Halacha pour vendredi 22 Tammuz 5781 2 juillet 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Tinok Ben Yael Sarah

Pour la guérison totale et rapide de Jean Luc Shelomo Ben Eliyahou (Azoulay) parmi tous les malades d'Israël Amen.

Parasha de Piné’hass

Résumé
Après avoir échoué dans ses tentatives pour maudire Israël sur la demande de Balak, roi de Moav, Bil’am conseille à Balak d’inciter Israël à la débauche, dans le but d’attirer sur eux la colère Divine, et de s’en débarrasser. Balak suit le conseil de Bil’am et envoie des femmes de Midian près du campement d’Israël. Ces femmes incitent Israël à la débauche et au culte de l’idole BAAL PEOR. La colère d’Hashem s’abat sur eux et 24 000 personnes meurent.
Même un prince de tribus, ZIMRI BEN SALOU, prince de la tribu de Shim’on, se laisse séduire par une fille de Midian, Kozbi Bat Tsour, qui n’est autre que la fille du roi Balak. Zimri emmène cette fille devant Moshé Rabbenou et devant toute l’assemblée, et commet l’acte de débauche en public. Jusqu’à ce que Pin’hass fils d’El’azar, fils de Aharon Ha-Cohen, se lève et saisie une lance. Il les transperce tous les deux, Zimri, ainsi que la fille avec laquelle il était en train de commettre la pire des Averot. A ce moment précis, l’épidémie de mort s’arrête, et la colère d’Hashem s’apaise.
Hashem récompense Pin’hass en lui donnant, à lui, ainsi qu’à toute sa descendance, la Kehouna (la prêtrise).

Toute forme de Shalom est-elle bénéfique?
« Pin’hass fils d’El’azar, fils d’Aharon Ha-Cohen, a détourné ma colère envers les Béné Israël, en jalousant ma cause au milieu d'eux, de sorte que je n'ai pas anéanti les Béné Israël, dans mon indignation. » (Bamidbar 25-11 extrait de notre Parasha)

RASHI au nom de la Guemara Sanhedrin:
Parce que les Shevatim (les tribus d’Israël) l’humiliaient en disant: « Avez-vous vu ce petit fils de Pouti (Itro)?! Son grand père maternel a engraissé des veaux en l’honneur des idoles, et celui-là assassine un prince d’Israël !! »
C’est pour cette raison que le texte rattache Pin’hass à Aharon qui est son grand père paternel. 

Question
Les Shevatim savent parfaitement que Pin’hass est le petit fils d’Aharon, ce qui ne les empêche pas de l’humilier en insistant sur le fait que, du côté de sa mère, il est le petit fils d’un « engraisseur » de veaux en l’honneur des idoles.
Quelle est donc l’utilité pour laquelle le texte le rattache à Aharon? Pin’hass cesse t-il pour autant d’être le petit fils de Pouti, le père de sa mère?

La Torah veut nous délivrer ici un message.
En tuant Zimri, Pin’hass n’a agit que par pure et sainte motivation. A l’instar de son grand père paternel qui était Aharon Ha-Cohen, un très grand Tsadik (un très grand juste), et non pas par instinct de violence, et de meurtre qui caractérisent plutôt les idolâtres.

Or, la Mishna dans Avot, nous apprend au sujet de Aharon:
« Soit un disciple de Aharon, qui aimait le Shalom (la paix), et poursuivait le Shalom. Il aimait les gens et les rapprochait à la Torah » (Avot chap.1)

Nous sommes donc en droit de nous interroger à nouveau sur l’attitude de Pin’hass:
Si le texte rattache volontairement Pin’hass à Aharon, son grand père paternel, dans le but de démontrer que son acte provient de la même nature que Aharon, quelle symbolique de Shalom peut-il y avoir dans le fait de se lever, de se saisir d’une lance et de mettre à mort deux personnes?

