Halacha pour vendredi 22 Elul 5780 11 septembre 2020

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon
Pour la guérison totale de Ethan Chlomo Ben Yoni  parmi tous les malades d'Israël Amen
Pour l'élévation de l'âme de Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Pour la guérison totale et rapide de Jacky Yaakov Ben Esther (Benadiba) de Lyon, parmi tous les malades d'Israël Amen.

Divré Torah sur Nitsavim-Vayele’h

Par le Rav David A. PITOUN

-----------------------------------------------
Les Parashiyot de Nitsavim et de Vayele’h contiennent des propos de morale et de remontrance,  prononcés par Moshé Rabbenou à l’égard du peuple d’Israël, afin qu’il continu à observer les Mitsvot d’Hashem et sa Torah, et afin d’empêcher que – ‘Hass Veshalom – la Torah soit oubliée d’Israël.

Moshé Rabbenou ne ménage pas Israël, et lui dit : « Depuis le jour où je vis avec vous, vous n’avez été que des rebelles envers Hashem, et vous le serez certainement encore après ma mort ! »
------------------------------------------

Nitsavim

Tu reviendras vers Hashem ton D. et tu écouteras sa voix. (Dévarim 30-2)

Guémara Béra’hot (34b)
Là où se tiennent des Ba’alé Téshouva (des repentis), même de véritables Tsaddikim (justes) ne peuvent se tenir.

Question:
Quelle est donc la si grande dimension des Ba’alé Téshouva pour que même de véritables Tsaddikim ne peuvent se tenir à leurs côtés?

Le livre Mishlé Ya’akov explique:
Un homme très riche maria sa fille à un jeune homme de famille modeste habitant une petite ville.
Avant le mariage, le père de la Kala demanda au père du ‘Hatan de prévoir au moins quelques vêtements de valeur afin que le ‘Hatan et sa famille soient présentables lorsqu’ils seront en présence des notables de la ville où habite le père de la Kala.
Le père du ‘Hatan s’engagea à se procurer les vêtements les plus somptueux possible pour son fils et sa famille.
Le jour du mariage, le ‘Hatan et sa famille descendirent dans une petite auberge de la ville de la Kala. Au matin, le père de la Kala, sa famille et tous leurs amis, vêtus de leurs plus beaux habits, vinrent chercher le ‘Hatan et sa famille pour aller célébrer le mariage. Ils trouvèrent la famille du ‘Hatan dans la peine et la tristesse. Ils leur demandèrent la raison de cette peine. Le père du ‘Hatan leur raconta que des voleurs étaient venus dans la nuit et leur avaient dérobé toutes leurs valises dans lesquelles se trouvaient les beaux habits qu’ils avaient prévus pour le mariage.
Le père de la Kala les rassura et leur dit qu’il leur fournirait lui-même généreusement tout ce dont ils avaient besoin. Il donna l’ordre à ses valets d’aller immédiatement dans les magasins de la ville pour y acheter de beaux habits pour le ‘Hatan et sa famille.
La cérémonie du mariage fut célébrée en grande pompe.
Mais pendant le repas, le père du ‘Hatan gémissait et soupirait. Tout le monde lui demanda la raison de sa tristesse le jour où il venait de marier son fils à la fille d’un homme très riche et très respectable.
Le père du ‘Hatan leur répondit ;
« Pourquoi vous étonnez-vous de ma tristesse ? N’avez-vous pas entendu ce qu’il m’est arrivé ?! Des voleurs m’ont dérobé tous les beaux habits que j’avais prévus pour le mariage de mon fils ! »
Les invités lui répondirent:
« Mais les vêtements que t’a offert le père de la Kala sont de façon certaine bien plus somptueux que ceux que tu avais prévus ! »
Le père du ‘Hatan leur dit:
« Je n’ai que faire de ses cadeaux ! Je n’ai pas besoin de sa générosité puisque j’avais tout le nécessaire ! »
Ils rirent et se moquèrent de lui en disant:
« Idiot que tu es ! Ne comprends-tu pas ta chance ?! Les voleurs ne t’ont fait que du bien en te volant tes beaux vêtements, car tu as pensé avoir préparé les plus beaux vêtements pour être présentable. Ceci était valable avant que le père de la Kala et sa famille voient les vêtements que tu avais prévu. Mais sache que s’ils avaient vu ces vêtements, chacun d’entre eux aurait trouvé un défaut précis, car leur niveau de vie matérielle les incite naturellement à trouver des imperfections chez les autres.
Mais maintenant qu’ils t’ont procuré eux même tes vêtements, ils ne peuvent plus leur trouver le moindre défaut. »

