Halacha pour lundi 13 Tevet 5781 28 décembre 2020

Pour la guérison totale de Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN) parmi tous les malades d'Israël

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)

Pour la guérison totale et rapide de:
Ethan Chlomo Ben Yoni parmi tous les malades d'Israël Amen
Jacques Jacky Yaakov Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon, parmi tous les malades d'Israël Amen.

Provoquer un accouchement

Question: Une femme arrivée à terme de sa grossesse, et dont le médecin suggère de lui administrer une injection afin de provoquer son accouchement, y a-t-il en cela un problème Halachique?

Réponse: Cette question a été précisément soumise au Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l (dans son livre Chou’t Iguérott Moché sect. Y.D vol.2 chap.74), et il répondit qu’il faut interdire un tel acte pour provoquer un accouchement, pour une raison précise.

En effet, il est interdit à un juif de s’introduire sciemment dans une situation de danger. Par exemple, il est interdit de traverser un pont branlant susceptible de s’écrouler. Ainsi, lorsqu’une femme s’introduit dans une situation d’accouchement, elle se dirige vers un risque de danger. Malgré cela, Hachem a ordonné : « Fructifiez-vous et multipliez-vous, remplissez la terre », et il est dit aussi : « IL ne l’a pas créée (la terre) pour le néant, mais pour qu’elle soit habitée ».
Car Hachem désire que l’homme ait des enfants et des descendants.
De ce fait, si le moment de l’accouchement est arrivé de façon naturelle, et que la femme ne réalise aucun acte véritable pour s’introduire dans le danger, il n’y a là aucun interdit, et au contraire, il y a là l’accomplissement de la volonté d’Hachem qu’elle enfante. Elle bénéficie aussi de la Bénédiction d’Hachem qu’elle enfante pour donner la vie dans la santé, car telle est Sa volonté et Sa bénédiction.
Mais lorsqu’on réalise des actes externes qui causent le rapprochement du moment de l’accouchement, la femme s’introduit elle-même dans une situation de danger, et dans ce cas, elle ne bénéficie pas de la bénédiction d’Hachem pour qu’il ne lui arrive aucun dommage lors de l’accouchement. C’est pourquoi, la chose est catégoriquement interdite. Fin de l’explication des arguments du Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l.

Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l (dans son livre Taharatt Habaït vol.2 page 54) cite les propos du Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l, et émet quelques remarques. Mais ensuite il ajoute les propos du Séfer Ha-Kané selon lesquels, si un homme donne un talisman à une femme enceinte, en proférant des serments par des Noms sacrés, afin qu’elle accouche rapidement, et en lui causant ainsi un accouchement prématuré par rapport au moment initialement prévue selon la nature, cet homme assassine parfois 2 personnes, et il entraine parfois de nombreux et terribles malheurs au bébé. En effet, il est probable que cet enfant devait naître sous un Mazal (destin) précis, et par la profération de serments avec des Noms sacrés, il vient au monde prématurément, ce qui entrainera aussi qu’il meurt prématurément. Hachem réclamera la vie de cet enfant à celui qui a procuré le talisman, qui a provoqué l’annulation du décret initial d’Hachem, qui a fait mourir prématurément cet enfant en changeant pour lui les règles de la nature.

Notre maitre le ARI zal écrit lui aussi dans Cha’ar Roua’h ha-Kodech que celui qui procure un talisman à une femme pour hâter son accouchement, cause au bébé de venir au monde prématurément, et lui provoque ainsi une mort prématurée, ou lui provoque parfois une vie remplie de misère et de souffrance.
Notre maitre le Rav z.ts.l écrit sur cela qu’il en est à fortiori de même avec un médecin qui provoque l’accouchement par une injection, il est certain dans un tel cas qu’il agit de manière concrète sur l’anticipation de l’accouchement, et il y a là un interdit comme nous l’avons expliqué.

Cependant, il faut préciser que dans de très nombreux cas, la raison pour laquelle le médecin suggère un accouchement provoqué, est motivée par un manque d’eaux, ou par une importante faiblesse de la femme, ou bien par un risque de détresse pour le bébé ou autre, et toutes ces raisons prouvent que selon les règles de la médecine il y a une cause vitale pour provoquer l’accouchement, et non uniquement pour des raisons de confort ou de risques peu probables.
Dans de tels cas, il ne fait aucun doute que l’on doit provoquer l’accouchement conformément au conseil des médecins, car cela signifie que c’est le bon moment pour accoucher en accord avec la vérité. Nous devons nous comporter selon l’avis des médecins dans quasiment tous les domaines en relation avec la médecine et la science, en particulier lorsqu’il s’agit d’une situation avec un risque de danger.

En conclusion: Provoquer un accouchement pour des raisons de confort ou pour parer à des risques peu probables, constitue une chose qui n’est pas conforme à la Halacha. Par contre, s’il s’agit d’un besoin médical vital, il faut se soumettre aux recommandations des médecins.

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