Dans son commentaire sur la Mishna de Avot que nous avons rapporté, l’auteur du Ktav Sofer (Rabbi Avraham Shmouel Binyamin SOFER, fils du ‘Hatam Sofer Allemagne 19ème siècle) fait la distinction entre les 2 expressions « Il aimait le Shalom » et « Il poursuivait le Shalom ».
Selon lui, le sens de « poursuivre le Shalom » n’est pas de poursuivre la paix afin de l’obtenir, mais plutôt de poursuivre une forme de paix afin de la détruire et de la pulvériser.
En effet, une Mishna de Sanhedrin dit:
« La dispersion des Tsadikim est mauvaise pour eux comme pour le monde.
La réunion des Resha’im (les impies) est mauvaise pour eux comme pour le monde. »

Devant la « dispersion » de Tsadikim, de personnes dignes et respectables qui malheureusement ne sont pas en bon termes, Aharon faisait preuve d’amour du Shalom en oeuvrant afin de les réunir, puisque la réunion de telles personnes ne peut être que bénéfique pour eux comme pour le monde. Mais lorsqu’il constatait la « réunion » et la paix qui régnait parmi des Reshaim, des gens mécréants et ignobles, dont le but, l’objectif, et la principale activité de leur existence n’est que de créer et de propager le mal autour d’eux, devant une telle réunion, Aharon investissait toutes ses forces à « poursuivre » un tel Shalom, et à le briser. Et tout ceci pourquoi? Parce qu’ « il aimait les gens et les rapprochait de la Torah ». Son amour du prochain, ainsi que sa forte volonté de le rapprocher de la Torah, poussait parfois Aharon à renoncer à son amour du Shalom, afin de nuire à l’union des Resha’im, dans le but de permettre aux gens de vivre une véritable vie de Torah.

Il en est de même pour Pin’hass, devant la nécessité de « poursuivre » un Shalom entre deux personnes, qui pourrait nuire à l’ensemble du peuple, il agi dans le même état d’esprit que Aharon, son grand père paternel, qui faisait preuve aussi bien d’amour du Shalom, que de « poursuite » d’une forme nuisible de Shalom, dans le but de l’anéantir.

Chabbat Chalom!

Dvar Torah adapté et rédigé par le Rav David A. PITOUN

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

L’interdiction de « Dach » (battre le blé) et de Séh’ita (presser) pendant Chabbat

Nous avons déjà expliqué à plusieurs reprises qu’il existe 39 activités sources (« Avott Mélah’ott ») interdites pendant Chabbat. Chacune de ses activités sources possède des activités dérivées (&laq......

Lire la Halacha

Faire du thé pendant Chabbat

Dans la précédente Halacha, nous avons écrit qu’il est permis de presser des citrons pendant Chabbat à la main – et non au moyen d’un ustensile – car la règle du pressage du citron n’est pas la même que celle du pressage des autr......

Lire la Halacha

Presser un citron pendant Chabbat

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué qu’il est interdit de presser des fruits pendant Chabbat, lorsqu’il s’agit de fruits qu’il est d’usage de presser pour leur jus. De même, nous avons aussi expliqué qu’il est permis d......

Lire la Halacha

Le véritable sens Halachique de la fête de Tou Bichvat

Ce soir (dimanche soir), tombe la fête de TOU Bichvat La Guémara Roch Ha-Chana (2a) nous enseigne: Tou Bi-Chvat est le Roch Ha-Chana des arbres. Certains font l’erreur de croire qu’au même titre que tout l’univers est jugé le jour de Roch Ha-Chana (......

Lire la Halacha


Réciter le Birkat Ha-Mazon en se déplaçant en chemin

Question: Lorsqu’une personne consomme en marchant, est-elle autorisée à réciter le Birkat Ha-Mazon en marchant? Réponse: Dans la précédente Halah’a, nous avons expliqué que nos maîtres ont instauré de réciter le Bir......

Lire la Halacha

Presser des oranges sur une salade de fruits pendant Chabbat

Dans la précédente Halacha, nous avons fait mention de l’interdiction de la Torah de presser des olives pendant Chabbat pour obtenir de l’huile, ou bien des raisins pour en extraire le jus. Mais pour tous les autres fruits, leur pressage n’a pas été int......

Lire la Halacha

Des aliments contenant de la farine

Ces derniers jours, nous avons appris que lorsqu’un aliment est constitué de plusieurs aliments dont les bénédictions initiales sont différentes, il faut réciter la bénédiction correspondant à l’aliment principal du mélange. ......

Lire la Halacha

Un aliment constitué de plusieurs espèces

Question: Quelle est la bénédiction d’un poivron farci ? De même, quelle est la bénédiction d’une pâtisserie faite à base d’un peu de farine, mais dont l’essentiel est constitué de fruits et de noix? Réponse: Dan......

Lire la Halacha