Il en est de même avec les Tsaddikim et les Ba’alé Téshouva.
Durant toute sa vie, le Tsaddik rempli ses « sacoches » de toutes sortes « d’objets précieux » et s’habille avec « les vêtements » crées par ses Mitsvot et ses bonnes actions. A la fin de sa vie, il monte auprès d’Hashem avec ses « sacoches » et ses « vêtements » sur ses épaules. Lorsqu’on ouvrira les « sacoches », chaque membre du Tribunal Céleste trouvera un défaut dans ses actions, car la méticulosité dans les Mitsvot est sans limite, et il n’y a pas d’homme juste qui ne fait que du bien sans commettre une faute (Kohelet 7-20).
Ce qui n’est pas le cas du Ba’al Téshouva.
C’est Hashem lui-même qui lui offre ses « vêtements ».
En effet, nos maîtres enseignent que les fautes volontaires d’un véritable Ba’al Téshouva - qui se repent par amour pour Hashem - se transforment en mérites (Yoma 86b).
Dans de telles conditions, personne ne peut émettre la moindre critique sur les « vêtements » du Ba’al Téshouva puisqu’ils ont été crées par Hashem lui-même. Ils sont donc au summum de la perfection !
Malgré tout, le Ba’al Téshouva pleure et s’attriste sur tout le temps dont il disposait avant sa Téshouva, et qu’il lui a été « volé » par le Yétser Ha-Ra’ pour commettre des actes de transgressions et des futilités.
Mais grâce à son sincère repentir, Hashem lui crée des nouveaux et somptueux habits de Mitsvot.

Vayele’h

« Et je voilerais ma face ce jour-là, à cause de tout le mal qu’il a fait… » (Devarim 31-18)

Question:
Comment est-il possible qu’Hashem puisse voiler Sa face de nous?
Comment Israël pourra-t-il survivre sans l’éblouissement de la face d’Hashem sur le monde?

Le Ba’al Shem Tov explique par une image:
Un jour, un roi voulut se cacher dans son palais, sans que personne ne puise deviner sa présence.
Par de la prestidigitation, il fit apparaître différentes choses à ses enfants tout autour de son palais.
On y aperçut des murs de feu, des fleuves, le tout seulement par de la magie.
Ceux qui étaient intelligents parmi les enfants du roi se dirent:
« Comment notre père qui est si sensible peut-il refuser de se montrer à ses enfants ?! Il est certain que ceci n’est que de l’effet d’optique dans le seul but de nous tester afin de déterminer notre force et notre volonté à le rejoindre !! »
En effet, les enfants purent se rendre compte qu’il n’y avait aucun obstacle, mais seulement de l’apparence, et lorsqu’ils franchirent le fleuve, celui-ci disparut, et de même pour tous les autres obstacles.

Il en est de même pour Hashem.
Il se cache afin de voir notre désir de se rapprocher de lui, mais en réalité, il reste totalement proche de nous, et il nous suffit de s’efforcer à nous rapprocher de lui pour constater que la démarche n’est pas si compliquée !

