Halacha pour vendredi 24 Tevet 5781 8 janvier 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) z’’l de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Tinok Ben Yael Sarah

Parasha de Shémot

La Torah, oui, mais pas sur le dos des autres!

Lorsqu’ Hashem se révèle à Moshé Rabbenou au buisson ardent, et lui ordonne d’aller délivrer les Bné Israël d’Egypte, Moshé tente, dans un premier temps, de se dérober en prétextant différentes excuses.
Parmi les arguments de Moshé Rabbenou, nous trouvons:
Moshé dit à Hashem: « De grâce Hashem! Je ne suis pas un bon orateur. Depuis hier, depuis avant-hier, depuis le moment même où tu m’as parlé, car j’ai la bouche et la langue lourde. »(Shemot 4)

Le Midrash Rabba (Shemot Rabba Parasha 3) nous apprend que le dialogue entre Hashem et Moshé Rabbenou au buisson ardent, a duré 7 jours, pendant lesquels, Hashem a insisté pour que Moshé Rabbenou accepte la mission d’aller délivrer Israël d’Egypte, et Moshé refusait systématiquement.

Le RAMBAN explique qu’en réalité Moshé Rabbenou craignait de blesser son frère aîné Aharon, en acceptant ce mérite d’être celui qui libèrera Israël.
Moshé pensait que lorsque tout le monde verra que c’est lui et non Aharon qu’Hashem a désigné pour cette mission, on pensera peut-être qu’Aharon n’est pas apte à cette tâche. Moshé considérait que le fait qu’il y ait, ne serait-ce que le moindre soupçon de faute envers son frère Aharon, invalide totalement sa sainte et Divine mission, de libérer Israël d’Egypte.
Jusqu’à ce qu’Hashem lui affirme qu’Aharon se réjouira de cela. Ce n’est que lorsque Moshé Rabbenou est assuré qu’il n’y aura aucune atteinte au respect de son frère aîné, qu’il accepte la mission d’aller libérer Israël d’Egypte.

Nous pouvons tout de même nous demander:
Moshé Rabbenou est investi par Hashem, de la mission d’aller libérer Israël d’Egypte. Pourquoi donc Moshé s’obstine à vérifier si le fait d’accepter cette mission n’entraîne pas le moindre soupçon de faute? N’est-ce pas Hashem lui-même qui lui ordonne cette mission?! Comment peut-on mettre face à face, la faute de porter atteinte au respect d’Aharon, et l’exécution d’un ordre d’Hashem?!

En réalité, cette question n’en est pas une.
En effet, nous avons tendance à croire que lorsqu’une personne accomplit, durant toute sa vie, la Torah et les Mitsvot, elle est au dessus de toute faute.
Cependant, les choses ne sont pas ainsi.
L’individu est tenu, durant toute son existence, à évoluer en ayant une profonde réflexion sur le moindre de ses actes.
On doit toujours s’assurer qu’aucun dégât ne résulte de nos actions. On ne doit agir que lorsqu’on est certain que la volonté d’Hashem sera réalisée à travers notre agissement.
Or, il est certain que la volonté d’Hashem exigeait qu’Aharon ne soit pas vexé.
C’est ce dont Moshé Rabbenou voulait s’assurer avant d’accepter la mission qu’il n’y ait dans ses actes pas le moindre manque.

C’est ainsi que l’on explique ce qui est rapporté dans la Guemara Yoma (72b):
Rava dit aux sages:
« De grâce, n’héritez pas de deux Guehinam!! »
Rava s’adresse ici aux érudits dans la Torah, en leur disant que même s’ils consacrent tout leur temps à l’étude de la Torah, malgré tout, s’ils n’analysent pas le moindre détail de leur comportement et de leurs actes, ils hériteront de deux Guehinam:

  1. Le fait de s’être adonné constamment à l’étude de la Torah, en se privant de toutes les jouissances de ce monde matériel, constitue déjà une « forme de Guehinam ».

  2. Lorsqu’ils arriveront devant Hashem pour être jugés, les négligences de leur comportement et de leurs actes leur feront hériter du Guehinam, malgré toute la Torah qu’ils auront étudiée!!

Nous pouvons constater à quel point Moshé Rabbenou nous apprend à vivre!

Avant de réaliser la moindre Mitsva, si importante soit-elle, nous devons nous soucier de notre entourage.

