Halacha pour vendredi 22 Tammuz 5781 2 juillet 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mess’od ben Ra’hel Vé-Yossef
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Le Tsaddik Rabbi David ‘Hananya Ben Mazal PINTO
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Parasha de Piné’hass

Résumé
Après avoir échoué dans ses tentatives pour maudire Israël sur la demande de Balak, roi de Moav, Bil’am conseille à Balak d’inciter Israël à la débauche, dans le but d’attirer sur eux la colère Divine, et de s’en débarrasser. Balak suit le conseil de Bil’am et envoie des femmes de Midian près du campement d’Israël. Ces femmes incitent Israël à la débauche et au culte de l’idole BAAL PEOR. La colère d’Hashem s’abat sur eux et 24 000 personnes meurent.
Même un prince de tribus, ZIMRI BEN SALOU, prince de la tribu de Shim’on, se laisse séduire par une fille de Midian, Kozbi Bat Tsour, qui n’est autre que la fille du roi Balak. Zimri emmène cette fille devant Moshé Rabbenou et devant toute l’assemblée, et commet l’acte de débauche en public. Jusqu’à ce que Pin’hass fils d’El’azar, fils de Aharon Ha-Cohen, se lève et saisie une lance. Il les transperce tous les deux, Zimri, ainsi que la fille avec laquelle il était en train de commettre la pire des Averot. A ce moment précis, l’épidémie de mort s’arrête, et la colère d’Hashem s’apaise.
Hashem récompense Pin’hass en lui donnant, à lui, ainsi qu’à toute sa descendance, la Kehouna (la prêtrise).

Toute forme de Shalom est-elle bénéfique?
« Pin’hass fils d’El’azar, fils d’Aharon Ha-Cohen, a détourné ma colère envers les Béné Israël, en jalousant ma cause au milieu d'eux, de sorte que je n'ai pas anéanti les Béné Israël, dans mon indignation. » (Bamidbar 25-11 extrait de notre Parasha)

RASHI au nom de la Guemara Sanhedrin:
Parce que les Shevatim (les tribus d’Israël) l’humiliaient en disant: « Avez-vous vu ce petit fils de Pouti (Itro)?! Son grand père maternel a engraissé des veaux en l’honneur des idoles, et celui-là assassine un prince d’Israël !! »
C’est pour cette raison que le texte rattache Pin’hass à Aharon qui est son grand père paternel. 

Question
Les Shevatim savent parfaitement que Pin’hass est le petit fils d’Aharon, ce qui ne les empêche pas de l’humilier en insistant sur le fait que, du côté de sa mère, il est le petit fils d’un « engraisseur » de veaux en l’honneur des idoles.
Quelle est donc l’utilité pour laquelle le texte le rattache à Aharon? Pin’hass cesse t-il pour autant d’être le petit fils de Pouti, le père de sa mère?

La Torah veut nous délivrer ici un message.
En tuant Zimri, Pin’hass n’a agit que par pure et sainte motivation. A l’instar de son grand père paternel qui était Aharon Ha-Cohen, un très grand Tsadik (un très grand juste), et non pas par instinct de violence, et de meurtre qui caractérisent plutôt les idolâtres.

Or, la Mishna dans Avot, nous apprend au sujet de Aharon:
« Soit un disciple de Aharon, qui aimait le Shalom (la paix), et poursuivait le Shalom. Il aimait les gens et les rapprochait à la Torah » (Avot chap.1)

Nous sommes donc en droit de nous interroger à nouveau sur l’attitude de Pin’hass:
Si le texte rattache volontairement Pin’hass à Aharon, son grand père paternel, dans le but de démontrer que son acte provient de la même nature que Aharon, quelle symbolique de Shalom peut-il y avoir dans le fait de se lever, de se saisir d’une lance et de mettre à mort deux personnes?

Dans son commentaire sur la Mishna de Avot que nous avons rapporté, l’auteur du Ktav Sofer (Rabbi Avraham Shmouel Binyamin SOFER, fils du ‘Hatam Sofer Allemagne 19ème siècle) fait la distinction entre les 2 expressions « Il aimait le Shalom » et « Il poursuivait le Shalom ».
Selon lui, le sens de « poursuivre le Shalom » n’est pas de poursuivre la paix afin de l’obtenir, mais plutôt de poursuivre une forme de paix afin de la détruire et de la pulvériser.
En effet, une Mishna de Sanhedrin dit:
« La dispersion des Tsadikim est mauvaise pour eux comme pour le monde.
La réunion des Resha’im (les impies) est mauvaise pour eux comme pour le monde. »

Devant la « dispersion » de Tsadikim, de personnes dignes et respectables qui malheureusement ne sont pas en bon termes, Aharon faisait preuve d’amour du Shalom en oeuvrant afin de les réunir, puisque la réunion de telles personnes ne peut être que bénéfique pour eux comme pour le monde. Mais lorsqu’il constatait la « réunion » et la paix qui régnait parmi des Reshaim, des gens mécréants et ignobles, dont le but, l’objectif, et la principale activité de leur existence n’est que de créer et de propager le mal autour d’eux, devant une telle réunion, Aharon investissait toutes ses forces à « poursuivre » un tel Shalom, et à le briser. Et tout ceci pourquoi? Parce qu’ « il aimait les gens et les rapprochait de la Torah ». Son amour du prochain, ainsi que sa forte volonté de le rapprocher de la Torah, poussait parfois Aharon à renoncer à son amour du Shalom, afin de nuire à l’union des Resha’im, dans le but de permettre aux gens de vivre une véritable vie de Torah.

Il en est de même pour Pin’hass, devant la nécessité de « poursuivre » un Shalom entre deux personnes, qui pourrait nuire à l’ensemble du peuple, il agi dans le même état d’esprit que Aharon, son grand père paternel, qui faisait preuve aussi bien d’amour du Shalom, que de « poursuite » d’une forme nuisible de Shalom, dans le but de l’anéantir.

Chabbat Chalom!

Dvar Torah adapté et rédigé par le Rav David A. PITOUN

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