Histoire
Un jour, Rabbi Barou’h de Meziboz était dans son bureau en train d’étudier, lorsque son petit fils entra dans la pièce en pleurant. Son grand-père lui demanda :
« Pourquoi pleures-tu ? »
L’enfant répondit:
« Je jouais à « cache-cache » avec mes camarades, et selon les règles du jeu, je dois me cacher afin que mes camarades me cherchent et me trouvent, mais voilà des heures que je suis caché et ils m’ont tous abandonné, aucun ne cherche après moi !! »
Lorsque Rabbi Barou’h entendit les paroles de son petit fils, il éclata lui aussi en sanglots :
« Hashem lui aussi pleure dans sa cachette et se lamente : Pourquoi personne ne me cherche-t-il ?! » Il est effectivement écrit : « Et je voilerais ma face ce jour-là… »
Pourquoi se cache-t-il de nous si ce n’est dans le but que nous cherchions après lui ?! Comme il est écrit : « De là-bas vous chercherez Hashem ton D. et tu le trouveras, car tu l’as réclamé de tout ton coeur et de toute ton âme. » Hashem dit :
« Si vous me cherchez, vous me trouverez, mais personne ne me cherche !! »

Shabbat Shalom

Rédigé et adapté par Rav David A. PITOUN France 5774

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Le Seder de Roch Ha-Chana – « Réjouissez-vous en tremblant »

Pendant les 2 soirs de Roch Ha-Chana, nous avons la tradition de consommer certains aliments en guise de bon signe pour toute l’année. C’est pour cela que nous mangeons ces soirs-là, des haricots (Roubya en araméen ou Loubya en arabe), de la courge (Kr’a), du ......

Lire la Halacha

La bénédiction sur les éclairs et le tonnerre

Lorsque l’on voit un éclair, on doit réciter la bénédiction suivante: Barouh’ Ata A-D-O-N-A-Ï Elohénou Mélèh’ Ha’olam ‘Ossé Ma’assé Béréshit. Lorsque l’on entend le tonn......

Lire la Halacha

« Machiv Ha-Rouah’ Ou-Morid Ha-Guechem »

On commence à mentionner la formule de « Machiv HaRouah’ » « Machiv HaRouah’ OuMorid HaGuechem » (« qui fait souffler le vent et descendre la pluie ») est une formule de louange à Hachem que l’on dit durant......

Lire la Halacha

Combien de fois par jour pouvons nous réciter la bénédiction sur les éclairs et le tonnerre ?

Deux questions: Lorsqu’on entend le son du tonnerre en dormant, est-il permis de réciter la bénédiction sur le tonnerre sans procéder à la Nétilat Yadaïm (ablution des mains) ? Doit-on réciter la bénédiction systém......

Lire la Halacha


Lé’hem Michné – Réciter le Motsi sur 2 pains lors des repas de Chabbat

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué la règle de la Sé’ouda Chélichitt, et nous voulons à présent également expliquer la règle pour les femmes concernant la Sé’ouda Chélichitt, mais ce point es......

Lire la Halacha

Question - Est-il permis de parler entre Mayim Ah’aronim (l’ablution des mains en fin de repas) et le Birkat Hamazon ?

Réponse Nous avons déjà expliqué qu’il est une totale obligation pour toute personne qui a consommé un repas accompagné de pain, de se laver les mains avec un peu d’eau avant de réciter le Birkat Hamazon (dans la Halah’a au sujet de......

Lire la Halacha

Utiliser un pain congelé pour Leh’em Michné (Double pain lors du Motsi de Chabbat)

Nous avons déjà expliqué la Mitsva de réciter la bénédiction de Motsi sur 2 pains (Leh’em Michné) lors des repas de Chabbat. Il arrive fréquemment de ne pas avoir 2 pains pour le Léh’em Michné, et l’on envisage ......

Lire la Halacha

Parler entre la Nétilatt Yadaïm et le Motsi

Il est enseigné dans la Guémara Bérah’ott (42a): Immédiatement après l’ablution des mains, on récite la bénédiction. RACHI et le RAMBAM expliquent qu’il s’agit ici d’enchaîner immédi......

Lire la Halacha