Personne ne doit « subir » notre accomplissement des Mitsvot!

Nous pouvons citer de nombreux exemples.
Parmi eux, un exemple malheureusement fréquent de notre époque:
De nombreux jeunes ont le mérite de faire Teshouva, et de retrouver le chemin de la Torah, en étant très méticuleux dans leur pratique du judaïsme.
Cependant, ils en arrivent parfois, et sans le vouloir, à transgresser la très lourde faute de manquer de respect aux parents, qui constitue l’une des plus graves transgressions de la Torah. C’est une expérience très difficile, car les enfants savent maintenant qu’ils sont spirituellement supérieurs à leur parents, qui eux, n’ont pas encore eu le mérite de percevoir la lumière de la Torah, et consacrent parfois encore leur existence à des futilités, alors que les enfants ont mérité de venir s’abriter à l’ombre d’Hashem, et élèveront leurs propres enfants dans la Torah.
Ces gens sont susceptibles de transgresser facilement cette faute gravissime, en ayant un sentiment de supériorité sur leurs parents.
Il faut une grande sagesse et beaucoup de réflexion pour s’épargner d’une telle situation d’humilier ses parents, qui est une très grave faute.

La pratique des devoirs religieux vis-à-vis d’Hashem (Ben Adam Lamakom), ne doit pas se faire sur le dos de nos devoirs envers nos semblables (Ben Adam La’havero).

Chabbat Chalom

Dvar Torah rédigé par le Rav David A. PITOUN

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Nérott de Chabbat et Nérott de H’anouka : ordre d’allumage

Nos maitres les Richonim (décisionnaires médiévaux) débattent afin de définir quel ordre devons-nous respecter au sujet de l’allumage des Nérott de H’anouka et des Nérott de Chabbat. Selon l’opinion du Ba’al Halah’ott ......

Lire la Halacha

L’allumage des Nerot de H’anouka

Le devoir de l’allumage Durant les 8 jours de ‘Hanouka – qui tombera à partir de dimanche soir de la semaine prochaine - il est un devoir d’allumer les Nérot de ‘Hanouka. Les Séfaradim ont l’usage d’allumer une seule ‘Hanoukiya po......

Lire la Halacha

Un invité qui rentre chez lui le samedi soir

Question: Un fils marié invité avec son épouse et ses enfants à passer le Chabbat de ‘Hanouka chez ses parents ou chez ses beaux-parents on père, où doit-il allumer le samedi soir lorsqu’il rentre chez lui? Réponse: Lorsqu’un fils......

Lire la Halacha

Lois relatives au voyageur et à l’invité pendant H’anouka, ainsi qu’aux soldats juifs de Tsahal

Question: Comment doit agir une personne qui est invitée ou qui est à l’armée pendant H’anoukka? Réponse: Ce cas mérite d’en débattre car il existe une différence sur ce point entre une personne qui voyage seule mais dont les memb......

Lire la Halacha


H’anouka chez les parents ou les beaux parents, ou à l’hôtel

Dans l’une des précédentes Halah'otes, nous avons abordé le cas de celui qui est hébergé chez un ami durant H’anouka, et qui n’a personne qui allume pour lui à son foyer, par exemple, lorsqu’il n’a pas de famille, ou que sa ......

Lire la Halacha

Conséquence du miracle de H‘anouka sur nous même

Nous avons déjà développé la définition du Miracle de ‘Hanouka, qu’Hachem a réalisé avec nos ancêtres, en les sauvant de l’assimilation des maudits grecs, et en donnant la victoire militaire aux H’achmonaïm Suite &a......

Lire la Halacha

Se laver les mains après une coupe de cheveux

Question: Y a-t-il une obligation de se laver les mains après une coupe de cheveux ou après s’être rasé la barbe? Réponse: Nos maîtres expliquent les différentes situations après lesquelles on doit se laver les mains. MARAN écrit......

Lire la Halacha

« ‘Al Ha-Nissim »

L’obligation de mentionner le passage de « ‘Al Ha-Nissim » Lors de la prière de ‘Arvit du soir de H’anouka (cette année 5782, à partir de ce soir dimanche 28 novembre), on dit le passage de « ‘Al Ha-Nissim » dans la ‘A......

Lire la Halacha