?! Il faut prier pour eux! « Ne crains rien, vermisseau de Ya’akov … » Le vermisseau dont il s’agit ici c’est Israël. De même que la principale force du vermisseau réside dans sa bouche, ainsi la principale force du peuple d’Israël réside dans leur bouche!
C’est pourquoi, il est interdit de rester les bras croisés, et de les laisser tout détruire ‘Hass Véchalom sans la moindre contrepartie, sans le moindre accord!

Il n’y a pas un jour où je ne les mentionne pas, mais ce n’est pas suffisant! Il faut la prière de la collectivité. Nous allons prier et supplier, Hachem fera ce qui est bon à Ses yeux!

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